LVIII
Biarritz, 3 octobre 1865.
Mon cher Panizzi,
Nous quittons Biarritz, le 7 ou le 8 de ce mois, pour Paris. Leurs Majestés sont en très bonne santé.
La fille d'Émile de Girardin vient de mourir d'une angine couenneuse. L'impératrice lui a envoyé son médecin, malgré le danger, et est même allée voir la malade, un enfant de cinq ans. Girardin paraît avoir été très touché de cette marque d'intérêt, plus généreuse que prudente. J'espère qu'il n'en résultera rien de fâcheux.
Le temps est toujours admirable, et je n'ai jamais vu d'été comparable à ce dernier mois.
Adieu, mon cher Panizzi ; portez-vous bien et pensez, avant de passer le Rubicon, à y laisser un pont. La poste du matin va partir, et je ferme ma lettre à la hâte.