IV
Car quels changements le temps n'amène-t-il
pas? Les cycles des années qui reviennent peuvent
délivrer mon coeur de ses craintes et apprendre à
mes lèvres un chant qu'elles pussent chanter.
Avant que dans ce champ de à-bas, l'or frémissant
soit rassemblé en gerbes poudreuses, avant que les
feuilles écarlates de l'automne voltigent comme
des oiseaux pour tomber sur l'herbe,
J'aurai peut-être parcouru la glorieuse carrière
et saisi la torche encore flambante, et invoqué le
nom sacré de Celui qui maintenant cache sa face.