16. COMMENTAIRES

Ce travail de recherche a vu le jour dès 1995. Il s’est d’abord intitulé De l’imprimé à Internet, avec une première synthèse disponible en 1999 aux éditions 00h00 (version PDF et version imprimée) puis en 2001 sur le Net des études françaises (version web). Il s’est poursuivi au fil des ans avec deux nouveaux titres: Entretiens (1998-2001), qui regroupe une centaine d’entretiens avec des professionnels du livre et apparentés, et Le Livre 010101 (1993-2003), un ouvrage de synthèse en deux volumes. L'ensemble est publié en ligne sur le Net des études françaises (NEF), basé à l’Université de Toronto (Canada), tout comme nombre d’enquêtes et d’articles connexes. A la demande des adeptes du format PDF, Le Livre 010101 est également distribué par la librairie numérique Numilog. Quatre ans plus tard suit un nouveau livre de synthèse, Les mutations du livre à l'heure de l'internet, disponible en septembre 2007 au format PDF sur le NEF et chez Numilog.

Marc Autret, journaliste et infographiste: «C’est tout naturellement chez Numilog que la journaliste Marie Lebert a mis en circulation sa remarquable enquête: Le Livre 010101 (version 2002, 158 pp., 1 Mo, ndlr). En quelque 158 pages, elle présente d’innombrables acteurs de l’édition numérique, leur démarche, leurs problèmes, leurs espoirs. Une somme d’entretiens et d’analyses qui, par sa densité et sa qualité, tient de la prouesse. A découvrir.» (Ecrire & Editer nº 41, décembre-janvier 2003)

Anne-Bénédicte Joly, écrivain, qui auto-édite ses oeuvres et les promeut sur son site web: «J’ai collaboré à trois reprises avec Marie Lebert dans le cadre de ses travaux de recherche. Non seulement l’expérience s’est parfaitement déroulée grâce au très grand professionnalisme dont Marie Lebert a su faire preuve tout au long de nos travaux (tant durant la phase analyse que durant la phase restitution avant validation), mais aussi elle a accompagné ces démarches d’un soutien et d’une communication de tous les instants. Une fois les travaux effectués et les données rassemblées dans un ouvrage, dont la qualité et la pertinence font aujourd’hui référence (dans le monde de l’édition numérique), Marie Lebert a attaché une grande importance au retour d’information auprès des personnes interviewées. Participer dans ces conditions à de tels travaux d’analyse et collaborer de cette manière ont été des étapes particulièrement intéressantes à de nombreux égards.» (février 2005)

Nicolas Pewny, fondateur des éditions du Choucas, puis consultant publishing et internet: «J’ai eu le plaisir de suivre les recherches de Marie Lebert. Elle s’est intéressée à l’internet et au télétravail à une époque où ils n’étaient connus que de quelques initiés. Elle a su voir très tôt les conséquences des bouleversements apportés dans le monde du livre par l’internet et les technologies numériques. Marie Lebert a fait un gigantesque travail de recherche, véritable travail de précurseur, pour en faire l’historique et la synthèse, dans ses ouvrages Le Livre 010101. Ces ouvrages sont et resteront des documents incontournables pour qui veut comprendre les mutations profondes que l’internet engendre.» (février 2005)

Denis Zwirn, président de Numilog, grande librairie de livres numériques et prestataire de services: «Marie Lebert est entrée en contact avec la société Numilog en février 2001 à l’occasion de la rédaction de son livre d’entretiens avec des spécialistes du livre électronique Le Livre 010101. Cet ouvrage, qui porte sur deux périodes (1993-1998 et 1998-2003), fait un point extrêmement complet sur l’historique et les développements actuels des livres numériques dans le monde. Il recense, compare et classifie de manière très instructive les points de vue et expériences de la plupart des pionniers de l’édition numérique, en particulier francophone. Le travail d’interviews effectué par Marie Lebert témoigne d’une grande connaissance des enjeux et problématiques de ce secteur. Il invite les spécialistes de ces nouvelles manières d’écrire, d’éditer et de distribuer des livres à engager avec Marie Lebert une discussion constructive afin d’éclaircir leur propre contribution et leur propre analyse de ce secteur. L’édition numérique représente une innovation forte et profonde de la filière livre, qui comporte des aspects multidisciplinaires et concerne des acteurs de types très différents: auteurs, éditeurs, universitaires, entreprises de commerce électronique. Marie Lebert a accompli à cet égard à travers cet ouvrage un important travail de pionnier pour en effectuer la toute première synthèse francophone existant au monde et pour la communiquer à tous les publics intéressés par ces innovations, par l’unité qu’elles peuvent receler, les paris sur lesquels elles reposent et les interrogations qu’elles soulèvent quant à son avenir. Marie Lebert est devenue de ce fait une des meilleures spécialistes mondiales du sujet. Son travail lui a par ailleurs permis de créer un réseau de communication unique entre les spécialistes du livre électronique, utile à toute la filière dans la mesure où par son intermédiaire de nombreux et utiles échanges ont pu se nouer entre différents professionnels et donner naissance à des projets concrets de coopération. Marie Lebert accomplit avec une grande rigueur un travail indispensable et qui restera une référence pour l’étude de ce nouveau secteur, porteur d’une révolution potentiellement majeure pour l’édition et au-delà pour la diffusion de la connaissance et pour l’éducation. Elle le fait avec un grand sérieux dans l’analyse, dans l’utilisation des concepts, tant théoriques que techniques ou économiques, si tant est que tous ces plans d’analyse sont nécessaires pour comprendre de manière complémentaire et en profondeur les enjeux de l’édition numérique. Son approche très objective et complète des enjeux du secteur permet par ailleurs de présenter à la fois les modèles non commerciaux d’édition numérique, liés aux approches d’écrivains inventant de nouvelles formes de création et de diffusion littéraire ou aux tenants de l’internet libre et gratuit, et les modèles commerciaux, liés aux entreprises d’édition ou aux professionnels du commerce électronique. Elle invite à réfléchir sur les contradictions et/ou les complémentarités entre ces deux types de modèles, une question essentielle qui traverse aujourd’hui toute l’économie d’internet et des biens numériques culturels. Compte tenu de sa valeur, la librairie Numilog a choisi de diffuser le travail de Marie Lebert sur son site afin que ses visiteurs puissent librement le télécharger, le consulter et mieux s’informer sur les livres numériques qui représentent notre activité principale.» (février 2005)

Olivier Bogros, directeur de la Médiathèque de Lisieux et créateur de la Bibliothèque électronique de Lisieux: «Notre première collaboration avec Marie Lebert remonte à juin 1998, époque à laquelle elle s’était lancée dans sa série d’entretiens en ligne consacrés aux acteurs de l’internet littéraire, encore pionniers. La simplicité apparente de sa méthode faisait apparaître par la confrontation des opinions la richesse du sujet et du projet. Les mises à jour des entretiens permettent de suivre au fil des ans les modifications importantes des sites littéraires liées au développement de l’internet grand public.» (mars 2005)

Peter Raggett, directeur du Centre de documentation et d’information (CDI) de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques): «J’ai participé aux Entretiens de Marie Lebert dans le cadre de son projet de recherche Le Livre 010101 et j’ai été impressionné par ses connaissances des derniers développements dans le domaine de l’édition électronique et par l’étude approfondie qu’elle a rédigée. Cette étude est l’une des oeuvres les plus importantes sur l’utilisation des nouvelles technologies dans l’édition.» (avril 2005)

Philippe Renaut, rédacteur en chef d’Edition-actu, lettre d’information de CyLibris, et gérant des éditions du Presse-Temps: «J’ai eu l’occasion de collaborer avec Marie Lebert dans le cadre de ses recherches en ligne. Marie fait preuve d’un professionnalisme et d’une honnêteté intellectuelle sans faille qui apporte à tous ses travaux une crédibilité et une dynamique exceptionnelles. Sa recherche sur l’édition en ligne, fouillée et argumentée, a été diffusée logiquement sur le web par moyens numériques, apportant ainsi une preuve supplémentaire de la conviction de Marie pour l’avènement d’une ère numérique dans la lecture et la diffusion de la culture.» (avril 2005)

Pierre Schweitzer, architecte designer, inventeur du projet @folio, une tablette numérique de lecture nomade: «J’ai participé en janvier 2001 aux Entretiens de Marie Lebert et découvert sa prodigieuse enquête sur le texte, le livre, l’imprimé et leurs mutations à l’heure des nouvelles technologies de l’information et d’internet. L’enquête réalisée par Marie est à ma connaissance une des plus approfondies et des mieux fouillées sur le sujet. Sortant des sentiers battus, son enquête agrège une somme impressionnante d’interviews, tout à fait remarquable par la diversité des éclairages offerts et par la variété des points de vue recueillis. Les Entretiens de Marie furent pour moi-même une source d’information passionnante et un document de référence vers lequel j’ai pris l’habitude de renvoyer mes interlocuteurs ou certains amateurs éclairés. Car son travail est aussi agréable et efficace dans sa forme : l’écriture hypertexte est investie avec passion, goût et malice : la mise en ligne et les traductions offertes en facilitent grandement l’accès. Voici en quelques mots succincts ma perception du travail patient et généreux de Marie, qui fait d’elle, à mes yeux, une des spécialistes les mieux avisés et les plus constants d’un domaine qui, malgré les soubresauts et certaines désillusions, n’a pas encore fini de nous dire ses derniers mots…» (avril 2005)

Jean-Paul, webmestre du site hypermédia cotres.net: «C'était la dernière décennie de notre 2e millénaire. L'Histoire frappe à la porte, puis la fracasse: l'Internet (il porte encore une majuscule) fait irruption. C'est l'ère, l'erre et l'aire des pionniers de la Toile, des chemineaux de ce continent incertain que des banquiers terrorisés tentent de coloniser avant leurs concurrents, que des mohicans éblouis explorent dans le ravissement. Marie en est. Elle arpente le net (c'est encore possible pour un/e solitaire), va de l'un à l'autre, interviewe, noue des liens, suscite les rencontres, les échanges. Fidèle à l'esprit du temps, cela se fait dans la transparence, d'égal à égal, à la terrasse ouverte des cafés pas toujours virtuels. D'année en année, les mises à jour se font quasiment en direct, on peut suivre l'évolution (ultra-rapide) du bouleversement qu'opère l'impérialisme du réseau des réseaux sur toutes sortes d'activités humaines, tout particulièrement dans le royaume d'élection de Marie: l'écriture, et tout ce qui s'y rattache, de la plume (d'acier) à la presse (de plomb). Le Livre 010101 sera la somme de cette expérience: une mine d'infos et d'adresses indispensables à quiconque cherchait quelques amers dans le vaste océan du net.» (décembre 2005)

Marc Autret, journaliste et infographiste: «En ligne depuis avant-hier [20 juillet 2007, ndlr] sur le Net des études françaises, un historique vertigineux des Mutations du livre à l'heure de l'internet (PDF, 215 p., 1,2 Mo), sous la loupe infaillible de Marie Lebert. Après De l'imprimé à Internet (00h00, 1999), Le Livre 010101 (NEF/Numilog, 1993-2003) et le Dictionnaire du NEF (2003-2007), la journaliste la plus assidue de la sphère cyberbibliophile nous livre, gratuitement, un nouvel état des lieux de la révolution numérique engagée au milieu des années 90 dans le secteur du livre et de la culture. La chronologie méticuleuse et sourcée de Marie Lebert retend le fil d'Ariane que l'on croyait définitivement perdu avec le brouillage sémantique de ces dernières années. A côté des prospectivistes de la dernière pluie et des chantres du CAC40 éditorial, il est bon de consulter des historiens vaccinés contre le messianisme ambiant et capables de mettre en perspective cette laborieuse génétique où se croisent le texte électronique et ses éditeurs, les bibliothèques numériques, les webrairies, les encyclopédies en ligne, les hypermédias, les e-books (software et hardware), avec en tâche de fond la grande croisade de la numérisation du patrimoine mondial… Il manquait un(e) Homère à cette odyssée, la voici!» (juillet 2007)

Olivier Gainon, fondateur et gérant des éditions CyLibris: «Signalons la publication d'un nouveau livre de Marie Lebert, figure historique de l'édition littéraire sur internet, Les mutations du livre à l'heure de l'internet. Ce livre – librement téléchargeable en format PDF – est la bible indispensable pour tous ceux qui s'intéressent (encore ou à nouveau) au livre électronique : forte de son expérience et de son implication sur le sujet depuis plusieurs années, Marie Lebert balaie tous les sujets et les replace dans une perspective historique. Retraçant avec précision l'histoire déjà mouvementée du livre électronique, elle ouvre également des pistes de réflexions, des axes de travail et souligne les ambiguités actuelles des différents acteurs. Bref, un must, on vous dit!» (juillet 2007)

Jean-Paul, webmestre du site hypermédia cotres.net: «Le texte de Mutations est comme d'habitude chez Marie Lebert: clair, exhaustif, méthodique. C'est une synthèse exemplaire du dernier demi-siècle (ou presque, déjà!) de la longue histoire du livre, et de sa confrontation au numérique et à l'internet. (…) Par exemple (…) l'apparition successive des copyleft, Creative Commons et autres GPL permet de souligner que le statut de la littérature numérique reste instable, et que le temps n'est pas encore venu où les usagers auront fait le choix de ce qui répond le mieux aux besoins. Et c'est justement ce que je trouve le plus passionnant dans les Mutations que j'ai lu comme un roman "à suivre", contant les tribulations tectoniques d'une révolution, un feuilleton dont la dernière livraison s'écrit sous nos yeux. On y voit des idées, projets, entreprises apparaître, évoluer, grandir ou couler, ou tout bêtement se vendre (juste à temps, dans le cas de 00h00). De belles légendes roses (Amazon, Yahoo!) se transformer en polars balzaciens impitoyables, où les fantassins et petites mains découvrent vite qu'ils ne sont pas dans la tourelle, mais sous les chenilles du char de l'histoire… (…) Une Comédie Humaine, où je me suis amusé à me retrouver en figurant microscopique. Et le moins séduisant n'est pas le bouquet final, une explosion de 18 pages encyclopédiques bourrées d'adresses internet pour dessiner plein de cartes imaginaires des courses folles qui nous attendent derrière l'horizon. Bref, une fois de plus, merci Marie d'avoir empli nos cales et ciselé cette boussole indispensable.» (octobre 2007)