FIN
NOTES:
[ A] On trouvera peut-être ce conte d'assez mauvais goût, et je conviendrai sans peine moi-même qu'il est bien loin de donner aux lecteurs une idée favorable de la littérature de bord; mais l'intention qui m'a guidé en publiant ces esquisses, c'est celle d'offrir aux gens du monde la peinture, aussi exacte que possible, des moeurs des marins, et, sous ce dernier rapport, on ne peut nier que les contes dont s'amusent les hommes de mer ne portent l'empreinte la plus fidèle de leur caractère et des idées qu'ils se sont formées sur la plupart des choses qui occupent à terre une société à laquelle ils sont pour ainsi dire étrangers. Le Roi-Matelot n'est pas une oeuvre d'imagination, tant s'en faut: c'est, si l'on peut se permettre cette expression, le croquis d'un site, la copie d'un bizarre paysage, prise dans une contrée aride, inconnue. On rapporte souvent des pays de découvertes des choses plus étranges que belles. La science et l'étude seules y trouvent leur compte, et c'est déjà beaucoup.
[ B] Un long nez.
[ C] Il est bon de remarquer, pour comprendre cette allusion, que le conteur parlait alors sous la Restauration, et que la Restauration avait des espions partout.
[ D] Les noms que je donne à ces deux frégates sont supposés.
[ E] Nom que l'on donne aux petits porte-voix.
[ F] Yole, pirogue, embarcation légère à rames et à voiles.
[ G] Il est nécessaire de ne pas confondre, en lisant cette petite notice, l'île de la Barboude avec celle de la Barbade. Toutes deux appartiennent aux Anglais. Mais la Barbade, riche et jolie colonie, est située par les 13 degrés de latitude nord et les 62 degrés de longitude ouest, tandis que la Barboude, une des plus septentrionales des îles du Vent, située par les 18 degrés de latitude nord, et 65 degrés 55 minutes de longitude ouest, n'est qu'une langue de terre à peu près inculte, et depuis peu habitée par quelques colons. Il est à remarquer que les Connaissances des temps, malgré les dangers que présente l'approche de la Barboude, ne donnent pas, dans la liste des situations géographiques des lieux les plus important la position de cet écueil.
[ H] On appelle rouffle ou carrosse, à bord des navires, ces sortes de grandes cabanes que l'on élève sur l'arrière du pont des bâtimens pour loger les officiers ou les passagers. Un rouffle présente à peu prés l'aspect d'une caisse de diligence.
[ I] On nomme le poste des aspirans, la partie du faux-pont où logent et mangent les aspirans de marine.
[ J] On nomme ainsi à bord, les haricots secs de la cambuse.
[ K] La poste-aux-choux est l'embarcation qui va tous les matins à terre pour chercher les provisions fraîches du bord.
[ L] Soifier ou soifeur, buveur qui a toujours soif et qui soife toujours. C'est un terme d'orgie.
[ M] Ces couplets, qui eurent un grand succès dans la marine, furent en effet composés par MM. Luco et Rinjard, deux aspirans de la division navale de Lorient, embarqués sur le vaisseau l'Eylau et la corvette la Diligente.