LIVRE PREMIER
CHAPITRE PREMIER
De l'amour.
Je cherche à me rendre compte de cette passion dont tous les développements sincères ont un caractère de beauté.
Il y a quatre amours différents:
1o L'amour-passion, celui de la Religieuse portugaise, celui d'Héloïse pour Abélard, celui du capitaine de Vésel, du gendarme de Cento[14].
[14] Les amis de M. Beyle lui ont demandé souvent qui étaient ce capitaine et ce gendarme; il répondait qu'il avait oublié leur histoire. P. M.
2o L'amour-goût, celui qui régnait à Paris vers 1760, et que l'on trouve dans les mémoires et romans de cette époque, dans Crébillon, Lauzun, Duclos, Marmontel, Chamfort, Mme d'Épinay, etc., etc.
C'est un tableau où, jusqu'aux ombres, tout doit être couleur de rose, où il ne doit entrer rien de désagréable sous aucun prétexte et sous peine de manquer d'usage, de bon ton, de délicatesse, etc. Un homme bien né sait d'avance tous les procédés qu'il doit avoir et rencontrer dans les diverses phases de cet amour; rien n'y étant passion et imprévu, il a souvent plus de délicatesse que l'amour véritable, car il a toujours beaucoup d'esprit; c'est une froide et jolie miniature comparée à un tableau des Carraches; et, tandis que l'amour-passion nous emporte au travers de tous nos intérêts, l'amour-goût sait toujours s'y conformer. Il est vrai que, si l'on ôte la vanité à ce pauvre amour, il en reste bien peu de chose; une fois privé de vanité, c'est un convalescent affaibli qui peut à peine se traîner.
3o L'amour physique.
A la chasse, trouver une belle et fraîche paysanne qui fuit dans le bois. Tout le monde connaît l'amour fondé sur ce genre de plaisir; quelque sec et malheureux que soit le caractère, on commence par là à seize ans.
4o L'amour de vanité.
L'immense majorité des hommes, surtout en France, désire et a une femme à la mode, comme on a un joli cheval, comme chose nécessaire au luxe d'un jeune homme. La vanité plus ou moins flattée, plus ou moins piquée, fait naître des transports. Quelquefois il y a l'amour physique, et encore pas toujours; souvent il n'y a pas même le plaisir physique. Une duchesse n'a jamais que trente ans pour un bourgeois, disait la duchesse de Chaulnes; et les habitués de la cour de cet homme juste, le roi Louis de Hollande, se rappellent encore avec gaieté une jolie femme de la Haye qui ne pouvait se résoudre à ne pas trouver charmant un homme qui était duc ou prince. Mais, fidèle au principe monarchique, dès qu'un prince arrivait à la cour, on renvoyait le duc: elle était comme la décoration du corps diplomatique.
Le cas le plus heureux de cette plate relation est celui où le plaisir physique est augmenté par l'habitude. Les souvenirs la font alors ressembler un peu à l'amour; il y a la pique d'amour-propre et la tristesse quand on est quitté; et, les idées de roman vous prenant à la gorge, on croit être amoureux et mélancolique, car la vanité aspire à se croire une grande passion. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'à quelque genre d'amour que l'on doive les plaisirs, dès qu'il y a exaltation de l'âme, ils sont vifs et leur souvenir entraînant; et dans cette passion, au contraire de la plupart des autres, le souvenir de ce que l'on a perdu paraît toujours au-dessus de ce qu'on peut attendre de l'avenir.
Quelquefois, dans l'amour de vanité, l'habitude ou le désespoir de trouver mieux produit une espèce d'amitié, la moins aimable de toutes les espèces; elle se vante de sa sûreté, etc.[15].
[15] Dialogue connu de Pont de Veyle avec Mme du Deffant, au coin du feu.
Le plaisir physique, étant dans la nature, est connu de tout le monde, mais n'a qu'un rang subordonné aux yeux des âmes tendres et passionnées. Si elles ont des ridicules dans le salon, si souvent les gens du monde, par leurs intrigues, les rendent malheureuses, en revanche elles connaissent des plaisirs à jamais inaccessibles aux cœurs qui ne palpitent que pour la vanité ou pour l'argent.
Quelques femmes vertueuses et tendres n'ont presque pas d'idée des plaisirs physiques; elles s'y sont rarement exposées, si l'on peut parler ainsi, et même alors les transports de l'amour-passion ont presque fait oublier les plaisirs du corps.
Il est des hommes victimes et instruments d'un orgueil infernal, d'un orgueil à l'Alfieri. Ces gens, qui peut-être sont cruels, parce que, comme Néron, ils tremblent toujours, jugeant tous les hommes d'après leur propre cœur, ces gens, dis-je, ne peuvent atteindre au plaisir physique qu'autant qu'il est accompagné de la plus grande jouissance d'orgueil possible, c'est-à-dire qu'autant qu'ils exercent des cruautés sur la compagne de leurs plaisirs. De là les horreurs de Justine. Ces hommes ne trouvent pas à moins le sentiment de la sûreté.
Au reste, au lieu de distinguer quatre amours différents, on peut fort bien admettre huit ou dix nuances. Il y a peut-être autant de façons de sentir parmi les hommes que de façons de voir; mais ces différences dans la nomenclature ne changent rien aux raisonnements qui suivent. Tous les amours qu'on peut voir ici-bas naissent, vivent et meurent, ou s'élèvent à l'immortalité, suivant les mêmes lois[16].
[16] Ce livre est traduit librement d'un manuscrit italien de M. Lisio Visconti, jeune homme de la plus haute distinction, qui vient de mourir à Volterre, sa patrie. Le jour de sa mort imprévue, il permit au traducteur de publier son essai sur l'Amour, s'il trouvait moyen de le réduire à une forme honnête.
Castel Fiorentino, 10 juin 1819.
CHAPITRE II
De la naissance de l'amour.
Voici ce qui se passe dans l'âme:
1o L'admiration.
2o On se dit: «Quel plaisir de lui donner des baisers, d'en recevoir! etc.»
3o L'espérance.
On étudie les perfections; c'est à ce moment qu'une femme devrait se rendre, pour le plus grand plaisir physique possible. Même chez les femmes les plus réservées, les yeux rougissent au moment de l'espérance; la passion est si forte, le plaisir si vif, qu'il se trahit par des signes frappants.
4o L'amour est né.
Aimer, c'est avoir du plaisir à voir, toucher, sentir par tous les sens, et d'aussi près que possible, un objet aimable et qui nous aime.
5o La première cristallisation[17] commence.
[17] Voir, pour plus ample explication de ce mot, le Rameau de Salzbourg (fragment inédit), à la fin du volume.
On se plaît à orner de mille perfections une femme de l'amour de laquelle on est sûr; on se détaille tout son bonheur avec une complaisance infinie. Cela se réduit à s'exagérer une propriété superbe, qui vient de nous tomber du ciel, que l'on ne connaît pas, et de la possession de laquelle on est assuré.
Laissez travailler la tête d'un amant pendant vingt-quatre heures, et voici ce que vous trouverez.
Aux mines de sel de Salzbourg, on jette dans les profondeurs abandonnées de la mine un rameau d'arbre effeuillé par l'hiver; deux ou trois mois après, on le retire couvert de cristallisations brillantes: les plus petites branches, celles qui ne sont pas plus grosses que la patte d'une mésange, sont garnies d'une infinité de diamants mobiles et éblouissants; on ne peut plus reconnaître le rameau primitif.
Ce que j'appelle cristallisation, c'est l'opération de l'esprit, qui tire de tout ce qui se présente la découverte que l'objet aimé a de nouvelles perfections.
Un voyageur parle de la fraîcheur des bois d'orangers à Gênes, sur le bord de la mer, durant les jours brûlants de l'été: quel plaisir de goûter cette fraîcheur avec elle!
Un de vos amis se casse le bras à la chasse: quelle douceur de recevoir les soins d'une femme qu'on aime! Être toujours avec elle et la voir sans cesse vous aimant ferait presque bénir la douleur; et vous partez du bras cassé de votre ami pour ne plus douter de l'angélique bonté de votre maîtresse. En un mot, il suffit de penser à une perfection pour la voir dans ce qu'on aime.
Ce phénomène, que je me permets d'appeler la cristallisation, vient de la nature qui nous commande d'avoir du plaisir et qui nous envoie le sang au cerveau, du sentiment que les plaisirs augmentent avec les perfections de l'objet aimé, et de l'idée: elle est à moi. Le sauvage n'a pas le temps d'aller au delà du premier pas. Il a du plaisir, mais l'activité de son cerveau est employée à suivre le daim qui fuit dans la forêt, et avec la chair duquel il doit réparer ses forces au plus vite, sous peine de tomber sous la hache de son ennemi.
A l'autre extrémité de la civilisation, je ne doute pas qu'une femme tendre n'arrive à ce point, de ne trouver le plaisir physique qu'auprès de l'homme qu'elle aime[18]. C'est le contraire du sauvage. Mais, parmi les nations civilisées, la femme a du loisir, et le sauvage est si près de ses affaires, qu'il est obligé de traiter sa femelle comme une bête de somme. Si les femelles de beaucoup d'animaux sont plus heureuses, c'est que la subsistance des mâles est plus assurée.
[18] Si cette particularité ne se présente pas chez l'homme, c'est qu'il n'a pas la pudeur à sacrifier pour un instant.
Mais quittons les forêts pour revenir à Paris. Un homme passionné voit toutes les perfections dans ce qu'il aime; cependant l'attention peut encore être distraite, car l'âme se rassasie de tout ce qui est uniforme, même du bonheur parfait[19].
[19] Ce qui veut dire que la même nuance d'existence ne donne qu'un instant de bonheur parfait; mais la manière d'être d'un homme passionné change dix fois par jour.
Voici ce qui survient pour fixer l'attention:
6o Le doute naît.
Après que dix ou douze regards, ou toute autre série d'actions qui peuvent durer un moment comme plusieurs jours, ont d'abord donné et ensuite confirmé les espérances, l'amant, revenu de son premier étonnement, et s'étant accoutumé à son bonheur, ou guidé par la théorie qui, toujours basée sur les cas les plus fréquents, ne doit s'occuper que des femmes faciles, l'amant, dis-je, demande des assurances plus positives et veut pousser son bonheur.
On lui oppose de l'indifférence[20], de la froideur ou même de la colère, s'il montre trop d'assurance; en France, une nuance d'ironie qui semble dire: «Vous vous croyez plus avancé que vous ne l'êtes.» Une femme se conduit ainsi, soit qu'elle se réveille d'un moment d'ivresse et obéisse à la pudeur, qu'elle tremble d'avoir enfreinte, soit simplement par prudence ou par coquetterie.
[20] Ce que les romans du XVIIe siècle appelaient le coup de foudre, qui décide du destin du héros et de sa maîtresse, est un mouvement de l'âme qui, pour avoir été gâté par un nombre infini de barbouilleurs, n'en existe pas moins dans la nature; il provient de l'impossibilité de cette manœuvre défensive. La femme qui aime trouve trop de bonheur dans le sentiment qu'elle éprouve pour pouvoir réussir à feindre; ennuyée de la prudence, elle néglige toute précaution et se livre en aveugle au bonheur d'aimer. La défiance rend le coup de foudre impossible.
L'amant arrive à douter du bonheur qu'il se promettait; il devient sévère sur les raisons d'espérer qu'il a cru voir.
Il veut se rabattre sur les autres plaisirs de la vie, il les trouve anéantis. La crainte d'un affreux malheur le saisit, et avec elle l'attention profonde.
7o Seconde cristallisation.
Alors commence la seconde cristallisation produisant pour diamants des confirmations à cette idée:
Elle m'aime.
A chaque quart d'heure de la nuit qui suit la naissance des doutes, après un moment de malheur affreux, l'amant se dit: Oui, elle m'aime; et la cristallisation se tourne à découvrir de nouveaux charmes; puis le doute à l'œil hagard s'empare de lui, et l'arrête en sursaut. Sa poitrine oublie de respirer; il se dit: Mais est-ce qu'elle m'aime? Au milieu de ces alternatives déchirantes et délicieuses, le pauvre amant sent vivement: Elle me donnerait des plaisirs qu'elle seule au monde peut me donner.
C'est l'évidence de cette vérité, c'est ce chemin sur l'extrême bord d'un précipice affreux, et touchant de l'autre main le bonheur parfait, qui donne tant de supériorité à la seconde cristallisation sur la première.
L'amant erre sans cesse entre ces trois idées:
1o Elle a toutes les perfections;
2o Elle m'aime;
3o Comment faire pour obtenir d'elle la plus grande preuve d'amour possible?
Le moment le plus déchirant de l'amour jeune encore est celui où il s'aperçoit qu'il a fait un faux raisonnement et qu'il faut détruire tout un pan de cristallisation.
On entre en doute de la cristallisation elle-même.
CHAPITRE III
De l'espérance.
Il suffit d'un très petit degré d'espérance pour causer la naissance de l'amour.
L'espérance peut ensuite manquer au bout de deux ou trois jours, l'amour n'en est pas moins né.
Avec un caractère décidé, téméraire, impétueux, et une imagination développée par les malheurs de la vie,
Le degré d'espérance peut être plus petit.
Elle peut cesser plus tôt, sans tuer l'amour.
Si l'amant a eu des malheurs, s'il a le caractère tendre et pensif, s'il désespère des autres femmes, s'il a une admiration vive pour celle dont il s'agit, aucun plaisir ordinaire ne pourra le distraire de la seconde cristallisation. Il aimera mieux rêver à la chance la plus incertaine de lui plaire un jour que recevoir d'une femme vulgaire tout ce qu'elle peut accorder.
Il aurait besoin qu'à cette époque, et non plus tard, notez bien, la femme qu'il aime tuât l'espérance d'une manière atroce, et le comblât de ces mépris publics qui ne permettent plus de revoir les gens.
La naissance de l'amour admet de beaucoup plus longs délais entre toutes ces époques.
Elle exige beaucoup plus d'espérance, et une espérance beaucoup plus soutenue, chez les gens froids, flegmatiques, prudents. Il en est de même des gens âgés.
Ce qui assure la durée de l'amour, c'est la seconde cristallisation, pendant laquelle on voit à chaque instant qu'il s'agit d'être aimé ou de mourir. Comment, après cette conviction de toutes les minutes, tournée en habitude par plusieurs mois d'amour, pouvoir seulement soutenir la pensée de cesser d'aimer? Plus un caractère est fort, moins il est sujet à l'inconstance.
Cette seconde cristallisation manque presque tout à fait dans les amours inspirées par les femmes qui se rendent trop vite.
Dès que les cristallisations ont opéré, surtout la seconde, qui de beaucoup est la plus forte, les yeux indifférents ne reconnaissent plus la branche d'arbre:
Car, 1o elle est ornée de perfections ou de diamants qu'ils ne voient pas;
2o Elle est ornée de perfections qui n'en sont pas pour eux.
La perfection de certains charmes dont lui parle un ancien ami de sa belle, et une certaine nuance de vivacité aperçue dans ses yeux, sont un diamant de la cristallisation[21] de Del Rosso. Ces idées aperçues dans une soirée le font rêver toute une nuit.
[21] J'ai appelé cet essai un livre d'idéologie. Mon but a été d'indiquer que, quoiqu'il s'appelât l'Amour, ce n'était pas un roman, et que surtout il n'était pas amusant comme un roman. Je demande pardon aux philosophes d'avoir pris le mot idéologie: mon intention n'est certainement pas d'usurper un titre qui serait le droit d'un autre. Si l'idéologie est une description détaillée des idées et de toutes les parties qui peuvent les composer, le présent livre est une description détaillée et minutieuse de tous les sentiments qui composent la passion nommée l'amour. Ensuite je tire quelques conséquences de cette description, par exemple, la manière de guérir l'amour. Je ne connais pas de mot pour dire, en grec, discours sur les sentiments, comme idéologie indique discours sur les idées. J'aurais pu me faire inventer un mot par quelqu'un de mes amis savants, mais je suis déjà assez contrarié d'avoir dû adopter le mot nouveau de cristallisation, et il est fort possible que si cet essai trouve des lecteurs, ils ne me passent pas ce mot nouveau. J'avoue qu'il y aurait eu du talent littéraire à l'éviter; je m'y suis essayé, mais sans succès. Sans ce mot, qui suivant moi exprime le principal phénomène de cette folie nommée amour, folie cependant qui procure à l'homme les plus grands plaisirs qu'il soit donné aux êtres de son espèce de goûter sur la terre, sans l'emploi de ce mot qu'il fallait sans cesse remplacer par une périphrase fort longue, la description que je donne de ce qui se passe dans la tête et dans le cœur de l'homme amoureux devenait obscure, lourde, ennuyeuse, même pour moi qui suis l'auteur: qu'aurait-ce été pour le lecteur?
J'engage donc le lecteur qui se sentira trop choqué par ce mot de cristallisation à fermer le livre. Il n'entre pas dans mes vœux, et sans doute fort heureusement pour moi, d'avoir beaucoup de lecteurs. Il me serait doux de plaire beaucoup à trente ou quarante personnes de Paris que je ne verrai jamais, mais que j'aime à la folie, sans les connaître. Par exemple, quelque jeune Mme Roland, lisant en cachette quelque volume qu'elle cache bien vite, au moindre bruit, dans les tiroirs de l'établi de son père, lequel est graveur de boîtes de montre. Une âme comme celle de Mme Roland me pardonnera, je l'espère, non seulement le mot de cristallisation employé pour exprimer cet acte de folie, qui nous fait apercevoir toutes les beautés, tous les genres de perfection dans la femme que nous commençons à aimer, mais encore plusieurs ellipses trop hardies. Il n'y a qu'à prendre un crayon et écrire entre les lignes les cinq ou six mots qui manquent.
Une repartie imprévue qui me fait voir plus clairement une âme tendre, généreuse, ardente, ou, comme dit le vulgaire, romanesque[22], et mettant au-dessus du bonheur des rois le simple plaisir de se promener seule avec son amant à minuit, dans un bois écarté, me donne aussi à rêver toute une nuit[23].
[22] Toutes ses actions eurent d'abord à mes yeux cet air céleste qui sur le champ fait d'un homme un être à part, le différencie de tous les autres. Je croyais lire dans ses yeux cette soif d'un bonheur plus sublime, cette mélancolie non avouée qui aspire à quelque chose de mieux que ce que nous trouvons ici-bas, et qui, dans toutes les situations où la fortune et les révolutions peuvent placer une âme romanesque,
… Still prompts the celestial sight,
For which we wish to live or dare to die.
(Ultima lettera di Bianca a sua madre. Forlì, 1817.)
[23] C'est pour abréger et pouvoir peindre l'intérieur des âmes que l'auteur rapporte, en employant la formule du je, plusieurs sensations qui lui sont étrangères; il n'avait rien de personnel qui méritât d'être cité.
Il dira que ma maîtresse est une prude; je dirai que la sienne est une fille.