II

«La société païenne dut ses joies à l'éclat de ses amphithéâtres, aux chants divins de ses poètes, aux chefs-d'oeuvre de ses artistes, à ses fêtes triomphales, à ses débauches brillantes, à son luxe de dieux et d'esclaves.

«Le monde chrétien, grave et solennel comme les édifices religieux du Moyen-Âge, trouva ses voluptés dans la méditation, le recueillement, les sacrifices et les austérités de la vie.

«Aujourd'hui, la société n'a ni cirques ni cloîtres, ni gladiateurs ni anachorètes; elle a des manufactures. Indifférente au charme des sensations et de l'enthousiasme, elle n'aspire qu'au bien-être matériel.