CHAPITRE LXIII.
[28] Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, chap. LXXVI, p. 109 à 114.
[29] Les Écossais, qui avaient été compris dans la trêve de Malestroit du 18 janvier 1343 comme alliés de la France (Arch. nat., sect. hist., J636, nº 17), furent aussi compris au même titre dans la trêve de Calais du 28 septembre 1347 (J636, nº 21). Dans le poëme de Laurent Minot sur la campagne qui aboutit à la victoire des Anglais à Nevill’s Cross, le poëte prête à David Bruce des paroles où le roi d’Écosse, vaincu et prisonnier, attribue son malheur aux conseils de Philippe de Valois et de Jean son fils.
[30] Un clerc du diocèse d’York, nommé Thomas Samson, dans une lettre conservée à la Bibliothèque Bodléienne, à Oxford, qui est relative à la bataille de Durham ou de Nevill’s Cross et contemporaine de cet événement, Thomas Samson, dis-je, fait ainsi le dénombrement des forces écossaises: «baronets, chivalers et gents d’armes noumbrés entour deux mille, et alteres armés envirun vingt mille, et des comunes ou lances, haches et arcs, près de quarante mille.» Kervyn de Lettenhove, Œuvres de Froissart, t. V, p. 489.
[31] Old Roxburgh, château aujourd’hui détruit, non loin de Kelso, près du confluent des rivières de Teviot et de Tweed.
[32] Aujourd’hui Alnwick, dans le Northumberland, entre Berwick-upon-Tweed et Newcastle-upon-Tyne. Ce fief devint au commencement du quatorzième siècle la propriété de lord Henri de Percy, et prit le nom de cette illustre famille normande, tige des ducs de Northumberland.
[33] Sur Urcol, voy. le tome I de notre édition, sommaire, p. CLXX, note 1 [note 225 de l'édition Gutenberg].
[34] D’après la lettre de Thomas Samson, citée plus haut, l’armée anglaise, composée de mille hommes d’armes, de mille hobbiliers ou cavaliers armés à la légère, de dix mille archers et de vingt mille gens des communes, fut divisée en trois corps ou échelles: la première sous les ordres des seigneurs de Percy et de Nevill, la seconde que commandait l’archevêque d’York en personne, la troisième, qui formait l’arrière-garde, sous la conduite du seigneur de Mowbray.
[35] La bataille se livra, non dans les environs de Newcastle, comme Froissart semble l’indiquer, mais beaucoup plus au sud et tout près de Durham, en un lieu de la banlieue méridionale de cette ville, appelé Nevill’s Cross: ad crucem Nevyle in campo juxta Durham, dit Robert de Avesbury. Aussi tous les historiens anglais désignent-ils cette bataille sous le nom de bataille de Durham ou de Nevill’s Cross.
[36] D’après Thomas Samson, Robert de Avesbury et Knyghton, la bataille de Durham ou de Nevill’s Cross se livra le 17 octobre 1346, veille de Saint-Luc. Robert de Avesbury, Hist. Ed. III, p. 145.
[37] Le château de Copeland ou Coupland, qui appartenait à cet écuyer, est situé dans le comté de Northumberland et le district de Kirk-Newton, sur la rivière de Glen; il a été rebâti par les Wallace au commencement du dix-septième siècle.
[38] Aujourd’hui Ogle ou Ogles, dans le comté de Northumberland, au nord de Newcastle et au sud-ouest de Morpeth; on voit encore les ruines du château à motte féodale où Jean de Copeland mit en sûreté sa royale capture.
[39] Le comté de Fife, en Écosse, est borné au nord par le golfe de Tay, à l’est par la mer du Nord, au sud par le golfe de Forth, à l’ouest par les comtés de Perth, de Kinross et de Clackmann. Duncan, comte de Fife, ne fut pas tué, comme le dit Froissart, mais seulement fait prisonnier; et ordre fut donné le 8 décembre 1346 de le conduire à la Tour de Londres. Rymer, Fœdera, vol. III, p. 95.
[40] L’ancien comté de Buchan formait autrefois une des quatre subdivisions du comté d’Aberdeen; il correspond aux districts actuels de Deer et d’Ellon.
[41] Le comté de Sutherland est, comme chacun sait, à la pointe septentrionale de l’Écosse. Walsingham et Boethius disent que le comte de Sutherland fut fait prisonnier.
[42] Ancien comté, aujourd’hui district des comtés de Nairn et d’Inverness, en Écosse, à l’ouest du comté d’Elgin ou de Moray. Maurice de Murray, comte de Strathdearn, fut tué à Nevill’s Cross, au témoignage non-seulement de Froissart, mais encore de Robert de Avesbury (p. 14) et de Thomas Samson.
[43] La seigneurie de Marr, à laquelle était attaché le titre de comte, est un ancien district du comté d’Aberdeen, en Écosse.
[44] Jean de Douglas ne fut pas tué, mais fait prisonnier par Robert de Ogle et Robert Bertram. Rymer, vol. III, p. 95.
[45] Ce fut Guillaume Fraser, et non Simon Fraser, qui fut tué à la bataille de Nevill’s Cross. Voyez Annals of Scotland by lord Hailes, éd. de 1797, vol. III, p. 108.
[46] Alexandre de Ramsey ne fut pas tué, mais fait prisonnier par Jean de Ever. Rymer, vol. III, p. 95.
[47] Jean ou John Randolph, comte de Murray, fut tué et non fait prisonnier. Robert de Avesbury, Hist. Ed. III, p. 145.
[48] Il s’agit ici de Patrick, comte de Dunbar et de March. Dunbar, siége d’un comté et forteresse très-importante au moyen âge, est aujourd’hui une ville du comté de Haddington, en Écosse. Patrick de Dunbar, comte de March, ne fut pas tué, mais fait prisonnier par Raoul de Nevill. (Rymer, vol. III, p. 95.)
[49] Guillaume de Douglas l’aîné fut en effet fait prisonnier par Guillaume Deincourt. (Rymer, vol. III, p. 95.) Thomas Samson mentionne un autre Guillaume Douglas qu’il appelle «monsir William Douglas le frère» et «monsir Henri Douglas, le frère monsir William» comme ayant été faits prisonniers à Nevill’s Cross.
[50] Ce curieux passage ne se trouve que dans la rédaction de Rome.
[51] Cette mention de la présence de Philippe de Hainaut à Newcastle pendant que se livrait la bataille de Nevill’s Cross est une erreur que Froissart a empruntée à Jean le Bel (Chroniques, t. II, p. 110). La reine d’Angleterre dut passer la mer vers le 10 septembre, car des lettres de sauvegarde furent délivrées à quatre personnes qui devaient l’accompagner dans son voyage sur le continent, et ces lettres devaient avoir leur effet depuis le 10 septembre jusqu’à Noel 1346. (Rymer, Fœdera, vol. III, p. 90). On conserve d’ailleurs aux archives de Mons une charte qui prouve que le jour même où se livrait la bataille de Nevill’s Cross, c’est-à-dire le 17 octobre 1346, Philippe de Hainaut se trouvait à Ypres avec sa sœur l’impératrice Marguerite.
[52] Des lettres de félicitation et de remerciment, datées de la Tour de Londres le 20 octobre 1346, furent adressées à l’occasion de la victoire de Nevill’s Cross par Lionel, régent du royaume en l’absence du roi son père, à Guillaume de la Zouche, archevêque d’York, et à onze seigneurs du nord de l’Angleterre parmi lesquels figure Jean de Copeland. Rymer, Fœodera, vol. III, p. 91 et 92.
[53] Le 20 janvier 1347, le roi d’Angleterre assigne à son amé Jean de Copeland, qui lui a livré David Bruce, roi d’Écosse, son prisonnier, cinq cents livres de rente annuelle et perpétuelle sur les ports de Londres et de Berwick et en outre cent livres de rente annuelle et viagère sur le port de Newcastle pour son service de banneret. Rymer, Fœdera, vol. III, p. 102 et 103.
[54] Ce n’est pas le comte de Murray tué à la bataille, mais les comtes de Fife et de Menteith qui furent enfermés à la Tour de Londres.