VII
Pendant ce temps, le Pactole coulait chez Clodomir, c’étaient tous les bonheurs à la fois; son père lui avait envoyé cinq cents francs, il avait réussi à faire représenter un drame au boulevard, qui avait failli lui rapporter quarante écus, enfin il était employé sérieusement dans un journal, pas méchant, mais assez réel pour lui compter cent cinquante francs par mois.
Clodomir avait une vraie chambre, un vrai lit; il était mis avec grâce et distinction, disait-il, et faisait trois repas par jour pour rattraper le temps perdu.
Mais, ô surprise! Clodomir avait paru se ranger, il n’avait point convoqué le ban et l’arrière-ban de ses connaissances, ainsi qu’il le faisait en cas de bonne aubaine, à venir partager un pantagruélique repas.
Il avait même eu l’idée de songer à payer ses dettes.
—C’est l’effet de l’âge, se disait-il, je deviens bourgeois.