IIII

_Dans la plaine et les monts, dans la mer et les îles, Et bien loin au fond des sept lieux dans l'au delà, Quand sur sa base enfin le géant oscilla, Un cri vibra de joie et d'attente fébriles;

Et quand, laissant dans l'air l'écho râlé d'un glas, Il accabla le sol de sa grandeur stérile, La tempête fondit sur le mort et de mille Promptes flèches de foudre et de sang le cribla:

Cependant que du tronc fuyait la foule affreuse Des démons expirants dont les voix douloureuses Clamaient vers la clarté:—Le Dieu Pan est vivant!

Et que du pied de l'Arbre une source soudaine Jaillissait, radieuse, amoureuse, sereine, Et déjà s'y mirait l'or du soleil levant._