SCÈNE V.
PULCHÉRIE, JUSTINE.
PULCHÉRIE.
Ce n'est pas encor tout, Justine: je veux faire
Le malheureux Léon successeur de ton père.
Y contribueras-tu? prêteras-tu la main 1615
Au glorieux succès d'un si noble dessein?
JUSTINE.
Et la main et le cœur sont en votre puissance,
Madame: doutez-vous de mon obéissance,
Après que par votre ordre il m'a déjà coûté
Un conseil contre vous qui doit l'avoir flatté? 1620
PULCHÉRIE.
Achevons: le voici. Je réponds de ton père;
Son cœur est trop à moi pour nous être contraire.