CHANT PREMIER.

Lecteur, il sied que je vous dise

Que le sbire fera la brise,

Que le dupeur est sans pudeur ;

Qu'on peut maculer sans clameur ;

Qu'il est certain que par la crainte

Et de la fiente et de la feinte,

Et par le prisme du mépris,

Le souil ira couvrir Louis.

Mais si le remord veut vous mordre,

A dorer vous aurez de l'ordre ;

Par nérite! on est érinté

Par le béton de la bonté.

Dans Achem on mange la mache,

Ce qui fait qu'à cacher on crache ;

Le dragon mange du gardon

Et sa portion de potiron.

Parce que nous avons la carpe

Faut-il échaper à l'écharpe?

De tabagie à l'abigeat

Il fait un galet d'un légat.

Son agrie en devint plus aigre

Quoiqu'en galère il fut alègre ;

L'homme brusque il faisait busquer

Et puis calquer, même claquer.

S'il conserve une sœur converse

C'est pour porter la serpe en Perse,

Lorsque le trois sera sorti,

Le faible ilot sera loti.

Pour dévier à la dérive,

Il transformat la vie en ive ;

En prenant le brout d'un butor,

D'un roc il se faisait un cor.

Il a choisi le beau de l'aube

Pour faire l'orbe d'une robe ;

Et dans ce siècle ciselé,

Il fera cloué de coulé.

Les récolets font les récoltes,

Comme les volets font les voltes.

Voulez-vous un saint de satin?

Prenez le carmin de Macrin?

La bête asine a la sanie

Comme Almadie a maladie.

J'admis un jour le roi Midas

A manger salep et lépas ;

La surcase de sa cassure

A suer en devint plus sure.

Le chérif tint la terre en friche

Lorsque l'échin lui fit la niche.

Vous amusez-vous d'un hicard?

Prenez-garde qu'il soit chiard.

Sa chiasse est sur la chassie,

Et même celui de Lucie,

Pour chicoter un ricochet

Prenait le châtel d'un châlet.

Sur son échasse elle est chassée,

De sa causée elle est saucée.

Pline remplit tout son pénil

D'un dur lichen dans un chenil ;

Sa césure en fut plus sucrée,

Et son échiffre mieux chiffrée.

Cherchant un ranchier au charnier,

Il chiera tout plein son cahier ;

Pour chier il fait une chrie,

Et lorsqu'il a la ripe il prie.

Citer d'un écrit le récit

Le fit coti dans son coït.

Il mettrait sa proie à la poire

Et momerie en sa mémoire ;

S'il veut établir un blatier,

Qu'il lui donne son tablier.

L'époux est épris d'une prise

Dont la prisée était éprise.

C'est en marchant qu'il est charmant

Et tané comme le néant.

En voulant prendre notre trône,

Il s'en fut pour noper au prône ;

Le lanture est au naturel

Ce que le plane est au napel.

Un jour voulant damer le drame,

Je passai la mare à la rame ;

Là je vis le diacre Dacier

Se faisant cirer pour crier

Par une femme courtelette

Qui mangeait une croutelette ;

Il fut repic, même crépi,

Il a pâti, puis s'est tapi.

Le coude lève à femme douce

Comme la coupe de son pouce.

La bruche va dans le bucher,

Pour charmer elle veut marcher.

Chaque langue aura sa lagune

Pour butiner à la tribune ;

Les poires donneront l'espoir

D'aller voir les rois sur le soir ;

Le calque sera fait de lacque,

Notre barque ira comme un braque.