ZEYNEB A ANDRÉ

"Vraiment, je nai pas compris que nous nous voyions hier pour la dernière fois; sans cela je me serais traînée comme une pauvre malheureuse, à vos pieds, et je vous aurais supplié de ne pas nous laisser ainsi…. Oh! vous nous laissez perdues dans les ténèbres de lesprit et du coeur. Vous, vous allez à la lumière, à la vie, et nous nous végéterons nos jours lamentables, toujours pareils dans la torpeur de nos harems….

Après votre départ, nous avons eu des sanglots. Zérichteh, la bonne nourrice de Djénane, est descendue, elle nous a grondées beaucoup et nous a prises dans ses bras; mais elle aussi, la pauvre bonne âme, pleurait de nous voir pleurer.

ZEYNEB."

"Jai fait remettre ce matin chez vous dhumbles souvenirs turcs. La broderie est de la part de Djénane; cest l"ayette", le verset du Coran, qui, depuis son enfance, veillait au-dessus de son lit. Acceptez les voiles de moi: celui brodé de roses est un voile circassien qui ma été donné par mon aïeule; celui brodé dargent était dans les coffres de notre yali: vous les jetterez sur quelque canapé, dans votre maison de France.

Z…."