V
D’autres savants, tels que Cuvier, par exemple, avaient de singulières prétentions à la qualité d’hommes d’État, d’hommes politiques influents ; c’étaient des titres et des dignités dont ils recouvraient et affublaient parfois leur vrai génie. Chez Arago on ne trouve pas ce sentiment de fausse vanité. Quand il accepta une fonction publique, ce fut toujours un sacrifice douloureux qu’il fit à son pays, à sa conscience. Après avoir passé par la députation, par le gouvernement provisoire, par son double ministère, il rentra dans la vie privée, simplement, sans regrets, heureux de pouvoir reprendre le cours de ses travaux scientifiques.
Quelle émotion s’empara de l’Académie lorsque, au commencement de 1850, l’homme qui venait de passer au gouvernement provisoire de la république, qui avait été chargé de deux départements ministériels, le grand citoyen, l’illustre savant, miné par la maladie et devenu presque aveugle, demanda la parole, et s’exprima en ces termes :
« Le mauvais état de ma santé et l’altération profonde que ma vue a éprouvée presque subitement, m’ont inspiré le désir, j’ai presque dit m’ont imposé le devoir de procéder à une prompte publication des résultats scientifiques obtenus par moi, et qui, depuis longtemps, dorment dans mes cartons.
« Je me suis décidé à commencer par la photométrie, cette science qui, née au sein de notre académie, est restée stationnaire au milieu des progrès que l’optique a faits depuis un demi siècle.
« Au moment de livrer au public le fruit de recherches poursuivies à bâtons rompus, durant de longues années, avec des instruments perfectionnés de mon invention, il m’a paru que mes communications ne devaient pas porter sur des faits isolés ; qu’il valait mieux donner des résultats liés entre eux et constituant chacun un chapitre de la science. »
Aussitôt le plus profond silence règne dans la salle. Tous les esprits sont éveillés, tous les regards tendus vers l’illustre physicien qui passe sans s’arrêter à l’examen de ses mémoires, lesquels resteront comme un monument glorieux.
Ces expositions verbales se suivirent régulièrement à chaque séance de l’Académie ; pendant plus d’une grande heure, Arago, sans reprendre haleine, sans emprunter le secours des figures ou des instruments, sans consulter une note ni tourner seulement la couverture de son manuscrit, développait une série prolongée d’expériences, de calculs, de déductions logiques qui surpassaient en délicatesse et en rigueur tout ce que la physique offre de plus compliqué.
La lumière et ses jeux infinis, les subtiles métamorphoses qu’elle éprouve en passant au filtre des cristaux, c’était la matière des discours qu’Arago prononçait chaque semaine devant un auditoire dont la grande partie n’eût pas su, au début, ce que c’est qu’un rayon polarisé. A la fin de ces admirables leçons, tout le monde avait compris, et l’émotion qu’avaient éveillée les premiers mots de l’orateur avait changé de caractère sans rien perdre de sa vivacité.
Finissant comme il avait commencé, Arago, qui, bien jeune encore, avait refusé son vote à l’établissement du premier empire, refusa son serment à Napoléon III, après le 2 décembre. On n’osa pas le frapper pour cet acte de courage ; il fut jugé supérieur à la loi qui venait d’être faite pour tous.
Depuis bien longtemps déjà, la mort était assise à son chevet ; elle dévorait son illustre proie, avec un cortége inaccoutumé de maladies mortelles. D’abord ce fut un diabète sucré, peu intense, mais qui épuisa rapidement les forces du malade. Au diabète succéda une albuminurie, ou maladie de Bright, dont on ne cite pas une seule guérison, qui détruit incessamment l’organisme, pour ne plus laisser, au bout de quelques mois, qu’un cadavre. Cette fois, une hydropisie de poitrine, avec épanchement, étouffements, enflure des extrémités, ne donna pas à l’albuminurie le temps de triompher d’une des plus puissantes organisations humaines.
Arago, à la veille de sa mort, avait conservé toute la jeunesse de son intelligence, toute sa force audacieuse. Il avait conservé cette volonté puissante et supérieure dirigeant la recherche, saisissant la vérité, la pressant dans tous ses enchaînements, l’approfondissant en tous ses points. Quelques jours avant sa mort, il voulut aller encore à l’Académie, pour y dépouiller la correspondance et présenter des rapports. Jamais il ne fut plus jeune d’idée, plus clair, plus profond.
Dans une salle à côté, sa nièce et son médecin attendaient avec anxiété, croyant que cette âme si puissante allait briser son enveloppe affaiblie.
Il mourut tout à coup le 2 octobre 1853, à l’âge de soixante-sept ans et sept mois, entouré de la plupart des siens et jetant une dernière pensée à son plus jeune frère, qu’il aima toujours comme l’aîné de ses fils. Il savait, il disait que l’exilé ne pouvait rien solliciter, pas même la plus triste faveur, d’un pouvoir à qui lui-même avait refusé le serment.
Les adversaires naturels de François Arago, ceux que la politique et la différence des tempéraments devaient lui faire, ses adversaires, même ceux du jour de sa mort, n’ont pu lui refuser une part de la justice qu’il méritait.
Voici en quels termes bizarres M. de Sainte-Beuve, historiographe donné à la mémoire d’Arago par le Moniteur du nouvel Empire, résume sa pensée ou peut-être le mot d’ordre donné à sa pensée à la fin d’un article dans le courant duquel on ne retrouve que la moitié des qualités félines de l’auteur des Causeries littéraires, la griffe s’y montrant plus que le velours ; M. Sainte-Beuve, mélange singulier de souplesse et de lenteur, esprit difficile à classer, et qu’un naturaliste définissait ainsi : « Genre nouveau, manquant de caractères, produit de races opposées ; si c’est quelque chose, et c’est en effet quelque chose, c’est un phénomène, c’est un écureuil patient ; » M. Sainte-Beuve devait éprouver quelques difficultés à faire le portrait de François Arago ; ce n’est pas une de ces figures qu’on peut peindre en miniature. Homme de goût, malgré tout, M. de Sainte-Beuve le sent bien. Aussi, après avoir tourné pendant quatre colonnes au bas du géant sans parvenir à l’entamer, il se décide enfin à se hisser dessus et, élargissant tout à coup sa manière, il fait de sa plume un ciseau de sculpteur, et avec une emphase rare chez lui, il dit : « Un grand portrait de François Arago, portrait en pied, serait à faire, et, si on le traitait de la même manière qu’il a traité les autres, Monge par exemple, et pas plus délicatement, il s’y peindrait tant bien que mal tout entier. Pour moi, qui ne puis que rêver à ces choses, je me figurerais volontiers une double statue d’Arago, l’une de lui jeune, dans la beauté de son ardeur et dans son plus mâle essor, voué à la pure science, à la mesure du globe, à la découverte des esprits célestes et des lois de la lumière, tel qu’il pouvait être à vingt et un ans dans ses veilles sereines sur le plateau du Desierto de las Palmas. La seconde statue, qu’il conviendrait peut-être de placer sur un écueil, nous le présenterait, après la double carrière fournie, figure visiblement attristée, imposante toujours ; de haute stature ; la tête inclinée et fléchie, et comme à demi foudroyée ; semblant avertir par un geste les savants de ne point donner trop à l’aveugle sur le seuil populaire : mais même alors, et de quelque côté qu’on regarde, gravez et faites lire encore sur le piédestal la date mémorable des services rendus. »
Deux statues, soit. Quant à l’attitude indiquée pour la seconde, la réponse à M. Sainte-Beuve et au Moniteur est dans ce fait : au jour marqué pour les obsèques de François Arago, soixante mille personnes, qu’on eût eu de la peine à rassembler sans doute pour tout autre membre de l’Institut et peut-être pour l’Institut tout entier, soixante mille personnes, malgré les mesures prises par le gouvernement, plus jaloux de ce deuil public qu’il ne voulait le faire paraître, et malgré une pluie battante, lui formèrent spontanément le cortége funèbre le plus glorieux. On y voyait les hommes les plus considérables dans les lettres, dans les sciences, dans les arts, dans la politique parmi ceux à qui le 2 décembre a laissé une patrie. Le gouvernement même et l’armée lui rendirent de grands honneurs. Le prince de la science méritait bien d’être traité comme un prince de la guerre. La jeunesse des écoles, les ouvriers de toutes les industries, un bouquet d’immortelles à la boutonnière, se pressaient autour du cercueil d’un homme qu’ils savaient avoir tant aimé les jeunes gens et le peuple.
Comme citoyen, Arago est regretté autant que comme savant. Au milieu de cette versatilité des convictions, de cette corruption des consciences qui désolent notre âge, il est consolant de voir ces hommes antiques qui restent debout pour indiquer à la génération qui s’égare les voies de la vérité et de la justice. Quand ces hommes disparaissent, c’est un deuil public, car ils ne se remplacent pas.
Aussi sa mort, quoique prévue par les hommes de l’art, quoique annoncée partout comme prochaine, imminente, a-t-elle produit une profonde sensation. A Paris, à Berlin, à Londres, à New-York, à Bruxelles, à Genève, partout où il y a un monde savant ou politique, dans les grandes cités de tous les pays aussi bien que dans les plus petits villages de cette France qu’il aimait tant et où il était si populaire, ce fut un événement douloureux, dont chacun parlera longtemps. Heureux privilége d’une grande science et d’un beau caractère, la mort d’Arago ne trouva indifférents ni le savant, ni l’artiste, ni le littérateur, ni l’homme politique ; l’agriculteur lui-même est ému de la perte immense qu’a faite l’humanité.
C’est le propre des grands génies de ne rien laisser en dehors de leur influence, de ne pas passer sans qu’un seul homme puisse dire : Je ne lui dois rien. Savants, industriels, agriculteurs, ouvriers, soldats, hommes du monde, Arago a travaillé pour tous ! tous devaient le regretter, tous le regrettèrent.
Quelques semaines après sa mort, ses œuvres, dont il n’avait jamais voulu tirer un écu de son vivant, furent achetées 100,000 francs, prix modique, eu égard à leur valeur, par des libraires de Paris.
FIN.
TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS CE VOLUME.
| Introduction, par M. de Humboldt. | |
HISTOIRE DE LA JEUNESSE DE FRANÇOIS ARAGO. | |
| I. — Pourquoi j’écris l’histoire de ma jeunesse. | |
| II. — Ma naissance, mon père, mon âge en 1793. | |
| III. — Je vais à l’école primaire. — Mes goûts militaires. — Lesprisonniers espagnols. — Je m’armed’une lance. — J’avais sept ans. | |
| IV. — Mon père trésorier de la Monnaie. — Nousquittons Estagel. — J’entre au collége communal. — M.Cressac. — J’abandonne les études littéraires pourles mathématiques. — Les leçons de M. Verdier. — M.Raynal et sa cousine. — Conseil de d’Alemberttrouvé sous la couverture d’un livre. — Je me préparesans maître à entrer à l’école polytechnique. — Monambition d’être officier d’artillerie. — J’apprends lamusique, à faire des armes et à danser. — M. Méchain. | |
| V. — M. Monge m’examine. — Comment commençal’examen, comment il finit. | |
| VI. — J’entre à l’école polytechnique en 1803. — LaBrigade des Gascons et des Bretons. — M. Legendre. — Jesubis l’examen. — L’élève qui me précédaits’évanouit. — Mon nom déplaît à Legendre. — Bizarremode d’examen. — M. Barruel. — L’école en1804. — MM. Hassenfratz et Leboullenger. — Avez-vousvu la lune ? | |
| VII. — Je suis nommé chef de brigade. — Hachette. — Poisson. — Politiqueet mathématiques ne sont pas la même chose. — La conspiration deMoreau. — Deux refus des élèves. — Le général Lacuée. — L’écolefait de l’opposition à l’empire. — Paroles de Napoléon. — Leserment d’obéissance demandé aux élèves. — Brissot le refuse. — Mondétachement refuse de l’arrêter. — Il est expulsé. | |
| VIII. — Je suis détaché à l’Observatoire en missionspéciale. — Poisson et Laplace. — La clef du sucre. — Caractèrede Laplace. | |
| IX. — Projets de Brissot contre la vie de l’empereur. — Réponsede sa mère. — Il meurt légitimiste. | |
| X. — Je deviens le collaborateur de Biot. — Nousquittons Paris en 1806. — Le Desierto de las Palmas. — Lesdeux chartreux. — Mes courses dans les montagnes. | |
| XI. — Proclamation du prince de la Paix. — Commentelle est mise au compte du Portugal. — M. Lanusse. | |
| XII. — Valence. — Mlle B***. — Son fiancé. — Isidroet sa mule. — Scène de mœurs. | |
| XIII. — Une anecdote. — Je donne l’hospitalité auchef des bandits. — Mon ami le voleur m’est fortutile. — Nous sommes attaqués. — La lampe allumée. — Lesvoleurs d’Oropeza. — Supprimez le boudin. | |
| XIV. — Les habitants des trois provinces. — Leurshaines. — Origine du mot schuros. — Supériorité desbergers et des bergères d’Espagne sur ceux etcelles de France. | |
| XV. — Le saint-office en 1807. — Supplice odieuxinfligé à une prétendue sorcière. | |
| XVI. — Les chartreux. — Le père Trivulce. — Lejeune moine et M. Biot. | |
| XVII. — Anecdote. — Messe singulière dite pourmoi seul. | |
| XVIII. — Abus du droit d’asile. | |
| XIX. — L’archevêque de Valence, général desFranciscains. — Son anneau pastoral et le coup depoing. | |
| XX. — M. Biot revient à Valence. — Le Clop deGalazo. — La population se soulève contre les Français. — Unofficier d’ordonnance de Napoléon. — J’échappeà la faveur d’un déguisement. — Je demandeà être emprisonné au château de Belver. — Jereçois un coup de poignard. — Le gouverneur. — Lepremier hydropathe. — Un moine a le dessein dem’empoisonner. | |
| XXI. — Je lis la relation de mon supplice et decelui de M. Berthemie. — Projets d’évasion. — RodriguezDamian, sa barque et trois matelots. — Mesinstruments sont dans la barque. — Ilede Cabrera. — Danger de M. Berthemie. — Nous arrivonsà Alger. | |
| XXII. — Nous sommes reçus à coups de perche. — M.Dubois-Thainville. — La plaisanterie d’un janissaire. — Jecouche avec un hérisson. — Notre transformation. — Noussommes Hongrois. | |
| XXIII. — 13 août 1808. — Comment le capitaineRaï Braham Ouled Mustapha complète son équipage. — Deuxlions. — Des singes et des marchands deplumes d’autruches pour compagnons de voyage. — Unbâtiment américain. | |
| XXIV. — Le corsaire. — Nous sommes capturés. — Entréedans la rade de Rosas. — Pourquoi je restais aulit. — Quarantaine dans un moulin à vent. | |
| XXV. — Interrogatoire singulier. — Je chante lachanson des chèvres. — Effet que je produis. | |
| XXVI. — On me baise la main. — Je fais des pétitionspour tout le monde. — On me propose de me fairemahométan. — Le capitaine anglais George Eyre etmes manuscrits. | |
| XXVII. — Je prends le parti de dire qui je suis. — Jeredeviens marchand ambulant. — J’essaye de m’évader. — Aquoi je pensais quand je croyais qu’onallait me fusiller. | |
| XXVIII. — On nous enferme dans la forteresse deRosas. — Ma marmite et nos croûtes de pain. — Jevends la montre de mon père soixante francs pour assouvirnotre faim. — Comment mon père retrouvecette montre. | |
| XXIX. — On nous transfère dans la chapelle desmorts. — Nous sommes gardés par des paysans. — Lasœur de l’apothicaire de Cadaquès me reconnaîtpour son neveu et m’embrasse. | |
| XXX. — On nous transporte dans le Bouton deRosas, puis au port de Palamos, puis dans un ponton. — Jefais connaissance avec la duchesse d’Orléans,mère de Louis-Philippe. — Elle nous donne un painde sucre. — L’once d’or et la tabatière. — Commentma mère apprend que je ne suis pas mort. — Unimmense plat de pommes de terre. — Combat àson sujet. | |
| XXXI. — Nouveaux interrogatoires. — L’ordre denous relâcher arrive. | |
| XXXII. — Il était écrit que nous n’entrerions pas àMarseille. — Le temps nous pousse à Bougie. — M.Berthemie et moi, nous prenons la résolution degagner Alger par terre. — Nous donnons une déchargeau caïd de Bougie. — Il me prend ma cravate. — Mesadieux au lion. — A quoi nous avaient serviles singes. — Les Kabyles. — Les lions. — La belleétoile. — Nous sommes battus par une jolie femme. — Lascène du Mamamouchi jouée sans rire. | |
| XXXIII. — La duchesse d’Orléans. — Ses deux lettres. | |
| XXXIV. — Le dey régnant ex-épileur de corpsmorts. — Il est pendu. | |
| XXXV. — On ouvre mes caisses. | |
| XXXVI. — Alger. — La politique au bagne d’Alger. | |
| XXXVII. — Le janissaire la Terreur. — Commentil se guérit d’une douleur rhumatismale. — Le père Josué. | |
| XXXVIII. — Conversation avec le fils d’un Turcfin sur les mariages turcs et la pluralité des femmes. | |
| XXXIX. — Le dey d’Alger déclare la guerre à laFrance. | |
| XL. — Une prise française. — Un bras scié par unhussard. — Les canons de bois. | |
| XLI. — 1809, je m’embarque avec M. Dubois-Thainvilleet sa famille. | |
| XLII. — La malle aux lettres. — Le lazaret de Marseille. | |
| XLIII. — J’avais mis onze mois pour faire la traverséed’Alger à Marseille. — Première lettre de M. deHumboldt. — M. Pons. — La gazelle. — Ses larmes. | |
| XLIV. — Perpignan. — Ma mère. — Je dépose mesobservations au Bureau des longitudes. — Je suisnommé académicien le 18 septembre 1809. | |
| XLV. — Opposition de M. de Laplace. — Mon bilanscientifique à cette époque. — Réponse de Lagrange. — Labotte de foin au bout du timon. — M.de Laplace se rend. | |
| XLVI. — Ma présentation à l’Empereur. — Sa cruautéenvers M. Lamarck. — Réplique de Lanjuinais. | |
| XLVII. — Je suis nommé astronome adjoint. — Tracasseriesde l’autorité militaire. | |
| XLVIII. — Je succède à M. Monge. — Secret de cettenomination. — La maison grise. — Lesueur, Colin. — M. Binet. | |
| XLIX. — Les nominations à l’Académie et les candidats. | |
| L. — Intervention du gouvernement dans les candidatures. | |
| LI. — Le grand électeur. — M. Nicollet. | |
| LII. — De la reconnaissance. | |
| LIII. — Mort de Delambre. — 19 août 1822. — Lesdeux billets de M. de Laplace. | |
| LIV. — Mort de Fourier. — Le 16 mai 1830. — Jesuis nommé secrétaire perpétuel de l’Académie. — Jedonne ma démission de professeur de l’écolepolytechnique. | |
SUITE DE LA VIE DE FRANÇOIS ARAGO. | |
| I. — L’homme privé. — L’homme public. — Portraitde F. Arago. — Sa famille. — Son dernier voyagevers sa terre natale. | |
| II. — 1830. — Entrevue avec Marmont pendant lecombat. — Son amour pour la science. — Son espritde justice. — Les étoiles filantes et M. Quetelet. — Extraitd’une lettre de F. Arago. — F. Arago àBruxelles. — M. Quetelet à Paris. — Daguerre. — Vicat. — Œuvresde Laplace et de Fermat. — Lemusée de Cluny. — La Seine navigable. — Les cheminsde fer. — Les fortifications de Paris. — Le puitsde Grenelle. — Publicité des comptes-rendus. — Lenom d’Arago rayé de la liste des membres du jurypour les produits de l’industrie par M. Duchâtel. — Lettrede M. Thenard. — Glascow et Édimbourg nommentF. Arago citoyen de leurs cités. | |
| III. — 1848. — F. Arago membre du gouvernementprovisoire. — F. Arago ministre de la guerre etde la marine. — Éclairage des phares. — Abolition del’esclavage. — Suppression du supplice de la garcette. — Parolesdu vice-amiral Baudin sur la tombede F. Arago. — F. Arago refuse ses appointements deministre. — Sa haine pour le cumul. — Secrétaireperpétuel de l’Académie, professeur à l’École polytechnique,directeur de l’Observatoire, il ne toucheque 11,000 francs de traitement. — Annuaire duBureau des longitudes. — Notices publiées gratuitement. — Réponsede M. Biot. — F. Arago meurt pauvre. — Safrugalité. — Il ne portait aucune décoration. — Associéde toutes les académies du monde. — Lettrede F. Arago à l’occasion de son refus de se portercomme candidat à l’Académie française. — F. Aragoécrivain. — Appréciation de M. Saint-Marc-Girardin. — Coursd’astronomie de F. Arago à l’Observatoire. — Aragohistorien de l’Académie. — Appréciation deM. Flourens. — Opinion de M. Combes. — Arago inventeur. — Lapolarisation chromatique. — Le saccharimètre. — Propriétéqu’a l’électricité d’aimanter le fer. — Originedes télégraphes électriques. — Le magnétismepar rotation. — Travaux de Dulong et de F. Arago. — Théoriede l’émission de Newton renversée parF. Arago. — Hommage de M. de Rive de Genève. — Aragodictant son Astronomie populaire. — Méthodesnouvelles qui lui sont dues, etc. | |
| IV. — Sensibilité de F. Arago. — Anecdotes. — Aragoprêtant sa décoration à M. ***. — M. de Humboldtet le roi de Prusse chez F. Arago. — Son patriotisme. — F.Arago à Londres avec M. Quetelet. — Repartieà propos du pont de Waterloo. — Le directeur del’Observatoire de Paris et le directeur del’Observatoire de Bruxelles, à Louvain. — Une seulechambre pour deux. — Aveux difficiles. — F. Aragorefuse d’aller en Amérique avec Napoléon et d’êtredirecteur des sciences en Russie. — Habitude originale. | |
| V. — F. Arago, devenu presque aveugle, annonce àl’Institut qu’il va publier les résultats scientifiquesqu’il a obtenus. — Expositions verbales. — Refus deserment. — Il meurt le 2 octobre 1853. — Ses adversairesobligés de rendre justice à sa mémoire. — M.Sainte-Beuve. — Ses deux projets de statue. — Obsèquesde F. Arago. | |
FIN DE LA TABLE.
COLLECTION HETZEL. NOUVEL IN-52 DIAMANT.
Ouvrages inédits et réimpressions autorisées.
EN VENTE : | |
| GEORGES SAND. Laure | 2 vol. |
| GEORGES SAND. La Filleule | 2 vol. |
| ALEX. DUMAS. El Salteador | 2 vol. |
| ALEX. DUMAS. La Jeunesse de Louis XIV | 1 vol. |
| E. SUE. La Famille Jouffroy | 6 vol. |
| A. ESQUIROS. Le château d’Issy | 1 vol. |
| J. ARAGO. Les deux Océans. Nouveau voyagede l’auteur des Souvenirs d’un aveugle | 3 vol. |
COLLECTION SCHNÉE ET Cie : | |
| VICTOR HUGO. Histoire du beau Pecopin | 1 vol. |
| ALEX. DUMAS, fils. La Dame aux Camélias | 2 vol. |
| ÉMILE DESCHANEL. Le Mal qu’on dit des Femmes | 1 vol. |
| FR. ARAGO. Histoire de ma Jeunesse,suivie d’une notice complétant la vie deF. Arago depuis sa jeunesse jusqu’à samort, d’après des documents fournis parsa famille | 1 vol. |
| CLAUDE TILLIER. Mon oncle Benjamin, histoiredu bon vieux temps | 2 vol. |
| ALFRED DE MUSSET et STAHL. Voyage oùil vous plaira | 1 vol. |
| P. J. STAHL. Histoire d’un homme enrhumé | 1 vol. |
| P. J. STAHL. Bêtes et Gens. | 1 vol. |
| DELEUTRE. Voyage sentimental à Bruxelles | 1 vol. |
| EDGARD QUINET. Spartacus, ou lesEsclaves. Format in-18 | 1 vol. |