IX
Cette femme, dont la voix était si douce et persuasive comme une voix d’enfant, devait avoir un charme d’attraction bien puissant, car don Paëz se laissa entraîner sans résistance à travers plusieurs salles non moins splendides que celles qu’il avait parcourues déjà, toutes jonchées de fleurs, d’arbustes rares, de statues de marbre ou de bronze d’un merveilleux travail, ayant çà et là des trophées d’armes admirables de trempe et de ciselure, des divans aux riches étoffes, des dressoirs sur lesquels s’étalaient pêle-mêle des coupes d’or aux fines sculptures, des aiguières travaillées à jour,—richesses sans prix qui sortaient alors du burin des orfèvres arabes, les plus habiles de l’univers.
Mais don Paëz était fasciné, et il vit à peine tout cela.
La princesse s’arrêta enfin à un petit boudoir dont elle ferma la porte sur elle, après que notre héros fut entré.
Ce boudoir était une merveille: le luxe oriental et le luxe européen s’y donnaient la main avec un goût exquis. Des trésors d’élégance y étaient accumulés. C’était un paradis de Mahomet en miniature, créé tout exprès pour une femme, et qu’une femme seule pouvait habiter.
Là, bien plus qu’ailleurs encore, il y avait des fleurs, des parfums et des fruits; le paysage qu’on apercevait des croisées était plus riche, plus fertile, plus coquettement capricieux que tout ce que dont Paëz avait déjà vu pendant son repas.
Le lac murmurait en bas, la brise entrait et agitait vaguement le feuillage des citronniers; deux belles colombes d’une éblouissante blancheur, réveillées par l’arrivée de leur maîtresse qui tenait un flambeau à la main, allongèrent leur cou gracieux et se becquetèrent en roucoulant.
Autour de don Paëz, à cette heure, tout parlait d’amour et de poésie, tout l’éloignait des arides calculs de l’ambition.
La princesse fit asseoir le colonel des gardes sur une ottomane placée auprès de la croisée, et se mit près de lui: elle prit dans ses blanches mains ses mains nerveuses et aristocratiques, fixa sur lui son grand œil noir, et, de cette voix de sirène qui avait le privilége de l’émouvoir et de le troubler au degré suprême, elle psalmodia, plutôt qu’elle ne prononça, les paroles suivantes:
—Tu n’as donc jamais aimé, don Paëz? Jamais deux yeux de femme n’ont-ils rencontré tes yeux; jamais deux lèvres roses n’ont-elles rencontré les tiennes; jamais cœur effaré et timide n’a donc battu précipitamment sur le tien? Vous êtes donc insensible et froid comme le marbre où nous sculptons nos statues ô mon beau cavalier au large front et à la lèvre dédaigneuse, usé et sceptique déjà comme cette vieille horloge qui respire auprès de nous et qui ne ralentirait ni ne presserait une seule de ses pulsations, même, si la destinée du monde dépendait d’une seconde?—Tu marches donc, impie! solitaire et le front haut, le sourire de l’orgueil aux lèvres et le vide du désespoir au cœur, sur le sable brûlant de la vie, sans jeter un regard d’envie à ces voyageurs moins pressés et plus sages qui s’arrêtent une heure au bord d’une fontaine, à l’ombre d’un sycomore et s’y reposent aussi longtemps que le sycomore a d’ombre et la fontaine d’eau jaillissante et fraîche? Où vas-tu donc, ô marcheur infatigable, sans te préoccuper des fleurs et des cœurs que tu foules sous ton pied d’airain, des parfums que tu dédaignes, des brises qui passent près de toi murmurantes et rafraîchies et auxquelles il te serait si facile d’exposer quelques minutes ton front brûlant.
—Tiens, don Paëz, écoute ce lac qui nous berce d’une chanson sans fin, ce vent qui bruit dans le feuillage; regarde ces coteaux verts, ces prairies en fleurs sur lesquels la lune épand ses sourires, aspire les parfums qui nous montent sur l’aile des brises, de ces jardins aux dédales sans nombre, aux bosquets ombreux et discrets qui ne révèlent rien des mystères qu’on leur confie... Et puis, don Paëz, réfléchis et demande-toi si l’homme qui vivrait ici, sa main dans ma main, ayant pour talisman mon sourire, pour étoile mon regard, pour éternelle occupation mon amour...
Et, en prononçant ces mots, l’enchanteresse était belle comme femme ne le fut jamais.
—Demande-toi, don Paëz, si cet homme aurait quelque chose à envier même à une héritière de maison royale...
Don Paëz tremblait et essayait de parler; l’émotion lui clouait la gorge.
—O don Paëz, continua-t-elle, il y a bien longtemps que je t’aime; et un être moins égoïste et moins froid que tu n’es l’eût deviné dès la première heure où il m’eût vue. Tu ne l’as point compris, toi, don Paëz; tu m’as outragée, au contraire tu m’as traitée de Bohémienne et de mendiante; et tu ne savais pas, insensé, que je suis la fille de dix générations de rois et que je suis plus riche, à moi seule, que tous les hidalgos d’Espagne. Oh! je te pardonne ton outrage, l’amour est aveugle, et je t’aime... je t’aime depuis un certain jour,—il y a bien longtemps de cela,—depuis un certain soir où, poursuivie dans les rues de Madrid par les alguazils de la Sainte-Hermandad qui me voulaient traîner au bûcher, je te vis accourir à mon aide, refouler les alguazils à coups de rapière, puis, me prendre dans tes bras, m’emporter à travers les ruelles sombres pour dépister mes persécuteurs, et me jeter enfin au porche d’une église en me laissant ta bourse, et me disant: Si l’on te poursuit de nouveau, réclame-toi de moi et demande à voir don Paëz, le page favori du roi. Il y a douze ans de cela, j’étais une enfant, tu étais un homme déjà; mais un homme aimant et croyant, un homme dont le cœur était vierge et plein de nobles aspirations... tu es un vieillard, maintenant!
Don Paëz bondit sur ses pieds, son regard s’alluma soudain, sa voix jaillit, sonore, de sa poitrine haletante; prit la princesse dans ses bras, la porta vers le guéridon sur lequel elle avait déposé son flambeau, la considéra longtemps avec une attention scrupuleuse et s’écria d’une voix délirante:
Et comme l’émotion allait le reprendre et l’étreindre de nouveau, il continua avec exaltation:
—C’était donc toi que j’ai cherchée, que j’ai aimée avec toute la fougue de mes dix-huit ans, toi que j’ai demandée à tous les échos de Madrid et de l’Espagne entière, toi seule la maîtresse de mon cœur et que je n’ai sacrifiée qu’à la plus dévorante de toutes les passions: l’ambition!
Et tandis qu’elle jetait un de ces cris d’enivrement et de délire qu’aucune plume, aucune voix, aucune note humaine ne rendront jamais, il la prit dans ses bras, l’appuya et la pressa sur son cœur palpitant avec tout l’enthousiasme de l’amour. Elle se dégagea enfin de son étreinte et, tenant toujours ses mains:
—Tu es ambitieux, dit-elle. Oh! oui, vous l’êtes, mon beau gentilhomme. Eh bien! je vous donnerai plus d’or et de rubis que n’en ont le roi des sept royaumes et tous les potentats de la terre ensemble. Tiens, regarde.
Elle souleva les tentures de soie qui couvraient les murs, fit jouer un panneau de boiserie, et mit à découvert un magnifique coffre incrusté.
Don Paëz poussa un cri et recula.
Ce coffre était plein de diamants. La fortune de tous les juifs de l’Europe n’eût point suffi peut-être, à en payer la moitié.
Le cavalier, ébloui, mit les mains sur ses yeux et chancela; mais soudain, reculant d’un pas encore, tandis qu’elle se retournait triomphante et cherchait son sourire, il redevint pâle, hautain et lui dit:
—Tu me donneras des richesses incommensurables, pauvre femme! Mais ce prestige étincelant qui fascine les hommes et les enchaîne, ce prestige qu’on nomme le pouvoir, me le donneras-tu?
—Oh! s’écria-t-elle éperdue, l’ambition! toujours l’ambition!
—L’ambition sans cesse! reprit-il d’une voix éclatante; l’ambition qui creuse le cœur et la tête, l’ambition qui tue, mais qui vous fait si grand qu’on regarde les hommes avec dédain, qu’ils deviennent des marchepieds, des machines intelligentes dont on sert et qu’on méprise. Oh! voilà désormais ma seule maîtresse et ma seule passion!
Et don Paëz se redressa insensible et fort comme au moment où il avait quitté le palais de l’Escurial.
La princesse, un moment foudroyée par ces paroles, se redressa à son tour; elle s’élança vers lui, elle reprit sa main et la serrant avec force, l’œil flamboyant, le geste saccadé:
—Don Paëz, s’écria-t-elle, tu veux posséder le pouvoir, tu as soif d’une puissance sans bornes? Eh bien! je te donnerai un trône...
Le cavalier tressaillit.
—Un trône!... tu me donnerais un trône?
—Celui de Grenade, répondit-elle. Je suis la sœur de don Fernand de Valer, roi depuis vingt-quatre heures... et don Fernand n’a pas d’enfants... j’hérite de lui.
Mais don Paëz répondit par un éclat de rire:
—Il faudrait attendre trop longtemps, dit-il.
Et comme elle s’inclinait, ployée et broyée sous cette dure parole, comme elle se laissait tomber, blanche et froide, sur l’ottomane, il reprit avec douceur:
—Je t’ai aimée, pauvre enfant, j’ai failli t’aimer encore... Si tu me donnais à la fois or et puissance, je ne t’aimerais plus. L’amour d’une femme, enfant! c’est le mur d’airain où se brisent les plus grands desseins, les plus hautes aspirations; c’est une nouvelle colonne d’Hercule qui dit au génie: Tu n’iras pas plus loin! Et moi... je veux passer outre!
Et don Paëz s’enfuit à travers salles et corridors, criant:
—O ambition! ô ma seule maîtresse... A moi! à moi!—Arrière l’amour!
Mais au moment où il traversait de nouveau ce salon où il avait soupé, une porte s’ouvrit en face de celle par où la ginata lui était apparue, et une voix grave annonça:
—Le roi!
Don Paëz recula d’un pas.
Il y avait loin de ce gentilhomme que nous avons connu sous le nom de don Fernand, capitaine des gendarmes de Philippe II, au personnage qui entra dans la salle où don Paëz s’était arrêté.
C’était bien le même homme, cependant, mais cet homme était grandi de toute la hauteur de sa mission, et la majesté royale, cette force que Dieu met au cœur de ceux qu’il condamne à porter une couronne—couronne d’épines bien souvent—éclatait sur son front.
Le gentilhomme au front mélancolique, aux lèvres sur lesquelles s’unissaient à la fois la fierté et la rêverie, le jeune homme au franc et loyal sourire avaient fait place à un homme portant haut la tête, au regard froid et digne, à la démarche lente et assurée.
A la vue de don Paëz il s’arrêta comme don Paëz s’était arrêté.
Et puis, comme un roi est un roi, quelles que puissent être sa puissance et l’étendue de son royaume, sur le trône ou dans l’exil, il attendit que don Paëz allât vers lui.
Don Paëz était fier, mais il s’inclinait devant le rang quand ce rang était supérieur au sien. Il oublia que deux jours auparavant don Fernand était son ami, il ne se souvint que d’une chose, c’est que don Fernand était roi. Il se découvrit donc et s’avança avec une noblesse respectueuse, saluant don Fernand et lui disant:
—Bonjour, sire.
Alors devant cette attitude où la fierté de don Paëz s’abaissait, la glace qui recouvrait le visage du roi de Grenade se brisa, et il tendit la main au colonel des gardes:
—Bonjour, mon ami, lui dit-il, soyez le bienvenu sous le toit de ma sœur.
—Il est donc vrai! exclama don Paëz, c’est bien votre sœur!...
—La fille de mon père, mon ami.
—Mon Dieu! murmura don Paëz, moi qui l’ai traitée de Bohémienne...
—Je le sais, répondit don Fernand avec un sourire; mais je vous le pardonne, comme elle vous l’a pardonné sans doute... vous savez qu’elle vous aime, don Paëz; elle me l’a avoué. Voudrez-vous cimenter notre jeune amitié par les liens sacrés de la famille?
Don Paëz tressaillit et se tut.
—Je sais tout, reprit don Fernand; votre rencontre fortuite et le généreux appui que vous lui prêtâtes, il y a douze ans;—elle m’a avoué son amour aujourd’hui même; jamais elle ne m’en avait parlé.—Je sais encore, don Paëz, que l’infante d’Espagne vous aime, et que vous espérez toucher au but; mais ce que je sais encore et ce que vous ignorez sans doute, c’est qu’autour de Philippe II vous avez une nuée de rivaux et d’ennemis qui ont juré votre perte, et qui, même, viennent d’obtenir sur vous un premier avantage. Ce gouvernement de l’Albaïzin qu’on vous donne, don Paëz, c’est une disgrâce.
—Croyez-vous, sire, que j’en doute?
—Ce que vous ne savez pas encore, don Paëz, c’est que le roi Philippe II a un orgueil trop grand pour jamais sacrifier sa fille à un simple gentilhomme...
—Je suis fils de souverain, sire.
—Qu’importe! si vos pères sont déchus et si leurs descendants sont en exil?
Don Paëz baissa la tête et frappa le sol de son pied avec un geste de colère.
—Ami, reprit le roi de Grenade, vous vouliez être gendre de roi, soyez frère de roi.
Une fois encore, peut-être, l’hésitation entra au cœur de don Paëz; mais, par un dernier effort sur lui-même, il releva la tête et répondit:
—Non, cela ne se peut!
—Et pourquoi mon ami?
—Parce que, répondit don Paëz, l’amour tue l’ambition, et que je préfère l’ambition à l’amour.
—Insensé!
—Demandez à l’aigle, fit le gentilhomme avec enthousiasme, pourquoi son vol est si hardi que nul n’ose le mesurer? Demandez au génie pourquoi il s’écarte des routes frayées et marche sombre et à côté de la foule, aux lèvres de laquelle étincelle le rire? Et l’aigle, ce roi des airs, le génie, ce roi de l’espace, vous répondront qu’un souffle inconnu, une haleine brûlante les poussent, et que ce souffle, cette haleine, sont l’haleine et le souffle de Dieu!
Don Fernand se couvrit le visage de ses deux mains:
—O ma sœur, murmura-t-il, pauvre enfant dont l’amour a dompté et ployé la nature indépendante et sauvage, pauvre cœur brisé, le bonheur n’est point fait pour toi! une larme perla au travers de ses doigts, un moment il courba le front sous une douleur terrible; puis il le releva soudain et murmura:
—Les rois aussi doivent fermer leur cœur aux joies saintes de l’amour et de la famille, eux aussi doivent marcher tristes et seuls et renoncer au bonheur; ils doivent ne songer qu’à leur peuple.—Je suis roi, don Paëz, j’ai pris la couronne et tiré l’épée pour affranchir du joug le peuple de mes pères, il faudra que l’on brise cette couronne sur mon front et cette épée dans ma main, si je les dépose avant que ce peuple soit libre! Adieu, don Paëz, nulle malédiction ne franchira le seuil de cette maison où ton insensibilité sème le désespoir. Des cœurs amis te suivront, et si un jour, meurtri et brisé, las d’insulter au bonheur, tu lui demandes grâce enfin, reviens, don Paëz, reviens ici! Si Dieu a béni nos armes, si je suis roi de fait, comme aujourd’hui je le suis de droit, tu partageras ma puissance, nous règnerons ensemble, unis l’un à l’autre par le sourire et l’amour d’une femme dont nous tiendrons chacun une main.
—Taisez-vous! sire, tais-toi, don Fernand, s’écria le colonel des gardes, tu me feras chanceler si je t’écoutais plus longtemps. Adieu...
—Adieu donc, ami; dans vingt-quatre heures, la guerre aura mis entre nous des larmes et des flots de sang; sers ce maître que je combats, puisque telle est ta destinée; mais avant serrons-nous la main, et si, au jour d’une bataille, nous avons le temps de nous embrasser avant de croiser le fer...
—Nous le ferons, adieu!
Et don Paëz que l’émotion gagnait, s’enfuit précipitamment.
Dans la cour, Juan attendait, tenant en main le cheval de son maître et le sien.
Don Paëz sauta en selle et enfonça l’éperon aux flancs du généreux animal qui prit le galop en hennissant de douleur.
Au moment où le colonel des gardes atteignait le sommet de la colline d’où quelques heures auparavant il avait aperçu les lumières du castel arabe, les premières lueurs du jour, scintillant au milieu des ténèbres, pâlirent l’éclat des étoiles dans le ciel oriental, et ricochant sur la crête encore baignée de rosée des montagnes, le crépuscule resplendit sur le petit lac et éclaira cette demeure où le bonheur avait essayé d’enlacer don Paëz.
Le cavalier fit faire volte-face à sa monture, tourna les yeux vers le castel, contempla ce vallon paisible et verdoyant où la guerre allait bientôt transporter son sanglant théâtre, et, posant la main sur son cœur qui battait maintenant avec la froide régularité d’une horloge, il murmura avec un fier sourire:
—J’ai foulé aux pieds le présent pour lui préférer l’avenir; j’ai résisté au bonheur qui m’ouvrait les bras, parce que le bonheur ne suffit pas aux vastes aspirations de mon âme; j’ai eu le courage de résister à la seule femme que j’aie aimée, j’ai été sans pitié pour ses larmes; j’ai vu couler des pleurs de roi et ces pleurs ne m’ont point touché... Oh! je suis fort maintenant, et mes ennemis peuvent essayer d’entamer mon audace et ma volonté; cette audace et cette volonté sont un mur d’airain où se briseront leurs ongles et leurs dents de tigres! O ambition! merci, tu es le talisman des braves et des forts!
Trois jours après, don Paëz entrait dans les murs de l’Albaïzin; une heure plus tard, les troupes qu’il avait demandées au roi arrivaient, seulement elles étaient moindres de moitié, le régiment des gardes qu’il attendait ne devait point venir. La plupart des officiers qu’on lui envoyait étaient vendus au chancelier: un seul corps lui demeurait entièrement dévoué, celui des lansquenets allemands.
Don Paëz fronça le sourcil d’abord, et haussa les épaules ensuite.
—Bah! dit-il, j’ai mon étoile!
Le lendemain, il trouva cloué au chevet de son lit le billet suivant:
«Don Paëz, tu as refusé mon amour, je te hais... Souviens-toi du serment que tu as fait à la Bohémienne pour obtenir ta liberté et celle de l’infante; et si l’on te présente mon anneau, ne sois point parjure!»
Cinq jours après, le lévrier d’Hector, qu’il avait renvoyé à l’Escurial, arriva haletant et couvert de poussière. Il avait une bague dans la gueule; cette bague signifiait que la faveur de don Paëz était battue en brèche par ses rivaux.
—Vrai Dieu! se dit-il, la fortune voudrait-elle donc lutter avec moi? Eh bien, soit! je relève le gant... Fortune, à nous deux!