XLVII
10 décembre 1866.
Mon cher Roux,
Je viens de lire ton article dans le Mémorial, et je t'en remercie cordialement. C'est certainement une des pages les plus lestes et les plus spirituelles que je connaisse de toi. Tu as trouvé le moyen de me flatter énormément, et d'éreinter—énormément aussi—le roman-feuilleton.
Merci pour mon livre et merci pour mes croyances littéraires.
Autre chose. Il est décidé que je ferai un article sur Mistral dans le Grand Journal, et que je donnerai à cette étude tous les développements que je voudrai. Si tu peux m'avoir des détails, hâte-toi. Je désirerais aussi avoir le volume le plus tôt possible. Aie l'obligeance de venir me serrer la main un de ces soirs, et nous causerons de cette affaire.
Ton dévoué,
Émile Zola.