Nº I.—JEAN DE L'OURS.
T. I, p. 9.—On peut rapprocher du nom de Jean de la Meule celui de Meule de Moulin que nous rencontrons, associé aux noms de Tord-Chêne et de Décotte-Montagne, dans un conte de la Haute-Bretagne (Sébillot, Littérature orale, p. 86).
P. [23].—Nous avons indiqué le conte allemand nº 71 de la collection Grimm comme spécimen du type de conte où des personnages doués de qualités merveilleuses, force, finesse d'ouïe, etc., se mettent à la suite du héros et l'aident à mener à bonne fin des entreprises à première vue impossibles, imposées à quiconque veut épouser une certaine princesse. Un conte annamite (A. Landes, nº 78) se rapproche beaucoup de ce conte, ainsi que d'un autre conte allemand (Grimm, nº 164). Dans ce conte annamite, auquel il faut joindre la variante nº 102, nous retrouvons en partie les mêmes personnages: ainsi, dans le conte annamite nº 78, l'homme qui entend ce qui se dit partout correspond à l'«écouteur» du conte allemand nº 164; l'homme qui est à l'épreuve du froid et du chaud, à l'homme qui gèle au soleil et qui a chaud dans la glace, du même conte allemand.