CXLVI
Fontainebleau, 24 juillet 1868.
Mon cher Panizzi,
Un mot à la hâte. L'impératrice me charge de vous demander si vous voulez venir passer quelque temps ici avec elle. Il n'y a personne d'étranger au Palais, que la maréchale de Malakof et moi. Le temps est magnifique et les murs sont si épais et les appartements si élevés, qu'on ne souffre pas trop de la chaleur. On dîne de bonne heure et on sort le soir en voiture. Sa Majesté dit que ce vous serait une bonne préparation pour les bains de Wiesbaden.
Adieu, mon cher Panizzi. Si cette lettre vous trouve encore à Londres, répondez aussitôt, et je pense que vous ne feriez pas mal en tout cas d'écrire quelques mots à Sa Majesté pour la remercier.