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OBSCENA, orum, n. Tout ce qui est contre la pudeur et l'honnêteté des mœurs est obscène et bon à cacher. Obscena pars, la partie obscène et que les dames ne voient pas sans rougir.

OFFENDERE BUCCAM. La même chose que [ORI ILLUDERE], [MORIGERARI].

OFFICIUM, ii, n. Cic. Ce que l'on appelle le devoir, le bon office amoureux[168].

[ [168] Ovide ne veut pas que l'on fasse par devoir ce qu'on peut faire par plaisir: à la bonne heure pour les maris!

OPUS JUVENILE. Travail d'amour, dont on se charge volontiers quand on est jeune. Voy. [CONCUBITUS]. Opus dulce (Ovid.): la douce affaire, l'occupation la plus gracieuse de la vie.

ORTHOPHALLICUS, a, um. Varr. Qui se tient droit comme un Priape de noce.

ORTHOPHALLUS, i, m. Priape en belle humeur; un Priape de noce.

OS, oris, n. La bouche. Elle ne devient obscène que par l'abus qu'on en fait en la prêtant aux plaisirs de l'amour. Voy. [MORIGERARI ORE]. Martial prétend qu'avec la bouche on ressuscite le physique d'un homme usé par la jouissance ordinaire:

Quid miseros frustra cunnos culosque lacessis?

Summa petas: illic mentula vivit anus.

OSCULUM, i, n. Petite bouche qui donne grand appétit; préliminaire du jeu d'amour; charmant badinage; baiser: le plus innocent, le plus aimable des plaisirs amoureux. Oscula delibare, dare, adfigere alicui: donner et prendre des baisers; cueillir des baisers sur une bouche vermeille. Jungere salivas oris: s'embrasser étroitement.

Oscula cognosco cupidae; luctantia linguae,

dit Ovide; et c'était un grand maître, à qui tous les jeux d'amour étaient si bien connus, qu'il en a pu donner la leçon à qui voudrait en profiter.