IV
Je saisis le petit balai de plumes, et pourtant Pierrot n’eut pas peur. — « Tu le vois, lui dis-je pour la dernière fois. Périsse le souvenir de ta faute ! » Je jetai l’objet dans le feu. Pierrot, gravement assis, le regarda brûler… puis, sans éclat de joie, sans sauts ni bonds, noblement, simplement, il vint m’embrasser… Quelque chose d’infiniment doux gonfla mon cœur. C’était le bonheur de pardonner.
Et, tout bas, mon chien me disait : « Je le connais, ce bonheur-là… Que de choses je te pardonne, moi, sans que tu le saches ! »