II. Recueils contenant des pièces de vers attribuées a Corneille.

248. Recveil de diverses Poesies des plvs celebres Avthevrs de ce temps. A Paris, Chez Louis Chamhoudry, au Palais, vis à vis la S. Chapelle, à l'Image S. Louis. M.DC.LII [1652]. Auec Priuilege du Roy. 2 part, in-12.

Ce recueil renferme une Épigramme de Monsieur de Corneille, contre un poëte, mais l'attribution repose sur une erreur évidente, car l'épigramme se retrouve dans la 3e partie des Œuvres de Saint-Amand (Paris, 1649, in-4).

Le privilége, daté du 6 mars 1651, est accordé pour dix ans à «Jean Conart, l'un de nos Maistres d'Hostel ordinaire», qui déclare en faire cession à Chamhoudry.

En 1655, le même libraire fit paraître une troisième partie qu'il intitula: Nouveau Recueil de Poësies des plus celebres Autheurs du Temps, dont il existe une contrefaçon exécutée en province, sous la date de 1655.

249. Les || Mvses || illvstres, || Par François Colletet, le Fils. || Paris, || Pierre David & Louis Champ- || houdry. || 1658. || Avec Privilege du Roy. In-8 de 8 ff. et 388 pp.

Les Muses sont au nombre de quatre: la Muse Sérieuse, la Muse Bachique, la Muse Amoureuse et la Muse Burlesque. Les feuillets préliminaires contiennent la table et l'Extrait du Privilége.

Le privilége, daté du 8 avril 1658, est accordé pour sept ans au sieur François Colletet le fils, qui déclare en faire cession à P. David et Louis Chamhoudry. L'achevé d'imprimer est du 15 avril 1658.

On trouve dans ce recueil (pp. 148 et 149) les deux sonnets pour Timocrate, que M. Marty-Laveaux a reproduits (t. Xe, pp. 360 sq.), mais qu'il croit être de Thomas Corneille.

250. Recueil || de quelques || Pieces || nouvelles || et galantes, || Tant en Prose qu'en Vers; || Dont les Titres se trouveront apres || la Preface. || A Cologne, || Chez Pierre du Marteau. || M.DC.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 4 ff. (dont le premier est blanc), 182 pp. et 1 f. blanc.

Édition qui porte une sphère sur le titre.

La 32e pièce du recueil, intitulée: Plainte de la France à Rome, Elegie (pp. 168-173), est signée Corneille. Elle est en réalité de Fléchier, sous le nom de qui elle parut d'abord dans une édition probablement imprimée par Mabre-Cramoisy (s. l. n. d., in-4 de 4 ff.); elle avait été reproduite dans les Délices de la Poësie galante (voy. ci-dessus, no [213]), et l'on ne s'explique guère comment elle put être réimprimée sous le nom de Corneille.

251. Recueil || de quelques || Pieces || nouvelles || et galantes, || Tant en Prose qu'en Vers; || dont les Titres se trouveront apres || la Preface. || A Cologne, || Chez Pierre du Marteau [Hollande, à la Sphere]. || M.DC.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 180 pp. en tout.

La pièce attribuée à Corneille y occupe les pp. 167-171.

252. Recueil || de quelques || Pieces || nouvelles, || Tant en Prose qu'en Vers; || Dont les Titres se trouveront aprés la Preface. || Premiere [Seconde] Partie. || A Cologne, || Chez Pierre du Marteau. || M.DC.LXVII [1667]. 2 vol. pet. in-12.

Édition qui porte une sphère sur le titre.

Premiere Partie: 180 pp., y compris 4 ff. prélim.

Seconde Partie: 4 ff. et 232 pp.

La 1re partie contient (pp. 167-171) la Plainte de la France à Rome. Elegie, signée: Corneille.

253. Les Plaisirs de la Poesie galante, gaillarde et amoureuse. S. l. n. d. In-12.

Ce petit recueil, qui n'a d'autre titre qu'un frontispice gravé, contient (p. 20) une épigramme sur d'Aubignac signée Corneille; aussi M. Paul Lacroix l'a-t-il attribuée à notre poëte (Bulletin du Bouquiniste, 1863, p. 696). M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 374) fait observer que la même épigramme se trouve dans les Historiettes de Tallemant des Réaux, avec le nom de Cotin.

254. Le nouveau || Mercure || galant. || Contenant les Nouvelles du mois de May 1677. || & plusieurs autres. || Tome III. ||A Paris, || Au Palais, || dans la Salle Royale, à || l'Image S. Louis. || M.DC.LXXVII [1677]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 6 ff. et 363 pp.

On trouve dans ce volume (pp. 97-100) une jolie pièce qui commence ainsi:

Je suis vieux, belle Iris, c'est un mal incurable...

Le rédacteur du Mercure ne dit pas expressément qu'elle soit de Corneille, mais il semble le donner à entendre: «Que pensez-vous, Madame, de cette galanterie? L'Autheur qui prétend que ses vieilles années luy ont acquis l'avantage d'aimer si commodement, et qui s'explique d'une maniere si agreable, ne merite-t-il pas d'estre particulierement consideré de la Dame? Il est rare de pouvoir conserver dans un âge aussi avancé que celuy qu'il se donne, le feu d'esprit qu'il fait paraistre encore dans ces vers; et le vieux Martian, que vous avez tant admiré dans l'admirable Pulchérie du grand Corneille, n'auroit pas parlé plus galamment, s'il avoit voulu s'éloigner du sérieux.» M. Marty-Laveaux regarde comme très-probable l'attribution de ces vers à Corneille.

255. Les Historiettes de Tallemant des Réaux. Troisième édition publiée avec notes et éclaircissements historiques, par MM. Paulin Paris et de Monmerqué. Paris, Techener, 1853-1860, 9 vol, in-8.

Tallemant rapporte (t. VIIe, pp. 250-255) diverses pièces de vers composées contre l'abbé d'Aubignac. Trois de ces pièces sont attribuées à Corneille, ou à «quelque corneillien».

256. Nouveau Recueil des Epigrammatistes françois anciens et modernes, depuis Marot, par M. B. L. M. [A. A. Bruzen de la Martiniere]. Amsterdam, Wetstein, 1720, 2 vol. in-12.

Le t. Ier contient (pp. 104 sq.) un quatrain imité des vers de Lucain sur l'invention de la peinture. Ce quatrain est donné comme étant l'œuvre de Corneille.

257. ... ana [Allainvalliana], ou Bigarrures calotines [par l'abbé L.-J.-C. Soulas d'Allainval]. A Paris, chez de Heuqueville, 1732 et 1733, 4 vol. in-12.

On trouve dans le t. IVe (pp. 9 sq.) un quatrain imité de deux vers d'Horace, que l'auteur attribue à Corneille.

258. Bibliotheque de Cour, de Ville et de Campagne par Guyot de Pitaval. Nouvelle édition [refondue par l'abbé Pérau]. A Paris, Chez Théodore le Gras, 1746, 8 vol. in-12.

On y trouve (t. Ier, p. 241) un quatrain «envoyé par le grand Corneille» à un poëte médiocre.

Voy. sur le recueil de Pitaval, Quérard, la France littéraire, t. IIIe, p. 297.

259. Manuel du voyageur a Paris, ou Paris ancien et moderne, contenant la description historique et géographique de cette capitale, de ses monuments, palais, édifices publics, jardins, spectacles, etc. Par P. Villiers. Nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentée. Paris, Delaunay, 1813, in-18.

On y trouve un quatrain «adressé au Christ de l'église Saint-Roch», que Villiers donne comme étant de Corneille. Cette petite pièce paraît avoir été publiée d'après une copie manuscrite qui se trouve au verso d'un exemplaire de l'Imitation de Jésus-Christ (édition de 1658, in-4), appartenant à M. Socard, de Troyes. Rien ne prouve qu'elle soit de Corneille.