DÉDICACE

O pérégrines qui cheminez songeuses,

Songeant peut-être à des roses lointaines,

Pendant que la poussière et le soleil des plaines

Ont brûlé vos bras nus et votre âme incertaine,

O pérégrines qui cheminez songeuses,

Songeant peut-être à des roses lointaines !

Voici la route qui mène à la montagne,

Voici la claire fontaine où fleurissent les baumes,

Voici le bois plein d’ombre et d’anémones,

Voici les pins, voici la paix, voici les dômes,

Voici la route qui mène à la montagne,

Voici la claire fontaine où fleurissent les baumes !

O pérégrines qui cheminez songeuses,

Suivez la voix qui vous appelle au ciel :

Les arbres ont des feuillages aussi doux que le miel

Et les femmes au cœur pur y deviennent plus belles.

O pérégrines qui cheminez songeuses,

Suivez la voix qui vous appelle au ciel.