ETOFFES.

Le Bureau des Marchands Drapiers est dans la rue des Déchargeurs[1].

[1] Le portail de cette maison des Drapiers, d’un beau style dorique, dont Piganiol (t. II, p. 176) regrette qu’on eût trop tôt gâté les sculptures « par une couleur à l’huile », avoit été construit, avant 1675, par Jacques Bruant. On l’a conservé, lorsque la maison fut démolie, et il sera rétabli, tel qu’il étoit, dans l’ancien jardin de l’hôtel Carnavalet.

Celuy des Marchands Merciers Grossiers, qui vendent les Etoffes de soyes et autres petites Etoffes, sera indiqué dans l’article de la Mercerie.

Pour les petites Etoffes de l’aport de Paris, voyez l’article des Tapisseries et Marchandises ordinaires.

Entre les Marchands Drapiers qui ont de gros fonds et qui font de grandes fournitures, sont dans la rue saint Honoré[2] :

[2] « Depuis les piliers des Halles, dit Sauval (t. I, p. 142), jusqu’à la rue d’Orléans, ce ne sont que gros marchands merciers. »

Messieurs de Vins au Grand Loüis[3] ; les frères Berny au Château couronné ; Faré et Paris au Grand Monarque, Charon au chateau de Vincenne, Yon au Grand Turc[4], Boucher au Lion d’argent[5], le Large à la Clef d’argent, et Forquin au Croissant d’argent, rue de l’Arbre sec, Messieurs les frères Brochand à la Trinité[6] ; près l’aport de Paris, Messieurs Tourau[7] au Cheval noir, Revelois[8] et Arsan à la Croix de fer, et Caron aux deux Moines rue des Fourreurs, M. Porcher, rue de Bussy, M. Vassal[9], etc.

[3] « Monsieur Devins, au grand Louis, rue Saint-Honoré, fournit des draps pour les personnes royales, dont il fait d’ailleurs grand commerce. » Édit. 1691, p. 63. — On écrivoit aussi De Vins. De 1676 à 1683, un De Vins fut conseiller de ville et échevin. C’étoit sans doute celui-ci. Comme drapier, et faisant par conséquent partie des six corps, il avoit le droit d’arriver à l’échevinage et au titre de juge-consul. — Il existe, au Cabinet des médailles, un jeton des drapiers, avec le nom de J. de Vin, et la date de 1703 à l’exergue.

[4] Cette enseigne du Grand Turc existoit encore, et pour le même commerce, en 1789, rue Saint-Honoré. Buffault, que la protection de Mad. Du Barry fit directeur des octrois de Paris, ce qui lui permit de donner son nom à une rue nouvelle, l’avoit rendue célèbre. (État actuel de Paris, 1789, in-32, Quart. du Louvre, p. 77.)

[5] Au coin de la rue des Prouvaires. La boutique existe toujours avec sa devanture en boiserie du meilleur style. Le Lion d’argent, qui se voyoit encore, il y a quelques années, dans un médaillon au-dessus de la porte, a seul disparu.

[6] « Où sont fournies toutes les étoffes pour les livrées du Roy. » Édit. 1691, p. 63. — Les Brochand étoient très-célèbres dans le commerce de Paris. Plusieurs furent échevins ou juges-consuls. Ils touchoient aux Poquelin de la branche riche, qui n’étoit pas celle à laquelle nous devons Molière. Leur généalogie complète existe aux Mss. de la Biblioth. Nat. Un d’eux, qui avoit été consul, possédoit une magnifique maison à Fontenay-aux-Roses. (V. Piganiol, t. IX, p. 241.)

[7] Lisez Thourou. Nous trouvons son nom ainsi écrit dans un arrêt du Conseil d’État, du 11 oct. 1687, servant de règlement entre les drapiers et les merciers, et dénommant tous ceux de ces derniers qui avoient opté pour la draperie et s’y étoient fait recevoir.

[8] Il est nommé Adrien Revelois dans l’arrêt que nous venons de citer. Celui qui suit ici, et qui sans doute étoit son associé, y est nommé François Hersant.

[9] Louis Vassal.

M. Sauvage[10] rue S. Denis fait encore un grand détail de Draperie.

[10] Pierre Sauvage l’aîné. Il étoit d’une famille de grande considération dans le commerce parisien. On trouve dans l’épitaphier de Saint-Jacques-la-Boucherie, un P. Sauvage qui avoit été échevin, « et l’un des porteurs de la châsse de sainte Geneviève », ce qui n’étoit pas un moindre honneur. — C’est surtout dans la partie de la rue Saint-Denis qui avoisinoit celle d’Aubry-le-Boucher, et, en face, l’église des Saints Innocents, qu’il y avoit aussi de riches drapiers. Dans le Bourgeois gentilhomme, acte III, sc. 12, Mme Jourdain dit que son père et celui de son mari « vendoient du drap auprés de la porte Saint Innocent ».

Enfin les Marchands Drapiers qui ne vendent qu’en gros, sont Messieurs Fayert et Feroüillac[11] rue des mauvaises Paroles, Cadeau[12], Rousseau, de la Mothe le jeune, Mignot et Sellier au Chevalier du Guet[13], Poncet[14] rue des Prouvaires, Bachelier rue Montorgueil, Gaillée rue de la Truanderie, Marchand rue des Déchargeurs, etc.

[11] L’arrêt du Conseil d’État le nomme Ferouillet, mais peut-être — ce qui se rapprocheroit davantage du nom écrit ici — faut-il lire Férouillard. Il y eut, en effet, un fameux marchand de draps qui s’appeloit ainsi, et chez lequel fut commis, pendant la Fronde, un vol considérable. (V. le Journal des Savants, 1854, p. 440.)

[12] Les Cadeau étoient une des plus anciennes familles du commerce de Paris. Il en existe encore, qui connaissent leur origine, et en sont fiers. Un Cadeau, marchand de draps, de la rue Saint-Denis, au Marteau d’or, père sans doute de celui qui est ici, fut un des grands meneurs de la Fronde à ses commencements. Le Parlement dut ordonner prise de corps contre lui. V. aux Mss. de la Biblioth. Nat., Remarques journalières et véritables de ce qui s’est passé dans Paris… durant l’année 1648, p. 10. — Marchands et courtauds de boutique de la rue Saint-Denis avoient, du reste, la réputation d’être tapageurs et même bretteurs : « Bon ! dit M. de Colafon, dans Arlequin Misanthrope, acte II, scène VIII, je suis le premier homme du monde pour escrimer. C’est moi qui ai mis les armes à la main aux trois quarts de la petite gendarmerie de la rue aux Fers et de la rue Saint-Denis. » — Le magasin des Cadeau étoit si célèbre, que le drap qu’ils vendoient n’étoit connu que par leur nom : on disoit « le drap Cadot (sic) ». (Théophraste moderne, 1701, in-12, p. 40.)

[13] François Mignot et François Scellier. C’est ainsi qu’ils sont nommés dans l’arrêt du Conseil d’État de 1687. Ils étoient associés. Mignot épousa la sœur de Scellier, et il naquit de ce mariage un fils, Pierre-François Mignot, qui se maria, le 29 janvier 1709, avec Catherine Arouet, sœur aînée de Voltaire, dont l’abbé Mignot et la fameuse mad. Denis furent les enfants. Jal a retrouvé l’acte de mariage de ce fils du marchand de draps, qui, lui, n’étoit pas dans le commerce, mais conseiller du Roi, correcteur en sa Chambre des Comptes. Il y est dit « fils de deffunt François Mignot et de dame Anne Sellière (sic) ».

[14] Un jeton des drapiers, au Cabinet des Médailles, porte son nom à l’exergue, avec la date de 1701.

Ceux qui ont un grand assortiment d’Etoffes d’été, sont Messieurs Rotisset rue des cinq Diamans, Bergeon[15] rue des Lombars, Picart rue de la vieille Monnoye, etc.

[15] Peut-être faut-il lire Bergeron, comme dans l’arrêt de 1687.

Les Marchands Merciers qui vendent des Toilles peintes et autres Etoffes de la Chine, sont près l’aport de Paris, Messieurs le Brun ainé et cadet, Chauvin[16] et Liettier, et encore au Cloitre sainte Opportune, M. Barroire.

[16] Dans l’édition de 1691, chap. XII, du Commerce des habillements, p. 26, il est seul nommé : « les étoffes de la Chine se vendent chez les marchands tapissiers de la Porte de Paris, entre lesquels M. Chauvin, à l’enseigne du Roy de la Chine, est toujours bien assorti. »

Les Crepes et Crepons se vendent en magasin chez Messieurs le Breton rue des Lavandieres, Gaubas et Solicoffre au cul de sac des Bourdonnois[17].

[17] Jusqu’au règne d’Henri IV, les crêpes et crêpons nous venoient de Bologne. On en dut la fabrication en France à Sully, dit Laffémas, « à la prétieuse manufacture par lui establye dans le château de la ville de Mantes ». Archives curieuses, 1re série, t. XIV, p. 223.

On vend aussi au même lieu les Treillis d’Allemagne, et encore chez M. de la Riviere, rue des Bourdonnois[18].

[18] A la suite, on lit dans l’édit. de 1691, p. 25 : « Au Cheval noir, près la porte de Paris, il y a grand magasin de draperie. » — Les treillis, selon Richelet, étoient « une sorte de grosse toile, dont s’habillent, dit-il, les charretiers, les mariniers et autres gens de cette manière, et dont on fait quelques sacs ».

Les Etoffes de soyes, d’or et d’argent[19], sont[20] commercées par Messieurs Gautier[21] et Regnault, rue des Bourdonnois.

[19] Le milannois Furato avoit, sous Henri IV, importé à Paris, hôtel de la Macque, rue de la Tixeranderie, l’art de faire ces étoffes d’or, ce qui fut pour le royaume une épargne de plus de douze cents mille écus par an, suivant Laffémas. (Loc. citat.)

[20] « Amplement », édit. de 1691, p. 25.

[21] C’étoit le plus en vogue. On se ruinoit surtout chez lui — du moins pour les étoffes — en corbeilles, ou, comme on disoit alors, en « carreaux » de mariage : « l’utile et louable pratique, dit La Bruyère, de perdre en frais de nôces le tiers de la dot qu’une femme apporte ! de commencer par s’appauvrir, de concert, par l’amas et l’entassement de choses superflues, et de prendre déjà sur son fonds de quoi payer Gautier, les meubles et la toilette. » Le marquis de la Femme d’intrigue, de Dancourt, « dont le revenu est en fond de crédit », assure (acte III, sc. X) qu’il se fait des rentes avec ce qu’il achète, pour le revendre, dans cette boutique célèbre : « Il n’y a point d’années, dit-il, … que je ne touche sept à huit cent pistoles chez Gauthier, cela en étoffes. » Les gros gains de Gautier étaient les noces de rois ou de princes, qu’il fournissoit tous. A la fin de 1679 et au commencement de 1680, il eut, par exemple, après le mariage du roi d’Espagne, celui du prince de Conti. Mme de Sévigné écrivit alors à sa fille : « Gautier ne peut plus se plaindre, il aura touché en nôces, cette année, plus d’un million. » Ce dont il se plaignoit peut-être, c’étoit des lenteurs à payer que se permettoit la marquise. Elle et sa fille achetoient beaucoup chez lui, et payoient rarement. Il réclamoit, et il falloit lui écrire le plus honnêtement du monde pour qu’il prît patience. (V. les Lettres de Mme de Sévigné, édit. L. Hachette, t. III, 76 et 88 ; VII, 438.)

Mr du Moütier rue Chanverrie à la ville de Hambourg tient magasin de petites Etoffes fabrique de Paris, et M. Brulé même rue, tient magasin de Taffetas et autres Etoffes de Tours et d’Avignon[22].

[22] Le taffetas d’Avignon, ou demi-armoisin, étoit le plus mince de tous ; celui de Tours, ou « petit gros de Tours », l’était un peu moins.

Pour les Etoffes concernant le Theâtre et le Carnaval, voyez l’article des Passetemps et Menus Plaisirs[23].

[23] T. I, p. 269.

LINGES, POINTS ET DENTELLES
DE FIL.

Messieurs Bourdet rue Troussevache, Moret rue du plat d’Etain, Thuisy rue du Coq[1], Thuiard rue Chanverrerie, Doujat, rue Dauphine à la ville de Bruxelle[2], etc., tiennent magasin de Toilles et de Dentelles.

[1] Il est seul nommé dans l’édit. de 1691, p. 25.

[2] Peut-être faut-il lire Boujat ou Bougeat, nom du marchand de dentelles à qui l’on accusoit Richelet d’avoir dédié son Recueil de lettres, vers ce temps-là. (Sentim. crit. sur les Caract. de La Bruyère, p. 75-76.) Richelet, qui demeuroit rue des Boucheries (v. t. I, p. 259), étoit presque son voisin.

Il y a un grand nombre de magasins pour les Points et Dentelles rue des Bourdonnois et rue saint Denis devant le Sepulcre[3].

[3] Dans l’édit. précédente, « la rue Betizy » est au nombre de celles où « les points et dentelles se vendent en plusieurs boutiques et magasins ». — Il n’y a plus aujourd’hui de cet ancien commerce, dans la rue des Bourdonnois, que des magasins de bonneterie et de toiles.

Il y a aussi plusieurs boutiques de Lingeres qui vendent des Dentelles et Garnitures de tête au Palais[4] sur le quay de Gesvres et sous les galeries des Innocens[5].

[4] Elles étoient les plus en renom. Corneille, dans sa pièce la Galerie du Palais, jouée en 1634, n’a pas oublié les scènes pour la lingère. Ce sont les 12, 13 et 14es du IVe acte. On joua plus tard, à la Comédie italienne, une farce, la Lingère du Palais, où Arlequin, dans une scène d’invectives avec la marchande, lui dit entre autres choses : « Tais-toi, vendeuse de points d’Angleterre faits à Paris. » Leur réputation étoit mauvaise. Sauval, t. I, p. 147, cite des statuts qui les assimilent aux filles.

[5] « Et sous les charniers du cimetière des Innocents. » Édit. de 1691, p. 25. Le reste de l’art. est identique. Deux autres le précèdent, qui manquent ici : « les marchands qui font les garnitures de rubans, ont leurs boutiques dans les cours, salles et galeries du Palais. — Le sieur Le Gras est un des plus renommez, sa boutique est devant l’escalier de la Cour des Monnoyes. » Il s’appeloit Philippe Le Gras, et nous avons vu, t. I, p. 238, qu’il comptoit parmi les marchands les plus renommés de Paris. Après l’édit de mars 1700 sur les objets de luxe, sa boutique, place Dauphine, en face de la Cour des Monnoies, fut minutieusement visitée. (Collect. Delamarre, no 21, 626, p. 70.)

Il y a aux Halles un marché franc pour les Toilles.

Plusieurs Marchands Lingers tiennent magasins de toutes sortes de Toilles à la place aux Chats.

Les Lingeres de la rue de la Lingerie, vendent toutes sortes de vieux linges, de lits, de tables, d’enfans, etc.

Il y a quelques Lingeres sur le Pont neuf qui vendent des Dentelles, et qui ont quelque fois de très bon linge de hazard.

DENTELLES, POINTS, BOUTONS,
ET GALONS D’OR, D’ARGENT ET DE SOYE.

Messieurs Foissin et le Doux rue saint Denis[1], tiennent magasin de Dentelles et de Galons et de Boutons d’or, d’argent et de soye[2].

[1] Dans le curieux pasquil, la Révolte des passements, fait à propos de l’Edit somptuaire du 27 novembre 1660, et que nous avons publié, dans nos Variétés, t. I, p. 223, les Révoltés se rassemblent rue Saint-Denis, au Vase d’or.

[2] Ces boutons de soie et d’autres étoffes, qui se substituoient aux boutons d’argent ou d’or, amenèrent une grosse querelle entre les boutonniers et les rubaniers. A Lyon, cinq cents des premiers adressèrent des plaintes à l’intendant, le 26 avril 1695, contre les seconds « qui font, disoient-ils, des boutons avec des rubans d’étoffe d’or, d’argent et soie ». (Correspondance des Contrôleurs généraux, publiée par M. de Boislisle, t. I, no 1426.) On leur donna raison. V. la Correspondance administrative de Louis XIV, à la même date, t. III.

Les Marchands en boutique qui font commerce de Points, Dentelles et Galons d’or et d’argent, sont pour la plûpart rue saint Honoré, depuis la Croix du Tiroir jusqu’à la rue de la Feronnerie[3].

[3] L’édit. de 1691, p. 25, diffère un peu : « les dentelles et galanz d’or se vendent rue des Bourdonnois et rue Saint-Honoré, entre la place aux Chats et les piliers des Halles. » La place aux Chats fut remplacée par le cul-de-sac des Bourdonnois, qui existe encore.

Messieurs Boucher rue des Bourdonnois, et M. Payot devant l’Hotel de la Monnoye[4], en ont un grand assortiment.

[4] Il étoit alors dans la rue qui en a gardé le nom de rue de la Monnoie.

Les Dentelles, Guipures[5] et Galons de soye, se vendent principalement sur le petit Pont[6] et rue au Fevre, où l’on vend aussi des Galons de livrées.

[5] Ces guipures, qu’il ne faut pas confondre avec celles d’aujourd’hui qui ne sont que d’anciens passements de fil, étoient une sorte de dentelle de soie qui venoit de Flandre ou d’Angleterre, comme on le voit par le tarif du 18 avril 1667. Il en est parlé dans l’École des maris, acte II, sc. 7.

[6] La boutique des trois Croissants étoit la principale de celles des galons d’or et d’argent, « vendus à Petit-Pont », comme on disoit. Auprès étoient de gros marchands d’étoffes, à la Croix d’or, au Bras d’or, à la Tête d’Or, au Saint-Esprit, à l’Annonciation, à l’Enfant Jésus, aux deux Anges. Toutes ces maisons furent brûlées à l’incendie du Petit-Pont en 1718. V. le Mercure, avril 1718, p. 208-209.

Le Sieur Guidot rue des Filles Dieu qui travaille aux Galons d’or et d’argent, entreprend des fournitures et les passe à un mediocre gain[7].

[7] Il le pouvoit d’autant mieux que les ouvriers rubaniers et passementiers, presque tous logés dans le misérable quartier du faubourg Saint-Marceau, étoient de pauvres gens qu’on faisoit travailler pour presque rien. La Reynie lui-même avoit conscience de les mettre à la taxe : « Il n’a été, écrivoit-il à Colbert, le 2 août 1675, signifié aucune taxe à aucun artisan de Paris. J’ai même pris soin, suivant vos ordres, de faire entendre et il y a longtemps, à cette communauté de rubaniers, qui est très-nombreuse et très-pauvre, qu’elle n’avoit qu’à continuer de vivre, comme elle avoit accoutumé. » Cette lettre étoit motivée par un horrible événement : un de ces rubaniers avoit tué quatre de ses enfants, et l’on disoit qu’il y avoit été poussé par les poursuites des collecteurs d’impôts. V., à ce sujet, la Lettre de Mme de Sévigné, du 31 juillet 1675.

Entre les autres Ouvriers de Galons d’or et d’argent qui font beaucoup travailler, sont les Sieurs Mouzé rue de la Truanderie, Anduroy[8] rue Tictonne, Pelletier rue saint Denis près le grand Cerf[9], Merlier père et Merlier fils même rue près la fontaine du Ponceau, etc.

[8] Il faut lire Auduroy, nom qui fut longtemps en crédit dans le commerce de Paris et d’Orléans.

[9] C’étoit une grande hôtellerie dont il sera reparlé, sur l’emplacement de laquelle a été percé le passage du même nom.