LEÇON LXXV.
LES HABITS.
En ce tems-là; on m'amena un jour un marchand d'habits: choisis, me dit-on, le costume qui sera le plus de ton goût; veux-tu de cette lévite de lin?—Non! on me prendrait pour un hypocrite.—Veux-tu de cet uniforme militaire?—Non! puisque tous les hommes sont mes freres.—Prends donc cette toge?—Non! les enfans des plaideurs me la déchireroient.—Et cet habit tout d'or?—Non! le peuple me confondroit avec ces sangsues privilégiées, qui s'enrichissent, en appauvrissant leurs compatriotes, & dont le superflu coûte le nécessaire des autres.—Tu ne refuseras pas sans doute ce manteau de pourpre? Commande.—Non! je sais trop ce qu'il en coûte pour obéir... Ce manteau de laine me conviendra bien mieux.—Quoi! tu voudrois être philosophe?—Pourquoi pas?