SECTION IV.
Gréement des Vergues de Catacois.
Les vergues de catacois s'établissent sur les mâts de catacois, les mâts de bome qui les remplacent, ou sur les flèches des mâts de perroquet, de la même manière que les vergues de perroquet sur leurs mâts.
Ces vergues reçoivent le nom de grand catacois, petit catacois, et catacois de perruche. Leur gréement, absolument semblable à celui des vergues de perroquet, se compose comme celui de ces dernières, de:
- Une drisse simple;
- Deux bras;
- Deux balancines;
- Deux marche-pieds;
- Une estrope de drisse;
- Un racage.
Drisse.
La drisse, toujours simple, fait dormant sur la cosse de l'estrope de drisse, passe dans un clan pratiqué en dessous du capelage, et se dirigeant en arrière de la hune, descend s'amarrer contre le bord, en arrière de la drisse du perroquet.
Bras.
Les bras du grand catacois, après avoir été capelés, passent, l'un à tribord l'autre à bâbord, dans des poulies ou des cosses aiguilletées sur le hauban d'en avant du mât de perruche, ou près de son capelage, et descendant par le trou du chat vont s'amarrer contre le bord, en arrière et à côté des bras du grand perroquet.
Ceux du petit catacois, après avoir été capelés, se dirigent sur l'arrière au capelage du mât du grand perroquet, passent dans les poulies ou les cosses qui sont aiguilletées sur le hauban d'en avant, et descendant par le trou du chat s'amarrent contre le bord en arrière et à côté des bras du petit perroquet.
Enfin ceux du catacois de perruche, après avoir été capelés, passent dans des poulies ou des cosses aiguilletées sur le hauban d'en arrière du grand mât de perroquet, descendent par le trou du chat, et s'amarrent en à bord, en avant et à côté des bras de perruche.
Balancines.
Les balancines, après avoir passé dans la ganse fixée au carré de la vergue, et avoir été capelées, passent dans des poulies et plus généralement dans des cosses aiguilletées au capelage. Elles s'amarrent et se manœuvrent des hunes.
Les marche-pieds sont comme ceux des vergues de perroquet.
L'estrope de drisse est faite aussi de la même manière. On la supprime quelquefois, et alors la drisse fait dormant sur le milieu de la vergue qu'elle entoure.
Le racage est semblable à ceux des vergues de perroquet.
Les haubans de perroquet n'ayant souvent pas d'enfléchures, pour faciliter aux matelots les moyens de monter pour la manœuvre des catacois, on aiguillette au capelage des perroquets une échelle dont les branches se fixent sur l'arrière des choucs des mâts de hune.
Garnir et gréer les Vergues de Catacois.
On fixe d'abord l'estrope de drisse au milieu de la vergue, où on la retient en clouant des deux bords de petits taquets, ou en ayant pratiqué sur les vergues, en les confectionnant, deux petites mortaises.
A petite distance de l'estrope, on aiguillette de chaque côté une poulie pour les cargues-points.
On capelle les marche-pieds.
Comme pour les vergues de perroquet, les bras et balancines ne se capellent que lorsqu'on grée les vergues; pour celles-ci, lorsqu'elles sont parvenues dans les haubans de perroquet. On les garnit ensuite en faisant le racage, frappant les écoutes et les cargues-points, et en filant les boulines aux cabillots des branches.
Les navires qui portent leurs catacois au plus près sont les seuls qui les établissent comme nous venons de le dire. Quant à ceux d'une moindre dimension qui ne les portent que sur le largue, ils suppriment le racage, les bras et les boulines, et le catacois s'oriente alors en brassant le perroquet sur lequel sont les écoutes.
Dans ce cas on frappe sur le milieu de la vergue un cordage appelé hâle-bas, qui vient sur l'avant. Lorsqu'on veut se débarrasser du catacois, on largue les écoutes qui sont amarrées sur les barres de perroquet, on mollit la drisse, et pesant sur le hâle-bas, la voile passe sur l'avant des autres voiles appareillées, et se serre sur le pont. On les place après dans les bas haubans du bord opposé à celui où se trouvent les perroquets.
Les bâtimens ayant des mâts de perroquet à doubles flèches, portent quelquefois, mais bien rarement, des vergues de contre-catacois, qui s'établissent comme nous venons de le dire pour les catacois, qui n'ont ni bras, ni balancines, ni racage, ou catacois volans.