L'HOSPICE SAINT-JACQUES-DU-HAUT-PAS.
Cet hospice, destiné à recevoir des malades, avoit été construit, peu d'années avant la révolution, par les soins de M. Cochin, curé de la paroisse Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Il contenoit dix-huit lits pour les femmes et seize pour les hommes. Les sœurs de la Charité, qui en avoient la direction, y recevoient en outre des pensionnaires infirmes, lesquels pouvoient être admis dans cette maison au nombre de vingt à vingt-cinq.
Ce petit édifice, qui existe encore, construit sur les dessins de M. Vieilh, architecte, se compose d'un corps de logis et de deux pavillons en retour. Le milieu est occupé par un portail orné de deux colonnes doriques, avec attique et fronton. Toute cette composition est de bon goût, et réunit la simplicité à l'élégance[379].