NOTES:
[1] Voir ma Catherine de Médicis.
[2] J'ai peint cette époque avec ses vives couleurs dans mon travail sur Philippe-Auguste.
[3] Presque toutes les épopées en vers des XIIe et XIIIe siècles, furent traduites en prose de 1480 à 1520. Ces traductions ont été parmi les premiers livres imprimés in-folio. La Bibliothèque impériale en possède une belle collection.
[4] Le manuscrit des Tournois du roi Réné est un précieux monument de l'art. Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Impériale en possède un magnifique exemplaire.
[5] La description de la Fête-Dieu d'Aix du roi Réné a été plusieurs fois imprimée; l'édition la plus exacte est celle d'Aix (1610).
[6] Préface du déduit de la chasse au cerf.
[7] Bouteillier, Somme rurale, un des livres de jurisprudence le plus remarquable du moyen-âge. Bouteillier était conseiller au Parlement de Paris au milieu du XVe siècle.
[8] Charles VI envoya à Bajazet des vautours et des faucons; il les accompagna de gants bordés de perles destinas au sultan pour les porter en chasse. Les deux frères Ste-Palaye ont donné de bien curieux renseignements sur lâchasse au moyen-âge dans leurs admirables Mémoires sur la Chevalerie.
[9] Sur cette guerre, on peut consulter les savantes recherches de Foncemagne, tomes XVI et XVII de l'Académie des Inscriptions.
[10] Philippe de Comines, livre VIII. Les Génois avaient dit dans une supplique: «Nous nous donnons à vous.» Louis XI impatienté répondit: «Et moi je vous donne au diable!»
[11] Le beau travail de Ducange ne laisse rien à désirer sur la domination des Empereurs francs à Constantinople, Paris 1642.—Cette grande famille de Ducange a laissé des monuments impérissables sur lesquels vivent les érudits modernes qui refont les lexiques et les glossaires.
[12] Ce diplôme est donné dans le travail de Foncemagne: Éclaircissements sur le voyage de Charles VIII en Italie, t. XVII, Académie des Inscriptions.
[13] Les premières gravures de la Renaissance reproduisent l'entrée de Louis XII à Milan et à Gênes (Bibliothèque Impériale). On peut y voir quelles étaient les armures de la chevalerie, le casque et l'armet.
[14] Guicchardini est fort intéressant sur les événements de l'Italie; mais il est passionné contre les Français. C'est un véritable Italien. Historia d'Italia, t. 1er. J'ai la curieuse édition princeps de Florence sans date. Guicchardini a beaucoup de Tacite.
[15] Lahire (le valet de cœur) a été seul conservé jusqu'aujourd'hui. Il a été fait beaucoup de dissertations sur les cartes à jouer. (Voyez un travail spécial dans mon Agnès Sorel.) Dunois était mort sous le règne de Louis XI en 1468.
[16] La Trémouille avait épousé Gabrielle de Bourbon (Histoire monumentale de la maison La Trémouille par Fauché).
[17] C'est en abusant de cette tradition que La Monnaie au XVIIIe siècle fit la fameuse chanson de Monsieur de la Palisse est mort.
[18] Brantôme Vie des Capitaines français.
[19] La vie de Bayard a été écrite par un de ses écuyers qui s'intitule loyal serviteur.—Paris 1515, in-4o.
[20] Brantôme (Vie des grands Capitaines).
[21] L'église de Montmorency contient la tombe de quelques nobles Polonais morts en exil après la révolution de 1830. Le peuple de St-Casimir toujours pieux, était digne de s'abriter dans l'église des Montmorency.
[22] La mère du connétable était Claire de Gonzague. Il était né en 1489. Sa vie a été écrite par son écuyer Gilbert de Marillac, baron de Puissac.
[23] On ne peut bien connaître l'origine et le caractère du comte de Saint-Vallier que par les pièces du grand procès poursuivi contre le connétable et que le savant Du Puy a publiées en 1665.
[24] Diane de Poitiers était née le 3 septembre 1499. C'est à tort que Bayle a placé sa naissance au 14 mars 1500.
[25] La famille actuelle des Dreux-Brézé vient des Dreux, maîtres des requêtes.
[26] L'archevêque Turpin, ou Tulpin, n'est pas un nom imaginaire, comme on l'a cru jusqu'ici; les savants bénédictins l'ont placé le 29e dans la chronologie des archevêques de Rheims; ils le font mourir de 810 à 811. Le livre, qui lui est attribué, porte le titre de: Vita Caroli Magni et Rolandi: on l'a rejeté parmi les fables, je crois que c'est à tort; il y a des manuscrits du XIe siècle qui en constatent l'authenticité. Jamais livre ne fut plus populaire. Lacurne Ste-Palaye, le grand érudit, en comptait 13 exemplaires à la Bibliothèque du Roi seulement. Dante invoque souvent la chronique de Turpin; le roi Charles V fit faire deux bas-reliefs sur des coupes d'or qui représentent les exploits de Charlemagne, d'après la chronique de Turpin. Un savant de Florence, M. Ciampi, a publié une édition magnifique de la chronique de Turpin (1823) à la suite du roman de Philomena de gesta Caroli Magna.
[27] Ariosto qui s'était nourri pour son Orlando furioso de la lecture attentive des romans de chevalerie, donne à tous ses chevaux une intelligence féerique; l'hypogriphe de Roger est un emprunt à l'antiquité.
[28] Je renvoie aux admirables Mémoires de Ste-Palaye sur l'ancienne chevalerie. Pure et belle vie que celle des deux frères Ste-Palaye, tout entière consacrée à l'étude des monuments de notre ancienne France.
[29] Rien de plus curieux que le travail du père Ménétrier sur les armoiries; la science du blason est si attrayante: on y a commis tant d'erreurs aux temps modernes!
[30] Les romans de Lancelot du Lac, d'Amadis de Gaules, les vrais miroirs des coutumes du temps, en contiennent mille exemples. La Colombière les a recueillis dans son beau livre: Théâtre d'honneur et de chevalerie.
[31] Roman de Rou ou de Rollon, duc de Normandie.
[32] Musée de Versailles (Galerie de portraits).
[33] Rabelais qui a été presque l'objet d'un culte pour toute une école universitaire, était né en 1483 à Chinon en Tourraine. Le pape Clément VII fut plein de bonté et d'indulgence pour ce mauvais esprit: Les philosophes ont beaucoup exalté Rabelais parce qu'ils ont tué aussi la poésie de l'héroïsme.
[34] Le 23 novembre 1407 (Juvénal des Ursins: Histoire de Charles VI. L'hôtel de la rue Barbette existe encore selon la tradition hasardée. La maison que l'on voit aujourd'hui ne date pas au delà du XVIIe siècle. Les chroniques de Monstrelet entrent dans de grands détails, t. I, p. 36.
[35] La vie du comte d'Angoulême a été écrite par Papyrus, Masson et Jean Du Port. On trouve des détails exacts dans l'Art de vérifier les dates, par les bénédictins.
[36] Le comte Dunois était fils de Louis XII et de Mariette d'Enghien.
[37] Né le 14 novembre 1494.
[38] Le Journal de Louise de Savoie embrasse l'histoire depuis 1501 jusqu'en 1522. Il a été publié en outre par Guichenon, Histoire généalogique de la maison de Savoie.
[39] Brantôme dit de Louise de Savoie: «Elle était très-belle de visage et de taille, et à grand peine voyait-on à la cour de plus riche que celle-là.»
[40] Les Gouffier étaient de la noblesse de Poitou.
[41] C'était alors le temps des devises et des symboles comme on peut le voir dans les monuments contemporains. J'ai trouvé sur une médaille qui porte la Salamandre de François Ier cette devise:
Discutit hæc flammam Franciscus robore mentis
Omnia pervicit, rerum immersabilis undis.
[42] Il est triste de voir l'abandon des souvenirs de François Ier à Fontainebleau.
[43] Madame Claude, fille de Louis XII, portait pour devise la lune éclatante et cette légende: candida candidis.
[44] 15 janvier 1515. On peut voir son admirable tombeau, sur lequel il est placé à côté de la reine Anne de Bretagne, dans l'église de St-Denis. Je m'y suis souvent arrêté, tandis que la foule allait visiter les tombeaux replâtrés. Quand abandonnera-t-on cette horrible manie de mettre du plâtre sur toutes les statues du moyen-âge?
[45] Brantôme se plaint un peu de la faveur exclusive des amis de François Ier
«Sire, si vous donnez pour tous
A trois ou quatre,
Il faut donc que pour tous,
Vous les fassiez combattre.»
[46] 25 janvier 1515.
[47] Belcarius Comment. rerum Gallic., liv. année 1515.
[48] L'aïeul des Sforza, chef de leur maison, était Giacomuzo Sforza, dont le père était simple cultivateur et qui fut soldat, chef de condottieri. Le surnom de Sforza venait de force. Le premier duc de Milan qui reçut l'investiture des empereurs Germains fut son fils François-Alexandre Sforza (1415).
[49] Sur les guerres d'Italie, il faut consulter Guichardini; quoique fort dessiné contre la France, il est exact et précieux.
[50] Les Suisses s'étaient d'abord alliés à la France sous Louis XI par le traité de 1454 conclu avec le dauphin depuis roi; ils secondèrent Charles VIII et Louis XII au commencement de son règne; ils se séparèrent ensuite de la France sur des questions de positions et d'argent (Comparez Simler Respublica Helvetica et Philippe de Comines fort détaillé sur les négociations avec les Suisses).
[51] Venise avait traité séparément avec Louis XII et voulait renouveler ce traité avec François Ier. Guichardini, livre XII.
[52] L'origine de la maison de Savoie est des plus anciennes; elle remonte à Humbert Ier, duc de Savoie en 1020; il était Saxon. Comparez le livre de Guichenon, Histoire généalogique de la maison de Savoie et l'ouvrage de M. Costa de Beauregard. Turin 1806, 3 vol. in-8o. Les ducs de Savoie, étaient classés parmi les feudataires de l'Empire. Ce fut Amédée IV, duc en 1234, qui plaça le siége de son gouvernement à Turin.
[53] Le connétable était fils de Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier; né le 27 février 1489, il avait alors vingt-six ans.
[54] Guichardini, livre XII; Paul Jove, livre XV.
[55] Prosper Colonnia qui avait été d'abord au service de la France, était un élève de Gonzalve de Cordoue; les Colonnia étaient les grands ennemis des Orsini.
[56] L'armée des confédérés italiens contre les Français se composait de Lombards, de Romains, de Florentins, de Parmesans et de Bolonais. Paul Jovi, livre XV.
[57] C'étaient six mille aventuriers qui avaient servi le duc de Gueldre contre l'empereur d'Allemagne: leur drapeau était noir. (Belcarius livre XV, Guichardini livre XII.)
[58] C'est ainsi qu'on les voit dans les bas-reliefs du tombeau de François Ier à Saint-Denis.
[59] Paul Jovi, Histor. sui tempor.
[60] Le duc de Savoie s'y comporta avec une grande vaillance ainsi que le duc de Lorraine et de Gueldre.
[61] Paul Jove est le seul qui ne rende pas au connétable la justice qu'il mérite. Historia sui tempor. livre XV.
[62] J'ai donné cette lettre en entier dans mon François Ier et la Renaissance.
[63] Au château de Vinci, en 1452.
[64] Il était fils naturel de Giacoppo de Vinci (de noble maison).
[65] La statue équestre de Ludovico Sforza et tanto grande la commencio, che condur non si pote mai.
[66] Voyez le remarquable opuscule de l'abbé Aimé Guillon, sous ce titre: Le cénacle de Léonard de Vinci, essai historique et psychologique. Milan 1811, in-8o.
[67] Léonard de Vinci était aussi poëte, et rien de joli comme ce sonnet mélancolique à la manière du Tasse:
Chi non può quel che vuol, quel che può voglia
Che quel che non si può folle e volere.
Adunque saggio e l'huomo da tenere
Che da quel che non può suo volere toglia.
[68] Telle est l'opinion de Mariette, de Vasari et de Monzi, éditeur du Traité della pitture, par Léonard de Vinci.
[69] Venturi a publié en 1797 un excellent mémoire sur Léonard de Vinci.
[70] Le portrait est au Louvre.
[71] On sait que Léonard de Vinci mourut dans les bras de François Ier, ainsi que le dit son épitaphe:
Leonardus Vincii, quid plura?
Divinum ingenium
Divina manus
E mori in sinu regio meruêre
Virtus et fortuna hoc monumentum contingere
Gravissimis impensis curaverunt.
[72] Cette scène a été plusieurs fois reproduite par la peinture.
[73] Ces vers d'un de ses sonnets expriment encore sa philosophie toujours de bon conseil.
A dunque tu, lettor di queste note
S'a te vuoi esser buenoe, e agl'altri caro,
Vogli semper poter quel che tu debbe.
[74] Dans la croisade de 1190 (Voir mon Philippe-Auguste). Il avait épousé Marie, fille du roi d'Aragon.
[75] Il a été aussi publié sous ce titre: Le Myroir de Phœbus avec l'art de faulconnerie et la cure des bestes et oyseaux à cela propice. Imprimé par Philippe Lenoir 1515-1520.
[76] Les détails un peu romanesques de la vie de madame de Châteaubriand sont tirés d'un pamphlet hollandais sous ce titre: Histoire amoureuse de François Ier. Amsterdam, 1695.
[77] Jacobo Trivulzio était né en 1447: il a été sévèrement jugé par les historiens français; il mourut en 1518. Son épitaphe est curieuse:
Hic quiescit qui nunquam quierit.
[78] Pour les détails, lisez mon livre sur François Ier et la Renaissance.
[79] Guichardini, livre XII.—Belcarius livre XV et Paul Jovi hist. sui temporis, livre XVIII. Paul Jovi a écrit une vie de Léon X.
[80] Le cardinal de Sion, un des esprits remarquables du temps, était l'intermédiaire entre le Pape et les Suisses, auxquels Rome avait envoyé des étendards bénis.
[81] Bartholomeo Alviani, vénitien, avait servi d'abord sous les ordres de Borgia; cette illustre et grande famille des Borgia, tant calomniée, voulait rendre l'Italie la reine du monde. Tous les mélodrames et les belles histoires qu'on a faits sur les Borgia ne sont que des légendes atroces inventées par leurs ennemis. Les Borgia étaient des patriotes italiens avec des âmes mâles et romaines qui voulaient délivrer leur patrie du joug des nations étrangères; en désespoir de cause, ils se jetèrent dans les mains de la France; ils sont l'origine des ducs de Valentinois.
[82] Bibliothèque Impériale (collection des estampes).
[83] Voyez mon travail sur Catherine de Médicis.
[84] Il existe une savante dissertation du professeur Bohm, sous ce titre: de Henrico Octavo angliæ rege, imperium romanum post obitum Maximiliam primi affectante. Leipsick 1765.
[85] Cette entrevue ne fut pas un fait spontané; elle avait été résolue entre François Ier et Henri VIII.
[86] Reymer Federa XIII pages 719 à 724.
[87] Le cardinal de Wolsey était alors le conseiller intime de Henri VIII.
[88] Consultez sur le camp du Drap-d'Or, Belcarius livre XVI no 14. Sleidan comment. livre XIX et Paul Jove Historia sui tempor., lib. XIX.
[89] Fleurange fort connu sous le nom du Jeune aventureux, a écrit l'histoire des choses advenues en son temps depuis 1499 jusqu'en 1521.
[90] Mémoires de Fleurange, 1520.
[91] Du Bellay, livre Ier.
[92] François Ier ensuite voulut servir d'écuyer au roi d'Angleterre pour l'habiller et le vestir. Ce que Fleurange trouve très-indigne du Roi. François Ier répondit: «Je n'ai pris conseil de personne, parce que personne ne m'aurait donné le conseil de la résolution que j'ai prise.»
[93] Ce mot boxe est dans la chronique, the box one signifie donner un coup de poing.
[94] Roman de Perceforet, vol. Ier fo 155.
[95] Poésie d'Eustache Deschamps: Eustache Deschamps, charmant poëte vivait au XVe siècle.
[96] Ce vieux mot signifiait aussi.
[97] Donnera.
[98] Le Roi savait aussi que Charles-Quint et Henri VIII avaient eu des entrevues secrètes et qu'il était même question d'une alliance intime: Sleidan commentar lib. XIX, et Paul Jove Hist. sui tempor., liv. IX.
[99] Le caractère de Panurge dans l'île des Lanternes était une allusion critique à l'esprit aventureux et plein d'illusions de François Ier.
[100] Pasquier a très-bien analysé le procès au Parlement contre le connétable. Recherches sur la France, livre VI, chapitre 4.
[101] Le chancelier Duprat fut la main persévérante et inflexible qui fit prévaloir dans le Parlement le principe de la réversion à la couronne des apanages du connétable. L'arrêt est du 11 novembre 1522.
[102] Le séquestre fut mis sur tous les biens de la maison de Bourbon. (Mémoires de Du Bellay, livre II).
[103] Le connétable devait épouser Éléonore, sœur de Charles-Quint, veuve du roi du Portugal avec une dot de 400,000 écus d'or. Pour tous les détails, on peut consulter le procès en original du connétable. (Manuscrits de la bibliothèque impériale). Voyez surtout la déposition de l'évêque d'Autun, 9 novembre 1523.
[104] Adrien de Croy, seigneur de Beaurein, fils du comte de Rœux.
[105] Le comte de St-Vallier était chevalier de l'ordre, capitaine de cent hommes d'armes.
[106] Déposition de Saint-Vallier (procès du connétable).
[107] On peut voir toutes les ruses qu'employa le connétable pour cacher sa fuite dans la déposition de Grossone, 4 octobre 1523 (procès du connétable).
[108] Le grave de Thou, au reste, le plus passionné, le plus inexact des historiens a rappelé toutes ces fables; Bayle les a acceptées (Diction. historique).
[109] D'après les généalogistes, la mère du comte de Maulevrier était fille naturelle de Charles VII et d'Agnès Sorel; le comte de Maulevrier mourut le 23 juillet 1531.
[110] Voir le procès du connétable (manuscrits de la Bibliothèque Impériale).
[111] Ces lettres-patentes du 12 avril 1523, sont enregistrées au Parlement de Paris, le 7 septembre, et se trouvent au Mémorial de la Chambre des Comptes, c. c. fo 246.
[112] Paul Jove Hist. sui tempor. lib. X.
[113] Guichardini, lib. XV, il est très-dessiné pour la ligue italienne.
[114] Bonnivet devait remplacer Lautrec au gouvernement de la Guyenne.
[115] Le Pape s'était déclaré le chef de la Ligue italienne. Guichardini, lib. XV, Belcarius, lib. XVII, no 55.
[116] L'historien de Thou entre dans beaucoup de détails sur la campagne du connétable en Provence. Comparez avec Belcarius, livre XVIII, et Papon, Histoire de Provence, livre VIII.
[117] Pour s'opposer à la marche des Espagnols, François Ier, venait de signer un traité d'alliance avec Henri, roi de Navarre (27 septembre 1525).
[118] Antoine de Ruffi conseiller de la Sénéchaussée était né à Marseille en 1607. Son fils Louis-Antoine continua son œuvre d'érudition. Histoire de la ville de Marseille, 1643.
[119] Depuis la Canebière.
[120] Notre famille sort de quelques-uns de ces capitaines de compagnies génoises.
[121] Romæ soror dans les inscriptions lapidaires.
[122] Guichardini, lib. XV, Mémoires du Bellay livre II.
[123] François Ier y avait ses galères commandées par un amiral du nom de Lafayette.
[124] Je ne pourrai rien dire de plus que Ruffi sur ces souvenirs du siége de Marseille, livre VI.
[125] Du Bellay, livre II.
[126] Guillaume Lorris était mort en 1240. Le roman de la Rose exerça une immense influence sur toute la société du XIVe et du XVe siècle. Voyez sur ce sujet le beau travail de M. Méon, vieillard respectable qui passa sa vie à publier un texte pur et complet du Roman de la Rose. Je l'ai connu, étant élève de l'école des Chartes à la Bibliothèque Impériale; lui et l'abbé de Lépine appartenaient encore à la vieille érudition.
[127] Je me suis souvent enivré de la poussière de ces vieilles éditions des romans de chevalerie. La Bibliothèque impériale en possède une magnifique collection rare et premières œuvres de l'Imprimerie. La traduction princeps en prose d'Amadis de Gaule fut dédiée à François Ier.
[128] Jean Marot était né à Caen en 1463; il avait commencé par publier son Voyage à Gênes, ou Voyage à Venise.
[129] Les œuvres de Jean Marot ont été recueillies pour la première fois, Paris, 1563.
[130] Ballade VIII. C'est Langlet Dufresnoy, le dernier des éditeurs de Clément Marot qui a émis l'opinion des amours de Clément Marot avec Diane de Poitiers (1745). L'abbé Goujet a discuté cette opinion avec une judicieuse critique.
[131] J'ai parlé des troubadours dans mon travail sur Philippe-Auguste.
[132] Clément Marot avait suivi François Ier à l'entrevue du Camp du Drap-d'Or et au camp d'Attigné, 1520.
[133] Ballade VIII. Voyez l'édition Elzevir qui est la plus exacte et la plus correcte; celle de Niort, in-16, 1595, est aussi très-recherchée.
[134] C'est dans la pièce intitulée l'Enfer, que Clément Marot se livre à ces déclamations: L'Enfer, c'est le Châtelet. Au point de vue de la versification et de l'idée, je n'ai jamais beaucoup admiré Clément Marot, je n'ai même jamais compris que Boileau ait appelé un élégant badinage ces vers, la plupart fort ennuyeux, lourds et inintelligibles. Mais Clément Marot était mort hérétique, de là la renommée qu'on lui a fait.
[135] J'ai choisi la version la plus commune; une autre peu différente a été donnée dans le Recueil des poésies de François Ier dont je parlerai plus tard.
[136] Gaston avait été tué à la bataille de Ravennes.
[137] Blessé dix-sept fois dans sa carrière de soldat (Voyez sa vie écrite par son écuyer).
[138] Le poëme d'Orlando furioso fut commencé à imprimer en 1515, et achevé en 1516. L'édition de Ferrare est très-rare; celle des Aldes, 1545, est aussi fort recherchée.
[139] Vie des grands capitaines.
[140] Les régiments napolitains sous la Ligue occupèrent Paris. Voir mon travail sur la Ligue.
[141] Le 24 avril 1524; il était né en 1476.
[142] Vie de Bayard écrite par un loyal serviteur, Paris, 1527 in-4o.
[143] Guichardini, Hist. Ital., livre XV, toujours très-ennemi de la puissance française en Italie.
[144] Il ne fut pas même arrêté par la nouvelle de la mort de Madame (Claude de France), sa femme, Sanctissima fæmina, 25 juillet 1524, Belcarius, livre XVIII.
[145] Guichardini, lib. XV.
[146] Le duc de Savoie qui avait passé à l'alliance de Charles-Quint avait fourni des subsides au connétable de Bourbon pour la levée des reitres (Guichenon, Histoire de la maison de Savoie, 1524).
[147] Brantôme a consacré un article à Fronsberg (Voyez Capitaines étrangers).
[148] Elle était d'or parce que, disait-il: A tout seigneur tout honneur.
[149] Belcarius, livre XVIII, no 17. L'armée de François Ier occupait Varregio et Savonne.
[150] Les Français comptaient 1,800 lances et 26,000 hommes d'infanterie (Paul Jove, livre X).
[151] Sur la bataille de Pavie on peut comparer Guichardin, lib. XV. Les mémoires de du Bellay, livre II et surtout Brantôme, articles La Palisse, Bonnivet. Brantôme avait connu plusieurs des capitaines qui assistèrent à la bataille de Pavie.
[152] Guichardin, l'ennemi de la France, raconte la bataille de Pavie avec une joie mal dissimulée, lib. XV.
[153] La Palisse fut tué d'un coup d'arquebuse; il avait assisté à dix-sept batailles. Un Guise fut également tué, il portait le titre de comte de Lambesc.
[154] Ce fut deux coups d'arquebuse des Basques. Brantôme est plein d'un froid intérêt en racontant la mort de ces braves capitaines.
[155] Le père Daniel est celui des historiens du XVIIe siècle qui a le mieux résumé la bataille de Pavie; on a trop dédaigné le père Daniel et on l'a jugé sur quelques lazzis de Voltaire; le père Daniel s'occupait surtout des opérations militaires. Dans l'ordre des jésuites, chacun avait sa spécialité. J'ai entendu dire par le plus éminent des écrivains militaires que le père Daniel était l'historien qui avait le mieux raconté les opérations de guerre dans l'histoire de France.
[156] Brantôme, toujours un peu conteur, dit que l'amiral Bonnivet était l'amant heureux de la comtesse de Châteaubriand.
[157] Les regimentos espagnols prétendaient s'être emparés de François Ier. On joua longtemps à Madrid un drame ou (saynete) dans lequel un Espagnol était représenté terrassant François Ier sous ses genoux.
[158] Brantôme dit qu'il alla faire sa prière dans l'église des Chartreux de Pavie et la première chose qui le frappa ce fut ce passage du psaume: Bonum mihi quia humiliaste me et discam justificationes tuas. La Chartreuse de Pavie est une des merveilles de la Renaissance; elle est en beau marbre de diverses couleurs et ressemble à un bijou d'ivoire incrusté d'ébène.
[159] Il existe un édit (25 septembre 1523) qui ordonne de courir sur ces aventuriers pillards et mangeurs de peuple (Recueil Fontanon 115, 166).
[160] Lettres patentes de la Régente relatives aux poursuites à exercer contre les luthériens (10 juin 1525).
[161] La régente insistait auprès du Châtelet pour qu'il suivît une procédure contre Marot.
[162] Mémoires du Bellay, livre III.
[163] La conversation fut courte. «François Ier: Votre Majesté veut donc voir mourir son prisonnier?
«Charles: Vous n'êtes point mon prisonnier, mais mon frère et mon ami.» Arnold Ferron, de rerum Gallicæ, lib. VIII.
[164] Paul Jove, histor. lib. III.
[165] Les contes de la reine de Navarre furent recueillis par Claude Gruget, un des valets de chambre de Marguerite et dédiés à Jeanne d'Albret. 1 vol. in-4o, 7 avril 1559.
[166] Le mot de restitution se trouve dans la note. En effet, Charles-Quint était fils de Philippe, archiduc d'Autriche, lui-même fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne.
[167] Ces deux provinces étaient déjà dans l'apanage du duc de Bourbon. Il devait recevoir en plus la Provence et le Dauphiné.
[168] Paul Jove, lib. III. Le Roi avait désigné le maréchal de Montmorency et Brion pour diriger le Dauphin par leurs conseils.
[169] Ces poésies et ces lettres ont été imprimées et publiées in-4o dans la Collection de l'Histoire de France; elles sont difficiles à lire et à comprendre dans leurs incorrections.
[170] Le collecteur de ce recueil aurait dû accompagner ces lettres de quelques annotations; il s'en est presque toujours abstenu ce qui rend presque impossible la lecture des lettres de François Ier.
[171] Les deux évêques plénipotentiaires furent faits depuis cardinaux. 1530.
[172] Recueil de Traités, II, 112.
[173] C'étaient les meilleurs hommes de guerre de François Ier, la fleur de la noblesse.
[174] La réunion de ces comtés avait été faite à la France sous le règne de Louis XI.
[175] L'engagement en avait été pris lors de la défection du connétable par Charles-Quint qui l'oubliait dans le traité de Madrid.
[176] Le connétable de Bourbon avait alors quitté l'Espagne, il se trouvait dans le Milanais.
[177] Pour rendre cette alliance encore plus intime, François Ier, veuf de la reine Claude, s'obligeait à épouser Éléonore de Portugal, veuve aussi et sœur de Charles-Quint, et le Dauphin, Marie, Infante du Portugal (Articles 15 à 19 du traité).
[178] 18 mars 1526. Comparez Sleidanus, Comment., lib. VI et Belcarius, livre XVIII.
[179] Ant. de Vera. Hist. Carl. V.
[180] Quoique le premier président de Selves eût été un des signataires du traité, le Procureur Général avait fait des réquisitoires contre le traité, 15 février 1526.
[181] La duchesse d'Angoulême s'arrêta à Bayonne (10 mars 1526).
[182] Les commissaires espagnols pour l'échange étaient de Lannoy, vice-roi de Naples et le capitaine d'Alarcon; le commissaire français qui accompagnait les princes était le maréchal de Lautrec. L'échange se fit au milieu de la rivière dans des barques. Belcarius, liv. XVIII.
[183] 1526. Elle était demoiselle d'honneur de la reine-mère.
[184] Il a été fait bien des portraits de fantaisie de la duchesse d'Étampes. (Voyez la collection des gravures, bibliothèque impériale.)
[185] Sur la chasse au faucon, lisez toujours le charmant et admirable ouvrage de Ste-Palaye sur la chevalerie et la chasse. T. II. Ste-Palaye entre dans les plus précieux détails sur la vie des chasseurs au moyen-âge. J'ai également décrit les distractions de la féodalité dans mon Philippe-Auguste.
[186] Ce fut ensuite le roi Henri II. Le maréchal Anne de Montmorency accompagnait les enfants de France à Madrid.
[187] Beaucoup de romans ont été écrits sur la comtesse de Châteaubriand. Lescouvel l'a racontée dans son Histoire amoureuse de François Ier. Un anonyme a publié l'Histoire tragique de la comtesse de Châteaubriand. Amsterdam 1675, in-12. Comparez Bayle, Moreri, Dict. hist. qui se perdent en conjectures.
[188] Recueil in-4o déjà cité.
[189] Brantôme, Mme de Châteaubriand.
[190] Poésie de Marot, lib. III.
[191] Le cardinal du Bellay avait donné à Rabelais une prébende dans l'église collégiale de Saint-Mandé-les-Fossés.
[192] Œuvres de Marot, lib. III.
[193] Jean de Brosses appartenait à une famille bretonne, dont les biens avaient été confisqués sous Louis XI.
«Ne parlez plus de César, d'Annibal, de Scipion,
Vive la renommée de Bourbon.»
[195] Charles-Quint.
[196] Pièce conservée à la Bibliothèque de l'Arsenal, et publiée dans le Bulletin des Bibliophiles, 1853-1858, p. 732.
[197] «Que si on ne les payait, ils retourneraient tout le monde, et pour montrer leur intention par leurs œuvres, ils saccageaient et volaient tout.»
[198] Brantôme, dans l'article M. de Bourbon, est fort curieux à consulter: La Vie des grands Capitaines, t. Ier. Ou les mœurs militaires de cette époque étaient étranges et sans merci, ou bien Brantôme n'a pas le sens moral.
[199] Voyez mon travail sur la Réforme et la Ligue, t. II.
[200] Guicchardin, liv. XVI et XVII. L'historien Guicchardin commandait comme capitaine dans l'armée de la Ligue italienne, dont cependant il reconnaît la faiblesse.
[201] La vie du capitaine Fronsberg a été publiée en latin, par Adam Reissner, Francfort, 1568, in-fo, et traduite en allemand, 1595, in-fo; le capitaine laissa un fils, Gaspard Fronsberg, qui fut aussi chef d'un corps de lansquenets.
[202] Brantôme a consacré un article au prince d'Orange.
[203] «Laissez faire, compagnons, je vous mène en un lieu où vous serez tous riches.» (Paroles du Connétable.)
[204] Mémoires de Benvenuto Cellini, liv. III.
[205] Carne! carne! Sangre! sangre! Cierra! cierra! Bourbon! Bourbon! Ils ajoutaient ces mots sauvages dans leur mauvais idiome d'espagnol-flamand: Hasta a non hartaze: Il faut tuer sans être jamais rassasiés.
[206] Ce chant a été conservé dans la Collection Fontanieu. Le prince d'Orange dont il est tant parlé par Brantôme, était Philibert de Chalons, né en 1502; il mourut au siége de Florence, en 1530.
[207] Brantôme, Grands Capitaines, article M. de Bourbon.
[208] Aussi les soldats espagnols, qui ne conservaient rien de toutes ces richesses, disaient que: el diablo les avia dado el diablo les avia il evado.
[209] Le livre capital de Calvin, L'Institution chrétienne, est dédié à François Ier.
[210] Sœur de Louis XII.
[211] Les catholiques attaquant ces psaumes en vers, les appelaient des chansons. Voyez le petit livre: Contrepoison des cinquante-deux chansons de Clément Marot, faussement intitulées par lui Psaumes de David, Paris, 1560.
[212] La traduction des psaumes de David par Clément Marot, complétée par Théodore de Bèze, fut le texte chanté dans les églises calvinistes pendant le XVIe siècle; Conrard en a donné une version plus moderne, que plusieurs églises calvinistes chantent encore aujourd'hui.
[213] Le Roi vint tenir un lit de justice au parlement, le 12 décembre 1527. Le traité de Madrid fut solennellement déclaré nul (Mss de Colbert, Pièces sur le Parlement, t. Ier.). Antonio de Vera, Histoire de Charles-Quint, juge très-sévèrement cet arrêt et la conduite de François Ier.
[214] Pour tout ce qui concerne le cartel de Charles-Quint à François Ier, on peut consulter un récit contemporain conservé dans les Mss Bethune, Biblioth. imp. nos 8471, 8472.
[215] Le traité conclu entre François Ier et Henri d'Angleterre fut signé le 14 septembre 1527. Ces deux rois dénoncèrent ensuite la guerre à Charles-Quint par des hérauts-d'armes.
[216] Comparez Belcarius, liv. 19, no 46, et Sleidan, Comm., lib. VI.
[217] Sur les fonctions de hérauts-d'armes, consultez le beau livre de Sainte-Palaye Sur la chevalerie, liv. IV. Les miniatures de manuscrits reproduisent également les hérauts-d'armes.
[218] Mss Bethune, nos 8471, 8472 (Biblioth. imp.) Cette demande était habile de la part de François Ier; elle indiquait l'alliance intime de la France et de l'Angleterre.
[219] Ces sortes de défi se retrouvaient souvent dans les romans de chevalerie au moyen-âge; voyez aussi Favin Théâtre d'honneur. François Ier avait pris pour modèle Amadis de Gaule, et il le suivait en toutes ses fabuleuses actions.
[220] J'ai donné toute la correspondance et les pièces relatives à ce cartel, dans mon François Ier et la Renaissance, t. II.
[221] Le héraut Bourgogne a lui-même rédigé un procès-verbal presque notarié, de toutes les circonstances de son message. (Mss Bethune, nos 8471, 8472. Les hérauts-d'armes portaient en général le nom d'une province, et le blason du prince.
[222] Toutes les paroles de François Ier portent la trace d'une vive et profonde irritation; on avait déjà eu l'exemple de ces cartels envoyés de rois à rois: Louis le Gros défia Henri Ier, roi d'Angleterre, Edouard III défia Philippe-de-Valois, et le roi Jean, etc. etc.
[223] «Procès-verbal du héraut-d'armes Bourgogne.» Cette pièce est fort curieuse pour l'histoire des cartels de chevalerie.
[224] Je conserve ce mot de Paix des Dames, qui est dans Brantôme; les véritables négociateurs furent des clercs et des parlementaires sous la médiation du légat.
[225] L'Orlando furioso d'Arioste avait été publié en 1515, et la première édition était très-répandue en Italie et en France; François Ier en commanda la traduction.
[226] Guichardin, quoique profondément italien, constate ces tristes agitations des peuples.
[227] Charles était le successeur de Philibert II, duc de Savoie; son règne fut très-long, il ne mourut qu'en 1558.
[228] Traité du 7 août 1526, avec l'Angleterre.
[229] Comparez Belcarius, liv. XX, Sleidan, Comment. lib. VI, avec Guichardin, liv. XIX. Guichardin est fort irrité contre cette négociation, qui selon lui sacrifiait l'Italie.
[230] Marguerite d'Autriche était née à Gand, en 1430; elle avait été fiancée à l'infant en 1497. Ce fut alors qu'elle composa l'épitaphe si connue:
Ci gît Margot, la gente damoiselle,
Eut deux maris et si mourut pucelle.
[231] Les deux princesses logeaient dans deux maisons contigues, afin de se voir facilement. Consulter Belcarius, liv. XX, no 24, 25, et Sleidan, Comment., lib. VI.
[232] Philibert de Chalons, prince d'Orange, était fils de Jean de Chalons, baron d'Aulay, et de Philiberte de Luxembourg; il avait dû épouser Catherine de Medicis, pour se faire un grand État en Italie. La négociation fut brusquement rompue. Philibert de Chalons, prince d'Orange, étant mort sans enfants, ses biens et ses armoiries passèrent à Réné de Nassau, fils de sa sœur, qui institua pour héritier Guillaume de Nassau, le fondateur de la république hollandaise.
[233] Il y avait 80 caisses de 25,000 écus chacune. Voyez Belcarius, lib. XX, no 31, qui entre dans de grands détails.
[234] Sleidan, Comment., liv. VII, détaille toute cette cérémonie de la Bidassoa.
[235] Depuis créé cardinal de Tournon.
[236] Au mois de mars 1530.
[237] On peut voir (Biblioth. imper.) le plan de Paris sous François Ier (Cabinet des cartes). Ce cabinet est fort pauvre sur le vieux Paris.
[238] Les rues environnantes ont encore conservé aujourd'hui ces dénominations de la Cerisaye, du Beau-Treillis, du Lyon-Saint-Paul.
[239] Voir dans le bel ouvrage de Sainte-Palaye, les cérémonies des tournois: Essais sur la chevalerie, dissert. 3.
[240] François de Belleforest appartenait à la noblesse du pays de Comminges; il avait été élevé sur les genoux de la reine de Navarre, sœur de François Ier, et avait entendu conter les belles histoires du temps.
[241] Son livre porte ce titre: Annales ou Histoire générale de France, 2 vol. in-fo. Belleforest avait encore écrit un livre d'histoire sous ce titre: Histoire de neuf rois de France qui ont porté le nom de Charles.
[242] Théodore de Bèze, fort hostile à Diane de Poitiers, attribue à la magie, ce charme qu'elle exerçait autour d'elle; le grave Pasquier n'est pas éloigné de cette opinion populaire, t. II, p. 5 de ses Recherches.
[243] La maison de Lorraine était représentée par Claude, duc de Guise, qui avait épousé Antoinette de Bourbon.
[244] La maison de Montmorency était représentée par le maréchal Anne de Montmorency, depuis le connétable.
[245] Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, mourut le 29 septembre 1532, à l'âge de 54 ans; son Journal comprend les annales de 1501 à 1522.
[246] Marguerite d'Autriche mourut à Bruxelles, le 1er décembre 1531, elle a laissé des poëmes et des chansons qui existent encore à la Bibliothèque Impériale.
[247] Guichardin, quoique profondément Italien, fait un triste tableau de sa patrie à cette époque, liv. VII.
[248] J'ai traité avec quelque étendue la vie de château au moyen-âge dans mon Philippe-Auguste.
[249] La Bibliothèque Impériale possède des gravures presque contemporaines qui reproduisent le château de Plessis-les-Tours, la résidence de Louis XI, moins terrible qu'on ne la fait (Cabinet des estampes).
[250] Maître Roux était né en 1496, et avait beaucoup étudié Michel-Ange.
[251] Le musée du Louvre a un seul tableau del Rosso; il représente la Vierge qui reçoit les hommages de sainte Élisabeth.
[252] En 1490; il resta six ans dans les ateliers de Jules Romain.
[253] Un an après l'arrivée del Rosso à Fontainebleau.
[254] Il prit du poison à la suite d'une aventure tragique, en 1541.
[255] La galerie du château de Fontainebleau a été gravée par Théodore Van Thualden, 58 pièces in-fo.
[256] Benvenuto Cellini naquit en 1501. Les mémoires de Benvenuto Cellini ont été plusieurs fois imprimés; il a fait aussi un Trattato del arti delle oreficeria, Florence 1568.
[257] Les coupes de Benvenuto Cellini sont très-précieusement recherchées; une d'elles fut payée 1,600 guinées en 1774.
[258] Mémoires de Benvenuto Cellini, liv. Ier.
[259] Le roi François Ier avait pour habitude de donner le revenu des abbayes aux grands artistes; l'art put louer cette générosité, mais elle altéra les biens sacrés des églises. Voir mon Eglise au moyen-âge.
[260] On lui attribue le Persée qui coupe la tête de Médée, dans le palais Pitti.
[261] Bernard Palissy était né dans le diocèse d'Agen, en 1501. Sa descendance existe encore inconnue dans un petit village sur les limites du Perigord. Les grandes œuvres de Bernard Palissy appartiennent surtout à l'époque de Catherine de Médicis et au règne de Henri II; elles sont d'une grande beauté. La si remarquable collection de poteries et d'émaux de M. le baron Seillière, au château de Mello, possède deux assiettes admirables marquées des chiffres de Catherine de Médicis et de Henri II.
[262] Collect. du Louvre.
[263] Sous Henri II, nous parlerons de Jean Goujon.
[264] Je suis entré dans de grands détails sur la littérature du moyen-âge dans mon Philippe-Auguste.
[265] Ces trois poëtes vécurent dans le XIVe siècle, sous Charles VI. La plupart de leurs poésies sont encore inédites ou mal éditées; le manuscrit, no 7219 Biblioth. Impériale, contient les ballades d'Eustache Deschamps.
[266] La chronique de Froissard n'a besoin ni d'explication ni de commentaires; je connais un érudit qui a fait sa renommée en promettant depuis 30 ans une édition commentée des grandes chroniques.
[267] On a depuis appelé ce jargon inintelligible le Rabelaisnisme; il a eu des imitateurs modernes, et particulièrement M. de Balzac; je n'ai pas à juger ses œuvres d'une cruelle et fatale analyse qui a tué toutes les nobles et saintes illusions.
[268] La grande émigration des savants grecs se fit par Venise: ils vinrent la plupart s'abriter à Rome sous la protection des papes. (Voir Muratori, Annales, ann. 1470.)
[269] Constantinople était riche de toute industrie au XVe siècle; il faut regretter que Gibbon n'ait pas traité ce sujet; Ducange en a dit à peine un mot dans son admirable livre: Histoire de Constantinople.
[270] Les Centuries de Nostradamus. Aix, 1580; ils ont eu 20 éditions au XVIe siècle.
[271] Le Collége de France fut fondé après la paix de Cambrai.
[272] La Biblioth. Impér. possède un bel exemplaire de l'Amadis des Gaules, avec une dédicace au roi François Ier. (Fonds réservés.)
[273] Voir mon Philippe-Auguste, sur la croisade en Orient.
[274] La vie de Frédéric Barberousse, qui régna de 1185 à 1191, a été recueillie dans la chronique d'Othon de Fresingue.
[275] Sur la guerre des Albigeois, on peut consulter la chronique de Pierre de Vaulxcernai, ad. ann. 1220.
[276] François Ier sentait si bien la hardiesse de sa démarche, qu'il s'en justifia personnellement dans une lettre particulière. Litt. Francisc. I. apud Freher, t. III, Rerum Germanii.
[277] La ligue de Smalkalde fut signée le 5 février 1531. Voyez Sleidan, Comment. lib. VII. Le principal instigateur avait été Jean-Frédéric, électeur de Saxe. Les catholiques signèrent la ligue d'Augsbourg.
[278] J'en ai recueilli et publié les preuves dans mon Histoire de la Réforme.
[279] Calderon, Lopèz de Vega, Cervantes, Murillo, s'honoraient du titre de familiers de l'Inquisition.
[280] Correspondance des cardinaux Grammont et de Tournon, négociateurs du mariage, 21 janvier 1533.
[281] Le pape et François Ier s'étaient vus à Marseille. Comparez Dubellay, liv. IV, et Belcarius, liv. XV, no 48: j'ai donné beaucoup de détails dans mon livre sur Catherine de Médicis.
[282] Sur la politique de Charles-Quint en Italie, Guichardin est fort curieux, liv. XX.
[283] Brantôme, Les Dames galantes.
[284] J'aime Brantôme, mais il est impossible de se fier à ses récits; il parle toujours par des ouï dire, et les aventures scandaleuses ont besoin d'autres témoignages pour passer dans l'histoire.
[285] Je n'ai trouvé qu'un seul document (sous Charles VII), qui constate la présence de femmes impudiques auprès des rois; mais c'était à la guerre et peut-être dans le désordre des camps. Brantôme parle encore par ouï-dire.
[286] La Salamandre se trouve sur l'aile des bâtiments de la troisième cour à gauche; la porte est presqu'en ruine.
[287] Paolo Giovo; il était né le 19 avril 1483; son livre, très-remarquable, porte le titre: Historiarum sui temporis ab ann. 1494 ad ann. 1544, libri XLV. L'édition princeps est de Florence, 2 vol. in-fo, 1550.
[288] La plus dure épigramme de l'Arétin sur Paolo Giovo, est son épitaphe:
Qui giace Paolo Giovo ermafrodito
Quel vuol dire in vulgar moglie et marito.
[289] Sur cette campagne de 1536, voyez le Mémoire de Langey, lib. VI, et Paul Jove lui-même très-favorable à l'empereur Charles-Quint.
[290] Un premier camp retranché avait été établi entre Valence et Avignon (Voyez Belcarius, liv. XXI, no 48): le connétable de Montmorency le commandait.
[291] Sleidan, Commentaires, liv. X.
[292] Malherbe, Stances à Du Perrier, strophe 77.
[293] Montecuculi fut écartelé à Lyon. L'arrêt s'appuie sur l'empoisonnement. (Voyez les mémoires de Du Bellay, liv. VIII, comparez avec Sleidan, liv. X.)
[294] Khair Eddyn Barberousse avait débarqué dans le royaume de Naples, et Soliman envahissait la Hongrie (1537).
[295] Sur ces négociations, voyez les mémoires de Du Bellay, liv. VIII.
[296] Cette négociation fut protégée par la reine Eléonore, la propre femme de François Ier, et la sœur de Charles-Quint, (dépêche du mois de janvier, 1538).
[297] Voir ma Catherine de Médicis.
[298] Le traité pour la trève est du 18 juin 1538.
[299] Je dois dire que Du Bellay le rapporte, Mémoires, liv. II.
[300] Le message de Charles-Quint, du mois d'avril 1538, portait la promesse que l'Empereur donnerait l'investiture du duché de Milan au second fils de François Ier, le duc d'Orléans, en vertu du traité de trève.
[301] Comparez Sleidan, Comment., liv. XII, et Martin Du Bellay, liv. VIII, sur l'itinéraire de Charles-Quint.
[302] Mémoires de Du Bellay, liv. VIII.
[303] Brusquet était provençal; il se fit connaître au roi lors du camp d'Avignon, en 1536, où il devint médecin des Suisses et des lansquenets.
[304] Triboulet était blaisois, né vers la fin du XVe siècle; il avait été longtemps le jouet des pages et des officiers de Louis XII.
[305] Jean Marot, le père de Clément (poëme sur le siége de Peschiera).
[306] Dans un drame de l'École déjà vieillie, à peine née (1830), on fait jouer à Triboulet un rôle d'indignation qu'il n'eut jamais: le roi pouvait s'amuser, mais en aucun cas Triboulet n'eût lancé ces déclamations que le poëte lui prête; les chevaliers l'eussent renvoyé parmi les varlets et les gardeurs d'écurie pour n'en sortir jamais.
[307] Les premières gravures de la Renaissance reproduisent les chasses monumentales du roi François Ier.
[308] Voyez les œuvres du Primatice (Biblioth. Imp.).
[309] Brantôme, Dames galantes.
[310] Né près du Mans, il ne vint à Paris qu'en 1540.
[311] On n'a jamais pu savoir le nom du maître qui l'enseigna; c'était sans doute, un de ces artistes italiens, venus à la suite de Catherine de Medicis, et auquel on attribue le beau tombeau de François Ier encore à Saint-Denis.
[312] Le tombeau est dû sans doute encore à quelques artistes florentins. Les bas-reliefs sont admirables.
[313] 1508. Philibert Delorme avait étudié à Florence; il fut attiré à Paris par le cardinal Du Bellay.
[314] La duchesse d'Étampes prit sous sa protection La Renaudie, qui devint ensuite le chef de la conjuration d'Amboise. Voir ma Catherine de Médicis.
[315] Cependant Théodore de Bèze ne nomme pas la duchesse d'Étampes dans la liste qu'il donne des femmes qui ont protégé le calvinisme; peut-être la sévérité du prêche désavouait cette protection.
[316] Ces vers sont attribués à Charles IX, alors tout dévoué au parti huguenot.
[317] Les flottes ne purent réussir devant Nice, et il existe une médaille curieuse qui constate l'alliance des Turcs et des Français: Nicæa à Turcis et Gallis obsessa.
[318] Brantôme constate le charmant esprit de François Ier dans sa causerie, souvent un peu licencieuse.
[319] Voir ma Catherine de Médicis.
[320] Sur la mort de François Ier, comparez Mémoires de Du Bellay, lib. X, et Belcarius, liv. XXV, no 1.
[321] Voyez ce que disent à ce sujet des auteurs fort graves du XVIe siècle: Théodore de Bèze et Pasquier lui-même dans ses Recherches sur la France.
[322] Après le sacre de Reims, 25 juillet 1547.
[323] Lettre originale de Calvin.
[324] Voir les pièces textuelles dans mon travail sur la Réforme, t. Ier.
[325] Recueil des ordonnances de Henri II, publié par Decreusi.
[326] Brantôme, Le connétable de Montmorency.
[327] Brantôme, article M. le connétable de Montmorency.
[328] Il était né en 1520.
[329] Brantôme dit de lui: «Il n'avait que cela de mauvais qu'il était trop haut de la main et trop querelleux.»
[330] Paroles de La Vieuville, dans ses Mémoires.
[331] Mémoires de Montluc, chap. V.
[332] «Il estait au soleil couché, premier qu'ils entrassent en duel.» (Mém. de Montluc.)
[333] Ce coup n'était pas loyal.
[334] Comparez Mémoires de Montluc, Brantôme et La Vieuville (Mémoires). On dit que la dame sur laquelle Chataigneraie avait tenu les vilains propos, était la duchesse d'Étampes et qu'en cette occasion il servit Diane de Poitiers qui fit autoriser le combat.
[335] En 1553; il était toujours curé de Meudon, et avait une prébende dans l'église collégiale de Saint-Maur-les-Fossés.
[336] L'édition princeps est de Lyon, Frédéric Juste, 1536. L'édition Elzevir est de Leyde, 1663.
[337] Les philosophes, médiocres commentateurs de Rabelais, ont cherché en vain à relever cette physionomie jusqu'à en faire un penseur; chaque époque a sa manie: aujourd'hui on est penseur par état.
[338] Il était né le 22 février 1533.
[339] Ce ne fut que plus tard qu'il publia ses livres; l'édition princeps est de 1585.
[340] Brantôme était né en 1537.
[341] Cette longue énumération se trouve dans le testament ou épitaphe de Brantôme.
[342] Le 14 décembre 1563, ainsi que le constate Papon (Hist. de Provence).
[343] Traité des Fardements, édition princeps très-rare, 1552.
[344] Édition rare, Lyon, 1568.
[345] Les deux assiettes (collection du château de Mello) marquées aux chiffres de Henri II et de Catherine de Médicis, ont été payées douze mille francs.
[346] On a pourtant écrit que Charles IX tirait sur les huguenots des fenêtres du Louvre, qui ne fut achevé que sous Henri III.
[347] Elle avait trois enfants déjà à la mort de François Ier.
[348] Diane était née en 1538. Voyez ce qui est dit d'elle dans les Confessions de Sancy, chap. VI, et dans d'Aubigné, liv. II, chap. IV.
[349] Le Roi avait négocié ce mariage avec le pape Paul III.
[350] Plusieurs des monnaies de Henri II portent cette légende.
[351] Sa fondation la plus charitable fut un hospice pour quinze pauvres veuves.
[352] L'Escurial coûta six millions de ducats d'or (soixante millions de francs).
[353] La paix de Cateau-Cambresis fut signée le 13 avril 1559.
[354] Marie avait été couronnée reine d'Ecosse à 9 mois (septembre 1543).
[355] Elle avait été confiée au comte de Brézé, ambassadeur de France.
[356] Cette thèse fut soutenue en présence de Catherine de Médicis, dans une salle du Louvre.
[357] Si l'on veut se faire une idée exacte de ces châteaux à chaque époque, il faut parcourir la collection de gravures (Biblioth. Imp.). Malheureusement le désir de trop compléter, a fait donner place dans cette collection à de mauvaises estampes vendues aux foires comme l'histoire du Juif Errant.
[358] Les Tuileries de Catherine de Médicis se composaient du pavillon du centre avec deux ailes que terminaient deux petits pavillons florentins, surmontés de galeries à colonnades: il n'y avait pas ces noires et grosses mansardes, chapeaux de plomb, sur le monument.
[359] Quelques débris du château d'Anet ont été conservés; le plus beau morceau est à l'École des Beaux-Arts, où il fait encore l'admiration des visiteurs: on a placé encore quelques débris d'Anet, les médaillons, dans un petit édifice situé dans le quartier de François Ier aux Champs-Élysées.
[360] Il serait inexact de dire que le tournois de la rue Saint-Antoine fut le dernier. Charles IX fut blessé par le duc de Guise dans un tournoi donné en 1571, à Clermont-la-Marche.
[361] Mai 1559.
[362] Brantôme, Henri II.
[363] Henri II mourut le 10 juillet 1559, il avait régné 13 ans.
[364] Voir ma Catherine de Médicis.
[365] Voir sa biographie dans Michaud.
[366] La pétition existe encore, elle est recueillie (Biblioth. Impériale, cabinet des estampes, château d'Anet).