ACTE III, SCÈNE XII
PERRICHON, seul
Il entre en tenant à la main une lettre qu'il lit
«Monsieur le Préfet, je crois devoir prévenir l'autorité que deux insensés ont l'intention de croiser le fer demain, à midi moins un quart…» (Parlé.) Je mets moins un quart afin qu'on soit exact. Il suffit quelquefois d'un quart d'heure[1]!… (Reprenant sa lecture.) « à midi moins un quart… dans les bois de la Malmaison. Le rendez-vous est à la porte du garde[2]… Il appartient à votre haute administration de veiller sur la vie des citoyens. Un des combattants est un ancien commerçant, père de famille, dévoué à nos institutions et jouissant d'une bonne notoriété dans son quartier. Veuillez agrée[3], Monsieur le Préfet, etc. etc…» S'il croit me faire peur, ce commandant!… Maintenant l'adresse… (Il écrit[4].) «Très pressé, communication importante»… comme ça, ça arrivera… Où est Jean?