L

3 juin 1867.

Mon cher Roux,

Je reçois une lettre d'Arnaud dans laquelle il est dit que le directeur du Gymnase paraît bien disposé. Seulement ce directeur demande qu'on lui abandonne les droits d'un certain nombre de représentations.

Je réponds à Arnaud par retour du courrier, et je crois pouvoir lui dire, en ton nom et au mien, que nous sommes prêts à quelques sacrifices. Mon avis est qu'il ne faudrait pas que ces sacrifices fussent trop forts. Je voudrais bien m'entendre avec toi à ce sujet, et au plus tôt. Si tu peux venir jeudi soir, après ta visite chez Clément, tu me feras plaisir. Pour moi, je crois l'affaire du drame terminée; mais il faut que je te lise la lettre d'Arnaud qui nous donne d'excellents conseils pour la censure.

Si tu as fait un bout de plan, apporte-le.

A jeudi donc, s'il est possible, et tout à toi.

Émile Zola