Scène 2.XI.
Cyrano, Christian, les Gascons, le mousquetaire, Lise.
UN CADET (entr'ouvrant la porte):
Plus rien. . .Un silence de mort. . .
Je n'ose regarder. . .
(Il passe la tête):
Hein ?
TOUS LES CADETS (entrant et voyant Cyrano et Christian qui s'embrassent):
Ah !. . .Oh !. . .
UN CADET:
C'est trop fort !
(Consternation.)
LE MOUSQUETAIRE (goguenard):
Ouais ?. . .
CARBON:
Notre démon est doux comme un apôtre !
Quand sur une narine on le frappe,—il tend l'autre !
LE MOUSQUETAIRE:
On peut donc lui parler de son nez, maintenant ?. . .
(Appelant Lise, d'un air triomphant):
—Eh ! Lise ! Tu vas voir !
(Humant l'air avec affectation):
Oh !. . .oh !. . .c'est surprenant !
Quelle odeur !. . .
(Allant à Cyrano, dont il regarde le nez avec impertinence):
Mais monsieur doit l'avoir reniflée ?
Qu'est-ce que cela sent ici ?. . .
CYRANO (le souffletant):
La giroflée !
(Joie. Les cadets ont retrouvé Cyrano: ils font des culbutes.)