NOTES :
[1]Ce nom, que les indigènes se plaisent à expliquer par des radicaux arabes qui signifient « se sont repentis » ou « ont suivi un sultan », provient probablement de l’occupation momentanée d’une partie de l’Aourâs par les Touaba Arabes envahisseurs du onzième siècle. Un fait analogue s’est produit dans la montagne des Beni-Rached, nommée aujourd’hui Djebel-Amour.
[2]Le Djebel Ich-m-Oul est le Djehemoul des cartes.
[3]Je dois l’étymologie de Chellia à M. le commandant Rinn. Ce mot est d’origine hébraïque. — Il n’y a pas de « ville » dans la plaine de Mdîna, mais seulement quelques ruines romaines éparses que j’ai portées sur la carte.
[4]Djana peut être prononcé « Zana ». Ou-Djana signifie en berber « Fils de Zana », et Zenata est le collectif de ce nom.
CARTE
D’UNE PARTIE DE
LA RÉGION AURASIQUE
SEPTENTRIONALE
LEVÉ
DU DÉFILE
ET
DES NÉCROPOLES MÉGALITHIQUES
DE FOUM-KSANTINA
Par E. Masqueray
LEVÉ
DE
LA PLAINE DE MEDINA
DES AOULAD-DAOUD
Par E. Masqueray
CHEMINS. — Entre le Im-ou-Deffou (Débouché de l’entrée) et le Ich-n-Mousa (Sommet de Moïse) passe un chemin qui conduit dans le Ouadha des Aoulâd-Daoud. — Par le Tarhît-n-Izân (Gorge des Mouches) passe le chemin qui conduit à l’Aïn-Berkan des Ou-Djana, dans la direction de Khenchela. Ce chemin suit la rive droite, puis la rive gauche d’un ruisseau qui va grossir l’Ouâd-el-Abiod, et, atteint, après une demi-heure de route environ, une ligne de partage qui le sépare de l’Ouâd des Aoulâd-Talha, lequel coule, en sens inverse, vers l’Est, le long du Chellia. — Par le Tarhît-Tizougarine (Gorge rouge), nom que les indigènes donnent au Tenièt-Biguenoun de nos cartes, on passe chez les Beni-bou-Slîmân, et, de là, on se dirige sans peine vers Khenchela. — Le Djebel-Seran est la longue chaîne qui accompagne l’Ouâd-el-Abiod (rive gauche) jusqu’à Tranimine. — Par le Tizi-Tellaten (Col des Trois) on descend dans une petite vallée, creusée dans le flanc du Djebel-Ich-m-Oul, laquelle s’ouvre sur la rive droite de l’Ouâd-el-Abiod. Le Ich-m-Oul est une grosse montagne isolée, en arrière du Tizi-Tellaten. — Par le Anacer passe un chemin qui conduit au Tizi-Rioul et au Bordj de l’Ouâd-Taga. — Par le Kheneg-Tigensoua passe le chemin de Tahammamt.
VUE PRISE
DU BORD DE L’OUAD-EL-ABIOD
DES VILLAGES DE THAQUELÈT-TAMELLALT, INERKEB, ARRIS & DE LA PASSE DE BALI
Septembre 1876.
E. Masqueray