TABLE DES MATIÈRES

Dédicace.[5]
Chap. I.—Prophétie de saint Remi.—La fausse égalité.—Si la noblesse fut une caste.—La hiérarchie sociale.—Opinion d'un vrai philosophe sur les distinctions héréditaires.—La patrie et l'humanité.—Émulation féconde.—Contre la séduction des richesses.—Juvénal et Boileau réfutés.[7]
Chap. II.—La civilisation féodale.—Le grand artisan national.—Balzac et Madame de Staël.—Royer-Collart et Viollet-Leduc.—La peine de naître.—Habitués de père en fils à se faire tuer.—L'envers des privilèges nobiliaires.—Cent ans bannière, cent ans civière.—Cadets de noblesse.—Labeur de restauration familiale. [11]
Chap. III.—Homère et Bayard.—L'honneur.—La Croix ou l'Épée.—Soldats de Dieu ou du Roi.—Esprit de sacrifice.—Honneur triomphe de tout.—Défense du sol national.—Bien vivre et bien mourir.—Pierre d'Origny.—Le comte de Saint-Pern.—Chant du départ pour la croisade.—Du Guesclin et Bayard.—La doulce France.—L'envers de la gloire.[15]
Chap. IV.—Appauvrissement et dépopulation de la Noblesse.—Chevaliers pleuvent.—Magnanime mot d'ordre.—Morts au lict d'honneur.—Rallye au Roy!—États Généraux de 1483.—La république et la chose publique.—Vive qui vainque!—Les casaniers.—Dégradations de noblesse.—Sully et sa chevalerie d'honneur.—Louis XIV et la croix de Saint-Louis.—Ils se battaient pour nous![19]
Chap. V.—L'impôt du sang.—Héroïsme de la vieille France.—Le sang bleu.—Fourmillement de héros.—Le marquis de Gesvres.—Le maréchal de Choiseul.—Onze Fautrières tués dans les guerres de Louis XIV.—Treize frères tués à Azincourt.—La folie de l'honneur.—Le duc de la Feuillade.—Les comtes de Chabot et de Frotté.—Noblesse oblige.—Tout son sang à sa patrie.[23]
Chap. VI.—Officiers d'emblée.—Stage militaire.—François de la Noüe Bras-de-fer et les Écoles militaires.—Gentilshommes simples soldats.—La Vernade, Beauharnais, Praslin, Rohan, Dampierre, La Guiche, Biron.—Marc Courti.—Le Tiers-État, séminaire de Noblesse.—La révolution et les privilèges.—La terre aux paysans.—Les naufrageurs.—In sudore sanguinis. [27]
Chap. VII.—Royaume en petit.—Stipendiaires.—Le génie du Christianisme et la chevalerie.—Tancrède.—La fraternité vraie.—La charité devient la grande loi féodale.—Coup d'œil sur les concessions des seigneurs aux populations rurales.—Les forêts du Roi.—Opinion de Pecquet.—Influence de la Religion.—Esprit de réciprocité.—La féodalité, plus libérale que la révolution et l'état moderne.—Risum teneatis! [32]
Chap. VIII.—Chrétiennes libéralités.—Grands repentirs.—Sobriquets vengeurs.—Surnoms élogieux.—Sous la bure des cloîtres.—Inhumés en habit religieux.—Chevalier moine.—Hugues Courtin.—Paupérisme.—Ubi Ecclesia ibi miles.—Les Cartulaires monastiques.—Ce que le peuple doit aux Moines.—Écoles vraiment gratuites.—Marmoutier et Cluny.[40]
Chap. IX.—L'Église et la Nation.—Devise de Césène.—Sous la houlette.—Liberté céleste et liberté terrestre.—Serfs volontaires.—Niaiserie républicaine.—Les roturiers et le droit de propriété.—Pillages et gaspillages révolutionnaires.—Les abbayes et l'aumône journalière.—Spoliations ingrates.—Patriotisme du clergé de France.[46]
Chap. X.—Le servage, l'Église et la féodalité.—Louis X et les serfs.—Feudophobes.—Sujétions infamantes.—Le fief, base de l'État.—Affranchissements.—Serfs maires, comtes et hauts justiciers.—Serf ayant des esclaves.—Riches laboureurs.—Vieilles familles patriarcales.—Le sire de Coucy, ôtage pour un paysan.—Taillables à merci.[50]
Chap. XI.—Nos Rois.—Odon de Deuil et Louis VII.—Né pour le salut de tous.—Le servage.—Louis IX et le Comte de Poitiers.—Belle définition de la puissance féodale.—Machiavel et Mézeray.—Hâbleries et viande creuse.—Guitares révolutionnaires.—Le grand œuvre de la Royauté.—Villes anoblies.—Une nation de gentilshommes.—Les pauvres assimilés aux Nobles.—Dieu, qui est droiturier![55]
Chap. XII.—L'ignorance des Nobles.—La Croix.—Les écoles et les pédagogues des temps féodaux.—Charlemagne.—Précepteurs gentilshommes.—Les amoureux du gai savoir.—Chevaliers clercs.—Les Sainte-Maure.—Guillaume de Montmorency, proviseur de la Sorbonne.—Gentilshommes estudiants.—Boniface de Castellane.—Au Collège de Navarre.—Bertrand du Guesclin.—La Noblesse et les lettres.—La Renaissance.—La Noblesse et les Arts.—Voltaire et le Pogge.—Mentez, mes amis![60]
Chap. XIII.—Les Nobles au barreau.—Assises de Jérusalem.—Les d'Ibelin.—Philippe de Navarre.—Gentilshommes jurisconsultes.—Les géants des batailles.—Chevaliers en armes et chevaliers en lois.—Comment les Nobles se détachèrent de l'étude du droit.—Seigneurs en loi.—Ecuyers en droits.—Jean Carondelet.—Pierre Puy.—La bourgeoisie remplace la Noblesse dans les parlements.[71]
Chap. XIV.—Hiérarchie féodale.—Gentilshommes bourgeois.—Noblesse, urbaine.—Comment les Nobles s'agrégeaient à la bourgeoisie.—Les Chaponnay, les Châteaubriand, les Chabot, les Sainte-Aldegonde, les Croy.—Écuyer et marchand.—Deux catégories de bourgeois.—Benoît Caudron.—Bourgeois et marchand de sang royal.—Gérard de Castille et sa postérité.[77]
Chap. XV.—Les Communes à Bouvines.—Les légions bourgeoises à la Croisade.—Le privilège de Noblesse était conciliable avec le privilège de bourgeoisie.—Chevaliers et damoiseaux bourgeois.—Les bourgeois de Jérusalem.—Louis VI et les maïeurs des bonnes villes.—Lettres de noblesse et lettres de bourgeoisie.—Tournoi des bourgeois de Tournay en 1331.—Le seigneur Carrige.—Gentilhomme cordonnier.—Noble marchand.—Noble et puissant seigneur, fils de bourgeois.[86]
Chap. XVI.—Concorde sociale.—Esprit de réciprocité.—Fusion prospère.—Jeanne Braque, femme d'un marchand.—Le sire de Montmorency et le drapier Fouchard.—Rapports entre inégaux.—Les Nobles dans la vie publique.—Ediles chevaleresques.—Chevaliers fils de bourgeois.—Nobles vilains.—Nobles manants.—Règne de la courtoisie.—Jeanne d'Arc et son compère.—Le duc de Rohan et Monsieur d'Assas.[94]
Chap. XVII.—Désagrégation et antagonisme.—Plaie vive.—Les Nobles à la campagne.—Ruine et scission progressives.—Statut des tournois.—Le lieu n'anoblit pas l'homme.—Intrusions légales.—Les guerres de religion creusent le fossé.—Pasquier et Blaise de Montluc.—Pillage des armoiries.—Un mot de Ménage.—Trente mille bourgeois blasonnés.—Le duc de Saint-Simon.—Les nouveaux seigneurs de villages.—La vieille bourgeoisie française.—L'honneur ou rien![100]
Chap. XVIII.—La pauvreté, état coutumier de la Noblesse.—Gautier le pauvre homme.—Les juifs, les moines et les chevaliers.—Dénûment navrant.—Tavernière de sang princier.—Misère impériale.—Comment on payait sa gloire.—Revues de l'arrière-ban.—Série de gentilshommes indigents.—Vérité de Mr de la Palice.—Fiefs et domaines saisis.[107]
Chap. XIX.—Appauvrissement forcé.—Crescite et multiplicamini.—Guehedin Chabot.—Les vingt enfants de Claude de Cremeaux.—Les quatorze fils de Gervais Auvé.—Causes de ruine.—Charges du service militaire.—Abdications nobliaires.—L'état de noblesse, obstacle à la fortune.—Les gentilshommes n'étaient exempts d'aucune sorte d'impôts.—Le comte Louis de Frotté.—Les grands pauvres.—Paysans nobles.—Les Braque et les Allard.—Gentilshommes laboureurs.—Rabelais et la Bruyère.—Tout est adieu, tout est à Dieu![116]
Chap. XX.—A l'aventure.—Un varlet devenu roi.—Fortunes extraordinaires.—Guillaume Coquillart.—Chevaliers anoblis.—Valet cordonnier devenant grand trésorier.—Balthazar Pina et Jean le Blanc.—Coup de balai de la Vérité.—Déclaration de Louis XVIII en 1800.—Noblesse militaire.—Fraternité du loyalisme et du patriotisme.—Comment jadis on s'anoblissait soi-même.—Mesure paternelle.[132]
Chap. XXI.—Comment on luttait contre la ruine.—Écuyers de cuisine, maçons généraux, gouverneurs des chiens.—Les Montholon et les Lamoignon.—Avocats gentilshommes.—Avocat et homme d'armes.—Le barreau menait aux honneurs.—La savonnette à vilain.—Procureurs nobles.—Les Thumery.—Notaires et tabellions.—Écuyers notaires.—Boutique, puis étude.[139]
Chap. XXII.—Les médecins, enfants gâtés des Rois.—Les médecins à la censure.—Les anoblis par médecine.—Renaud Fréron, premier physicien de Charles VI.—Médecins gentilshommes.—Pluie d'honneurs et de richesses.—Chirurgien-barbier devenu premier ministre.—Les docteurs et la robe rouge.—Les maîtres en physique et la satire.—Favoris de la fortune et favoris de l'infortune.[149]
Chap. XXIII.—Molière tue les apothicaires.—La vérité sur ses victimes.—Profession non dérogeante.—Nobles apothicaires.—Apothicaires gouverneurs de villes et prévôts des maréchaux.—Maréchal de France, petit-fils d'apothicaire.—Petite-fille d'apothicaire, femme d'un du Guesclin.—Jean l'apothicaire, époux d'une Châtillon.—Le bâton de maréchal et le pilon d'apothicaire.—Comment on commence et comment on finit.—Le coup de pied de l'âne.—Comment on se relevait.[156]
Chap. XXIV.—Martyrologe de la Noblesse.—Gentilshommes cultivateurs et charbonniers.—Le chevalier de Pradt.—Le négoce, interdit aux Nobles, réservé au Tiers-État.—Femme de gentilhomme, publique marchande.—Jean le Bigot.—Edit de 1669.—Gentilhomme chapelier.—La maison de Vallier.[165]
Chap. XXV.—Abdications forcées et déchéances.—Les sires de Chambéry.—Cadets de princes se faisant bourgeois, et marchands.—Les Quinson.—La maison de Viego.—Grandeur et décadence des sires de Bardonnenche.—Pierre de Bardonnenche, ouvrier.—Épicerie et chevalerie.—Épiciers seigneurs.—Primò vivendum.—La maison du Terrail.[171]
Chap. XXVI.—La particule nobiliaire.—Sa signification, son caractère.—Répudiations significatives.—Les embourgeoisés.—Jean de Béthisy, procureur.—Marchands qualifiés nobles.—Déchus, mais répugnant aux mésalliances.—Changements d'armoiries.—Blasons improvisés.—Calembourgs et rébus héraldiques.—Le hareng des Harenc.—La harpe des Arpajon.—La maison de Mun.—La belle des belles.[181]
Chap. XXVII.—La multitude des réhabilités.—Geoffroy de Chantepie, marchand, petit-fils d'un preux chevalier.—Les Lingendes.—Louis de la Chapelle fait le commerce et ne s'appelle plus que Chapelle.—Gabelou de sang royal.—Les descendants de la famille de Jeanne d'Arc.—Comment on perdait la notion de sa noblesse.—Les d'Allard.[187]
Chap. XXVIII.—La plus ancienne vérification de noblesse.—Recherches des usurpateurs.—La recherche de Montfaud.—Vexations et persécutions.—Nobles imposés à la taille.—Procès dispendieux.—Le privilège des bourgeois.—Louis XI, «ce bon rompu de Roy».—L'édit des francs-fiefs et ses conséquences.—La déclaration de 1661.—Renoncements douloureux.—Avidité des traitants.—Supercheries généalogiques.—Sentences trop rigoureuses.—Misères des réhabilités.—L'émigration.—C'est la révolution qui a fait de la Noblesse une classe fermée.—La restauration nationale.[194]
Chap. XXIX.—Négligence coutumière des familles nobles.—Impedimenta généalogiques.—Il ne faut rien détruire.—Les ennemis intimes des parchemins.—Gargousses et pots de confiture.—Les changements de nom.—Onomastique de la géographie féodale.—Piété familiale.—Les Lusignan, les Vezins, les Milly.—Les croisés en Terre-Sainte.—Combien j'ai douce souvenance!—Peau neuve.—Fourmilière d'homonymes.—Ecart social.—Le train de l'humanité.[206]
Chap. XXX.—Migrations des familles.—Leur genèse.—Pudeur de pauvreté.—Les Évêques et les Abbés.—Mariages de grands seigneurs.—Officiers du Roi.—Désordre et ténèbres.—La cape et l'épée.—La maison de Chastellux.—Filiation perdue.—Logogriphes onomastiques.—Latinisations barbares.—Faussaires et fantaisistes.—Les Damas.—Vercingétorix et le premier Choiseul.—Tout est bien qui finit bien.[215]
Chap. XXXI.—Les vingt familles du nom de Courtin.—Preuves ou présomptions d'identité originelle.—La leçon des vicissitudes humaines.—Vaillants paysans angevins.—Dom Courtin, assassiné par les révolutionnaires.—Le culte des ancêtres.—Le présent et le passé.—Ce qu'est l'histoire d'une famille.—Domestica Facta.—Orgueil légitime.—Comment parle un vrai gentilhomme.—Le pieux des Guerroys.[221]
Index des Noms.[229]

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES