III

Pour moi, pèlerin des mers du Nord, quelle joie

de me mettre tout seul à la recherche du temple

merveilleux et du trône de Celui qui tient les clefs

redoutables.

Alors que tout brillants de pourpre et d'or, défilent

et prêtres et saints cardinaux, et que porté au-dessus

de toutes les têtes, arrive le doux pasteur du

troupeau.

Quelle joie de voir, avant que je meure, le seul

roi qui soit oint par Dieu, et d'entendre les trompettes

d'argent sonner triomphalement sur son passage.

Ou lorsqu'à l'autel du sanctuaire, il élève le

signe du mystérieux sacrifice et montre aux yeux

mortels un Dieu sous le voile du pain et du vin.