FIN.

TABLE DES MATIÈRES.

SECONDE PARTIE.

HISTOIRE DES QUARTIERS DE PARIS.

[--] Préliminaires. 1

LIVRE PREMIER.

LA SEINE, SES ÎLES, SES QUAIS, SES PONTS.

CHAPITRE PREMIER.

[--] La Seine. 6

CHAPITRE II.

[--] Les Îles. 7

CHAPITRE III.

[--] Île Saint-Louis. 8

CHAPITRE IV.

[--] Île de la Cité. 12
[§ 1.] Quais de la Cité. 14
[§ 2.] Rue d'Arcole et le Parvis Notre-Dame. 17
[§ 3.] L'église Notre-Dame. 18
[§ 4.] L'Hôtel-Dieu. 23
[§ 5.] Rue de la Cité. 27
[§ 6.] Rue de la Barillerie. 30
[§ 7.] Le Palais-de-justice et la Préfecture de police. 32
[§ 8.] Rue de Harlay et place Dauphine. 39

CHAPITRE V.

[--] Les Quais.
(L'Arsenal.--La place du Châtelet.--La Halle-aux-Vins.--Le Couvent desAugustins.--L'hôtel de Nesle.--Le collége des Quatre-Nations.--Le quaiMalaquais.--Le Palais de l'Assemblée nationale)
39 à 55

CHAPITRE VI.

[--]

Les Ponts.

55 à 61

LIVRE II.

PARIS SEPTENTRIONAL.

CHAPITRE PREMIER.

La place de Grève, la rue Saint-Antoine, la place de la Bastille, lefaubourg Saint-Antoine.

[§ 1.] La place de Grève et l'Hôtel-de-Ville. 61
[§ 2.] La rue et le quartier Saint-Antoine.
(L'église Saint-Gervais.--L'hôtel Saint-Paul.--L'hôtel des Tournelles.--La place Royale. L'église Saint-Paul-Saint-Louis.--L'église Sainte-Catherine-du-Val-des-Écoliers.--L'hôtel de la Force.--L'hôtel Lamoignon.--La rue Saint-Paul.--Le couvent des Célestins.--L'hôtel Lesdiguière, etc.)
70
[§ 3.] La place de la Bastille et les boulevards.
(La Bastille.--La colonne deJuillet.--Le boulevard Beaumarchais.)
89
[§ 4.] Le faubourg Saint-Antoine.
(La rue de Charenton.--La rue de Reuilly.--La rue de la Roquette.--Le cimetière du père Lachaise.--La rue de Charonne.)
94

CHAPITRE II.

[--] La Vieille-rue-du-Temple, le Marais et la rue Ménilmontant.
(L'imprimerie impériale.--L'église de Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux.--Les archives nationales.--La rue Saint-Louis.--L'église des Minimes.--La rue Popincourt, etc.).
103

CHAPITRE III.

[--]

La rue et le faubourg du Temple.

114
§ 1. La rue du Temple et le Temple.
(Rue de la Verrerie.--Rue Rambuteau.--Les Madelonnettes.--L'église Sainte-Élisabeth, etc.).
[§ 2.] Le boulevard et le faubourg du Temple. 124

CHAPITRE IV.

[--]

La rue et le faubourg Saint-Martin.

127
§ 1. La rue Saint-Martin.
(L'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie.--L'église Saint-Merry.--L'église Saint-Nicolas-des-Champs.--Le prieuré Saint-Martin-des-Champs.--Les rues des Écrivains, des Lombards, des Vieilles-Étuves, aux Ours, Quincampoix, Bourg-l'Abbé, etc.)
[§ 2.] Le boulevard et le faubourg Saint-Martin.
(L'hospice des Incurables.--La foire Saint-Laurent.--La butte de Montfaucon.--Le canal Saint-Martin, etc.)
142

CHAPITRE V.

La rue et le faubourg Saint-Denis.

[§ 1.] La rue Saint-Denis.
(Les églises Sainte-Opportune, des Saints-Innocents, du Saint-Sépulcre, Saint-Leu-Saint-Gilles.--L'hôpital de la Trinité.--Le couvent des Filles-Dieu.--Rue Perrin-Gasselin.--Rue de la Ferronnerie.--Rue Mauconseil.--L'hôtel de Bourgogne.--La cour des Miracles).
148
[§ 2.] Le boulevard et le faubourg Saint-Denis. 172

CHAPITRE VI.

Les Halles, la rue Montorgueil et le faubourg Poissonnière.

[§ 1.] Les Halles. 178
[§ 2.] La rue Montorgueil et le faubourg Poissonnière. 183

CHAPITRE VII.

[--] La rue et le faubourg Montmartre.
(L'église Saint-Eustache.--L'hôtel de Soissons.--Rue Jean-Jacques Rousseau.--Rue Grange-Batelière.--Rue Geoffroy-Marie.--Rue de la Victoire.)
188

CHAPITRE VIII.

[--]

Quartier du Palais-Royal, de la Bourse et de la placeVendôme.

198
[I.] Rue Croix-des-Petits-Champs, place des Victoires etrue Notre-Dame-des-Victoires. 200
II. Le Palais Royal, la rue Vivienne et la Bourse.
[§ 1.] Le Palais-Royal. 203
[§ 2.] La rue Vivienne et la place de la Bourse. 214
[III.] La rue Richelieu.
(Le Théâtre-Français, la bibliothèque nationale, le boulevard des Italiens, la rue Neuve-Saint-Augustin, etc.)
218
[IV.] La butte Saint-Roch, les rues Sainte-Anne et de Grammont. 224
[V.] La place Vendôme et la rue de la Paix. 225
[VI.] La rue de la Concorde et l'église de la Madeleine. 230

CHAPITRE IX.

Le quartier de la Chaussée-d'Antin.

[§ 1.] Les rues de la Chaussée-d'Antin et de Clichy. 232
[§ 2.] La rue Saint-Lazare. 236

CHAPITRE X.

[§ 1.] La rue Saint-Honoré.
(L'Oratoire.--L'église Saint-Roch.--Les Jacobins.--Les Feuillants.--Les Capucins.--Les rues des Bourdonnais, de la Tonnellerie, de l'Arbre-Sec.--L'église Saint-Germain-l'Auxerrois.--L'hôtel des Fermes.--L'hôtel de Rambouillet.--La rue Saint-Nicaise.--Les rues de Castiglione et de Rivoli, etc.)
238
[§ 2.] Le faubourg Saint-Honoré. 254

CHAPITRE XI.

Le Louvre, les Tuileries, la place de la Concorde etles Champs-Élysées.

[§ 1.] La rue de Rivoli. 258
[§ 2.] Le Louvre. 259
[§ 3.] La place du Carrousel, le palais et le jardin des Tuileries. 265
[§ 4.] La place de la Concorde, les Champs-Élysées, l'arc del'Étoile. 274

LIVRE III.

PARIS MÉRIDIONAL.

CHAPITRE PREMIER.

[--] La place Maubert, la rue Saint-Victor, le Jardin-des-Planteset la Salpétrière. 280

CHAPITRE II.

[--]

La Montagne-Sainte-Geneviève, la rue Mouffetard,les Gobelins.

294
[§ 1.] Rue de la Montagne-Sainte-Geneviève.
(L'église et l'abbaye Sainte-Geneviève, le collége Montaigu, la rue Saint-Jean-de Beauvais, etc.)
297
[§ 2.] Rues Descarte et Mouffetard.
(L'église Saint-Médard, l'église Saint-Marcel, la manufacture des Gobelins, l'hôpital de Lourcine, etc.)
306

CHAPITRE III.

La rue et le faubourg Saint-Jacques.

[§ 1.] La rue Saint-Jacques.
(Le collége de France, le lycée Louis-le-Grand, l'hôtel Cluny, le Panthéon, etc.)
315
[§ 2.] Le faubourg Saint-Jacques.
(Les Carmélites, le Val-de-Grâce, Port-Royal, etc.)
330

CHAPITRE IV.

Les rues de la Harpe, d'Enfer et de Vaugirard.

[§ 1.] La rue de la Harpe. 338
[§ 2.] La rue d'Enfer. 345
[§ 3.] La rue de Vaugirard. 351

CHAPITRE V.

Les rues Saint-André-des-Arts, de Bussy, du Four, deSèvres.

[--] (L'Abbaye-aux-Bois, la rue Gît-le-Cœur, la rue de l'Ancienne-Comédie, l'abbaye Saint-Germain-des-Prés,la foire Saint-Germain, etc.). 359

CHAPITRE VI.

Le faubourg Saint-Germain, les Invalides et leChamp-de-Mars.

[§ 1.] Le faubourg Saint-Germain. 377
[I.] Rue de Lille. 380
[II.] Rue de l'Université. 382
[III.] Rue Saint-Dominique. 384
[IV.] Rue de Grenelle. 386
[V.] Rue de Varennes. 387
[§ 2.] L'Hôtel des Invalides et le Champ-de-Mars. 387

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.

Note 1: Voyez Hist. gén. de Paris, p. 23. [(retour)]

Note 2: «L'île Saint-Louis présente le singulier phénomène d'être le seul quartier de Paris qui ne loge pas de filles publiques; toutes celles qui, à différentes reprises, ont voulu s'y établir n'ont pu y rester. Cette particularité peut s'expliquer par les mœurs et les habitudes de ce quartier. Tout le monde s'y connaît: c'est une petite ville au milieu d'une grande; les mœurs graves et austères de l'ancienne magistrature qui l'habitait autrefois s'y sont conservées. Chaque maison a les traditions de ses anciens maîtres; et l'ordre, le travail, ainsi que les vertus privées, font le caractère des négociants qui y habitent aujourd'hui; il n'est pas jusqu'aux ouvrières de toute espèce qui peuplent les combles qui ne se fassent remarquer par leur décence et leur vertu[A].» A: Parent-Duchâtelet, De la Prostitution, etc., t. I. p. 538. [(retour)]

Note 3: Voyez Hist. gén. de Paris, p. 173. [(retour)]

Note 4: Voyez Hist. gén. de Paris, p. 11. [(retour)]

Note 5: Hist. gén. de Paris, p. 5. [(retour)]

Note 6:
TIB. CÆSARE. AUG. JOVI. OPTUMO.
MAXUMO... M. NAUTÆ. PARISIAC.
PUBLICE. POSUERUNT. [(retour)]

Note 7: Grég. de Tours, liv. VII, ch. VIII. [(retour)]

Note 8: Hist. gén. de Paris, p. 172. [(retour)]

Note 9: Les archevêques de Paris étaient seigneurs temporels d'une partie de la Cité, du bourg Saint-Marcel, de la Ville-l'Évêque et de neuf autres fiefs dans Paris: la Trémoille ou les Bourdonnais, le Roule, la Grange-Batélière, les Rosiers, Tirechappe, Thibault-aux-Dés, les Tombes, près l'Estrapade, et Poissy, près des Chartreux. Leur revenu s'élevait à 200,000 livres. Ils avaient, dans leur dépendance directe, ou, pour mieux dire, dans leur propriété, les trois églises collégiales de Saint-Marcel, de Sainte-Opportune et de Saint-Honoré, lesquelles étaient appelées les filles de l'archevêque. Leur diocèse comprenait 22 chapitres, 31 abbayes, 66 prieurés, 184 couvents, 472 cures, 256 chapelles, 34 maladreries. [(retour)]

Note 10: Le chapitre de Notre-Dame était presque aussi riche et puissant que l'archevêque: son revenu s'élevait à 180,000 livres, et il avait, dans sa dépendance, les quatre églises collégiales de Saint-Merry, du Saint-Sépulcre, de Saint-Benoît, de Saint-Étienne-des-Grés, lesquelles étaient appelées les filles de Notre-Dame. [(retour)]

Note 11: Auguet de Monthyon, conseiller d'état, mort en 1819, a laissé aux hôpitaux une somme de 5,312,000 francs. [(retour)]

Note 12: Piganiol de la Force, t. I, p. 436. [(retour)]

Note 13: Hist. gén. de Paris, p. 43 et 82. [(retour)]

Note 14: Fèvre, faber, ouvrier. Cette maison a donné son nom dénaturé à la rue aux Fèves. [(retour)]

Note 15: Voy. Hist. gén. de Paris, p. 4. [(retour)]

Note 16: Cette restauration, ainsi que celle de Notre-Dame, est l'œuvre de M. Lassus. [(retour)]

Note 17: Le Parlement de Paris avait dans son ressort 172 tribunaux inférieurs dits présidiaux, bailliages, sénéchaussées, châtellenies, et distribués dans l'Île-de-France, la Champagne, la Picardie, l'Orléanais, le Perche, le Maine, l'Anjou, la Touraine, le Berry et le Nivernais, ce qui mettait dans la juridiction du Parlement de Paris une population de dix millions d'âmes. Il se subdivisait en grand'chambre, trois chambres des enquêtes et requêtes, et chambre criminelle; et il était composé: 1º des princes du sang et des pairs de France; 2º d'un premier président, de 9 présidents à mortier, de 130 conseillers; 3º d'un procureur général, de 3 avocats généraux et de 18 substituts; 4º de 22 greffiers, de 27 huissiers, de 330 procureurs, et de 500 avocats. [(retour)]

Note 18: On y lit encore: «Aux fosseyeurs des Saints-Innocents, 20 livres, à eux ordonnées par les prévôt des marchands et échevins, par leur mandement du 13 septembre 1572, pour avoir enterré, depuis huit jours, onze cents corps morts, ès environs de Saint Cloud, Auteuil et Chaillot.» [(retour)]

Note 19: On vient de détruire toutes les maisons qui le bordaient, afin de l'élargir et de le mettre en harmonie avec les autres voies nouvelles qui avoisinent l'Hôtel-de-Ville. [(retour)]

Note 20: Voy. Hist. génér. de Paris, p. 40 et 85. [(retour)]

Note 21: Voy. Hist. gén. de Paris, p. 31. [(retour)]

Note 22: On doit le reconstruire pour le mettre dans l'alignement de la grande artère centrale, dite boulevard de Sébastopol. [(retour)]

Note 23: Aujourd'hui on le reconstruit pour le mettre dans l'alignement du boulevard de Sébastopol. [(retour)]

Note 24: Il y en avait un cinquième, qui n'existe plus, le Pont-aux-Meuniers, qui joignait le quai de la Mégisserie au quai de l'Horloge: il fut enlevé par les eaux en 1596, avec ses maisons et ses habitants, «par le mauvais gouvernement et la méchante police de Paris,» dit l'Estoile. Rétabli par un nommé Marchand, dont il prit le nom, il fut brûlé en 1621 et non reconstruit. [(retour)]

Note 25: Tabl. de Paris, t. I, p. 158. [(retour)]

Note 26: Voy. Hist. gén. de Paris, p. 12 et 20. [(retour)]

Note 27: Tableau de Paris, t. II, p. 38. [(retour)]

Note 28: En 1818, des fouilles faites dans cette rue ont amené la découverte d'un très-grand nombre de tombeaux en pierre dans lesquels les corps étaient entièrement réduits en poussière. [(retour)]

Note 29: Voy. Hist. gén. de Paris, p. 28. [(retour)]

Note 30: Depuis que la rue de Rivoli a été prolongée aux dépens de la rue Saint-Antoine, la rue Pavée n'aboutit plus directement dans la rue Saint-Antoine, mais dans la rue de Rivoli. [(retour)]

Note 31: La rue Malher; c'est le nom d'un jeune officier tué dans les journées de juin 1848. [(retour)]

Note 32: Mém. de Conrart, p. 133. [(retour)]

Note 33: Ce tombeau, qui est sans cesse orné de couronnes d'immortelles, n'est pas le tombeau du Paraclet, où furent enterrés les deux époux. Il a été composé de toutes pièces par Alex. Lenoir, avec les débris du cloître du Paraclet, et, lui-même, y a déposé les ossements des célèbres amants. Les figures couchées sur le tombeau sont des statues du XIIIe siècle, auxquelles le statuaire Desenne a ajouté des têtes modelées d'après les crânes des deux époux. [(retour)]

Note 34: «Jamais un homme n'a été regretté si sincèrement: tout ce quartier où il a logé, et tout Paris et tout le peuple étaient dans le trouble et dans l'émotion.» (Mme de Sévigné, Lettre du 31 juillet 1675.) [(retour)]

Note 35: On peut se figurer l'emplacement de la tour du Temple, en prolongeant les rues des Enfants-Rouges et du Forez: la tour était exactement à l'intersection de ces deux prolongements. [(retour)]

Note 36: On a fait récemment disparaître le vieux nom de cette rue fameuse, qui n'est plus, aujourd'hui, que la continuation de la rue Beaubourg. [(retour)]

Note 37: Cette école se signala par son ardeur révolutionnaire, et elle figura dans toutes les fêtes jacobines. Le jour de l'apothéose de Marat (1er vendémiaire an III), on la vit sur le théâtre de l'Égalité (Théâtre-Français) donner, dit le Moniteur, un spectacle aussi nouveau qu'intéressant: «Associant à leurs jeux le célèbre Préville, ils montraient au public quelle avait été l'éducation sous l'ancien régime et ce qu'elle pouvait être sous celui de la liberté. La pièce qu'ils ont jouée ou plutôt donnée, avait trois actes. Le premier est une parodie grotesque de l'éducation ancienne. Les deux derniers actes ont procuré un plaisir vrai. Avec quelle satisfaction le public a vu ces jeunes gens dans leur atelier, s'occupant de leurs travaux ordinaires. Comme il a applaudi à leurs jeux militaires exécutés avec autant de précision que pourraient le faire des hommes longtemps exercés!» (Moniteur du 4 vendémiaire.) [(retour)]

Note 38: Voir les lettres de Mme de Sévigné, a. 1655. [(retour)]

Note 39: Lettres, t. II, p. 514. [(retour)]

Note 40: Il y aurait lieu d'établir ici un nouveau chapitre pour la voie nouvelle dite Boulevard de Sébastopol, qu'on ouvre en ce moment entre les rues Saint-Martin et Saint-Denis et parallèlement à ces rues. Mais ce boulevard ne sera achevé que dans quelques années. Il part de la place du Châtelet, coupe successivement les rues des Lombards, Rambuteau, aux Ours, Grenetat, du Ponceau, Neuve-St-Denis, Sainte-Appoline et le boulevard Saint-Denis. Il est entièrement construit entre les faubourgs Saint-Martin et Saint-Denis, et aboutit à l'embarcadère du chemin de fer de Strasbourg; il doit être continué à travers la Cité, sur la rive gauche de la Seine, et ouvrir ainsi tout Paris du nord au sud. Il diminuera singulièrement l'importance des rues Saint-Martin et Saint-Denis, dont il ne sera séparé que par des plaquettes de maisons. [(retour)]

Note 41: Voir rue Saint-Victor, liv. III ch. i [(retour)]

Note 42: Voici une lettre de faire part d'un décès célébré à l'hôpital Sainte-Catherine: "Un de vos frères vient de perdre sa fille. "Conformément à la sixième et dernière section des pratiques des théophilanthropes, décrite dans leur Manuel, p. 50, un des lecteurs rappellera la défunte au souvenir des assistants dans la fête religieuse et morale qui sera célébrée dimanche prochain, 7 mai, octodi 18 floréal an V, à onze heures précises du matin, rue Denis, 34, près celle des Lombards. "Le père vous invite à venir avec lui attacher une fleur à l'urne de son enfant et prier le Créateur de la recevoir dans son sein paternel." [(retour)]

Note 43: Voir rue Saint-Jacques, liv. III, ch. III. [(retour)]

Note 44: Cette porte et l'enclos ont disparu récemment et sont absorbés dans le boulevard de Sébastopol. [(retour)]

Note 45: Il avait fait son étude d'une première chambre «fort grande et fort claire,» où ses dix mille volumes étaient «rangés en belle place et bel air.» «J'ai fait mettre, dit-il, sur le manteau de la cheminée un beau tableau d'un crucifix qu'un peintre me donna en 1627. Aux deux côtés du bon Dieu, nous y sommes tous deux en portrait, le maître et la maîtresse; au-dessous du crucifix sont les deux portraits de feu mon père et de feu ma mère; aux deux coins sont les deux portraits d'Erasme et de Scaliger. Vous savez bien le mérite de ces deux hommes divins. Outre les ornements qui sont à ma cheminée, il y a, au milieu de ma bibliothèque, une grande poutre qui passe par le milieu de la largeur, de bout en bout, sur laquelle il y a douze tableaux d'hommes illustres d'un côté et autant de l'autre; si bien que je suis, Dieu merci, en belle et bonne compagnie avec belle clarté.» (Lettres, t. II, p. 584.) [(retour)]

Note 46: Voyez chap. X. [(retour)]

Note 47: Sauval, t. I, p. 510. [(retour)]

Note 48: «Tout autour de ce jardin on a construit des loges en bois, ayant chacune une porte et une croisée, avec un numéro au-dessus de la porte. Il y en a 138, toutes égales, propres et peintes. Le jardin a deux entrées, l'une, dans la rue de Grenelle, et l'autre, dans la rue des Deux-Écus, avec des Suisses aux portes et des corps de garde. Une ordonnance du roi défend de laisser entrer ni artisans, ni laquais, ni ouvriers.» (Journal de Barbier, t. I, p. 45.) [(retour)]

Note 49: «Nous traversâmes une fort petite antichambre, où des ustensiles de ménage étaient proprement arrangés; de là, nous entrâmes dans une autre chambre où Jean-Jacques était assis en redingote et en bonnet blanc, occupé à copier de la musique... Près de lui était une épinette, sur laquelle il essayait de temps en temps quelques airs. Deux petits lits de cotonnade rayée de bleu et de blanc comme la tenture de sa chambre, une commode, une table et quelques chaises, faisaient tout son mobilier... Sa femme était assise, occupée à coudre du linge; un serin chantait dans sa cage suspendue au plafond; des moineaux venaient manger du pain sur les fenêtres ouvertes du côté de la rue, et, sur celle de l'antichambre, on voyait des caisses et des pots remplis de plantes telles qu'il plaît à la nature de les semer. Il y avait, dans l'ensemble de son petit ménage, un air de propreté, de paix, de simplicité, qui faisait plaisir.» (Oeuvres de Bernardin de Saint-Pierre, t. XII, p. 41.) [(retour)]

Note 50: C'est dans cet hôtel qu'a été composée une des meilleures descriptions de Paris, celle de Piganiol de la Force, gouverneur des pages du comte de Toulouse. [(retour)]

Note 51: Le corps de Colbert fut conduit la nuit, de son hôtel à l'église Saint-Eustache, de peur qu'il ne fût insulté par le peuple, qui attribuait au grand ministre la lourdeur des impôts. [(retour)]

Note 52: On lit dans le Journal de Dangeau, à l'année 1707, à propos de ce couvent: «On veut établir une grande réforme dans les Petits-Pères de Paris, et on en a chassé plusieurs qui menoient une vie un peu scandaleuse. Ces Petits-Pères avoient des portes par où ils entroient et sortoient sans être vus, et y faisoient entrer des femmes. Ils avoient des chambres et des lits où rien ne manquoit, jusqu'aux toilettes, et on y faisoit bonne chère: à la fin le roi y a mis la main.» [(retour)]

Note 53: La famille Rambouillet fit bâtir alors le fameux hôtel Rambouillet de la rue Saint-Thomas-du-Louvre. [(retour)]

Note 54: En 1641, une autre représentation de cette pièce y fut donnée pour célébrer le mariage de Clémence de Maillé, nièce du cardinal, avec le duc d'Enghien (le grand Condé): «La France, ni possible les pays estrengers, dit un contemporain, n'ont jamais veu un si magnifique théâtre, et dont la perspective apportât plus de ravissement aux yeux des spectateurs. La beauté de la grand'salle où se passoit l'action s'accordoit merveilleusement bien avec les majestueux ornements de ce superbe théâtre, sur lequel, avec un transport difficile à exprimer, paraissoient de fort délicieux jardins ornés de grottes, de statues, de fontaines et de grands parterres en terrasse sur la mer, avec des agitations qui sembloient naturelles aux vagues de ce vaste élément, et deux grandes flottes, dont l'une paroissoit éloignée de deux lieues, qui passèrent toutes deux à la vue des spectateurs, etc... Après la comédie, trente-deux pages vinrent apporter une collation magnifique à la reine et à toutes les dames, et peu après sortit de dessous la toile un pont doré conduit par deux grands paons, qui fut roulé depuis le théâtre jusque sur le bord de l'eschaffaud de la reine, et aussitôt la toile se leva, et au lieu de tout ce qui avoit été vu sur le théâtre, y parut une grande salle dorée et enrichie des plus magnifiques ornements, éclairée de seize chandeliers de cristal, au fond de laquelle étoit un throsne pour la reine, des siéges pour les princesses, et aux deux côtés de la salle des formes pour les dames. La reine passa sur ce pont pour aller s'assoir sur son throsne, laquelle dansa un grand branle avec les princes, les princesses, les seigneurs et dames... » [(retour)]

Note 55: A Ampudia Amanda. Elle a vécu dix-sept ans. Pithusa, sa mère, a fait ce monument. [(retour)]

Note 56: Riouffe, Mém. sur les prisons, p. 69. [(retour)]

Note 57: On lit dans ce privilége contre-signé Colbert: «Attendu que lesdits opéras et représentations sont des ouvrages de musique tout différents des Comédies récitées, voulons et nous plaît que tous les gentilshommes, damoiselles et autres personnes puissent chanter audit Opéra sans que pour ce ils ne dérogent aux titres de noblesse, ni à leurs priviléges, charges, droits et immunités...» [(retour)]

Note 58: Il y a vingt ans à peine que le dernier acacia de la dernière guinguette des Porcherons a disparu; il était au coin de la rue de Clichy, près du cabaret Ramponeau. [(retour)]

Note 59: La partie de la rue des Fossés comprise entre les rues de la Monnaie et de l'Arbre-Sec et qui aujourd'hui est absorbée dans la rue de Rivoli, s'appelait alors Béthizy. [(retour)]

Note 60: «Fils d'un riche marchand de vins des halles, qui n'avait rien épargné à le faire instruire.» (Guy Patin t. I, p. 505.) [(retour)]

Note 61: Voyez, dans le chapitre suivant, le palais des Tuileries et la place du Carrousel. [(retour)]

Note 62: Mém., t. II, p. 98. [(retour)]

Note 63: On détruisit alors en partie l'hôtel du Petit-Bourbon, qui était situé sur l'emplacement de la Colonnade entre la rivière et l'ancienne rue Jehan Everout. Cet hôtel, bâti sur les ruines d'une maison qui avait appartenu au surintendant Marigny, était la demeure du fameux connétable de Bourbon, sur lequel il fut confisqué. A sa mort, on fit peindre de jaune la porte, le seuil et les fenêtres: «C'était la coutume, dit le Dictionnaire de Trévoux, pour déclarer un homme traître à son roi.» Cet hôtel avait une vaste galerie où l'on établit un théâtre pour les ballets et les fêtes de la cour. Henri III donna ce théâtre à des bouffons italiens «qui avaient tel concours, dit l'Estoile, que les quatre meilleurs prédicateurs de Paris n'en avaient tous ensemble quand ils prêchaient.» Cette galerie fut le lieu d'assemblée des États-Généraux de 1614. En 1645, elle redevint un théâtre pour des comédiens italiens et fut donnée à Molière en 1658: c'est là qu'il fit jouer l'Étourdi et le Dépit amoureux. La partie conservée de l'hôtel du Petit-Bourbon a servi de garde-meuble jusqu'en 1758, où elle fut détruite. [(retour)]

Note 64: Poussin habita l'une de ces maisons: «Je fus conduit, le soir, raconte-t-il, dans l'appartement qui m'avait été destiné: c'est un petit palais, car il faut l'appeler ainsi. Il est situé au milieu du jardin des Tuileries. Il y a en outre un beau jardin rempli d'arbres à fruits, avec une quantité de fleurs, d'herbes et de légumes.... J'ai des points de vue de tous les côtés, et je crois que c'est un paradis pendant l'été....» [(retour)]

Note 65: Ce monolithe a 22 m. 83 c. de hauteur. Son poids total est de 220,528 kil. [(retour)]

Note 66: Voyez p. 49. [(retour)]

Note 67: «Les corps que l'Hôtel-Dieu vomit journellement sont portés à Clamart: c'est un vaste cimetière dont le gouffre est toujours béant. Ces corps n'ont point de bière; ils sont cousus dans une serpillière et mis dans un chariot traîné par douze hommes, qui part tous les jours de l'Hôtel-Dieu à quatre heures du matin; il roule dans le silence de la nuit; la cloche qui le précède éveille à son passage ceux qui dorment... Il peut contenir jusqu'à cinquante corps. On verse ces cadavres dans une fosse large et profonde: on y jette ensuite de la chaux vive. La populace ne manque pas, le jour de la fête des morts, d'aller visiter ce vaste cimetière, où elle pressent devoir bientôt se rendre à la suite de ses pères. Il n'y a là ni pyramides ni mausolées; la place est nue. Cette terre grasse de funérailles est le champ où les jeunes chirurgiens vont, la nuit, franchissant les murs, enlever les cadavres pour les soumettre à leur scalpel inexpérimenté.» (Mercier, t. III, page 232.) [(retour)]

Note 68: «Les plus pauvres, les chiffonniers par exemple, se réunissent par chambrées, couchent dans des espèces d'auges, sur des chiffons ou sur quelques poignées de paille. Chaque locataire garde auprès de lui sa hotte, quelquefois comble d'immondices, et quels immondices! Ces sauvages ne répugnent pas à comprendre dans leurs récoltes des animaux morts et à passer la nuit à côté de cette proie puante. Lorsque les agents de police arrivent chez les logeurs, ils éprouvent une suffocation qui tient de l'asphyxie; ils ordonnent l'ouverture des croisées, quand il y a moyen de les ouvrir, et les représentations sévères qu'ils adressent aux logeurs sur cet horrible mélange d'êtres humains et de matières animales en dissolution ne les émeuvent point: les logeurs répondent à cela que les locataires y sont accoutumés... La hotte du chiffonnier n'est pas seulement le réceptacle de son industrie, elle est encore le panier de son ménage. Il prend parmi les immondices tout ce qui peut servir à son usage, des racines, pour sa soupe, des morceaux de pain, des fruits et en général tout ce qui lui paraît mangeable.» (Frégier, Des classes dangereuses, t. II, p. 140, et t. I, p. 105.) [(retour)]

Note 69: Voyez page 85. [(retour)]

Note 70: A Clovis-le-Grand, fondateur de cette église. L'abbé et le couvent ont renouvelé d'un meilleur travail et d'une meilleure forme son tombeau, construit autrefois d'une pierre vulgaire et déformé par le temps. [(retour)]

Note 71: Voici comment madame de Sévigné raconte la procession de 1675: «Saint Marcel vint prendre sainte Geneviève jusque chez elle, sans cela on ne l'eût pas fait aller; c'étaient les orfèvres qui portaient la châsse du saint; il y avait pour deux millions de pierreries; c'était la plus belle chose du monde. La sainte allait après, portée par ses enfants, nu-pieds, avec une dévotion extrême. Au sortir de Notre-Dame, le bon saint alla reconduire la bonne sainte jusqu'à un certain endroit marqué, où ils se séparent toujours; mais savez-vous avec quelle violence? Il faut dix hommes de plus pour les porter, à cause de l'effort qu'ils font pour se rejoindre; et si par hasard, ils s'étaient approchés, puissance humaine ni force humaine ne pourraient les séparer: demandez aux meilleurs bourgeois et au peuple. Mais on les en empêche, et ils font seulement l'un à l'autre une douce inclination, et puis chacun s'en va chez soi.» [(retour)]

Note 72: Voici ce que dit Guy Patin de la procession de 1652: «Je ne vis jamais tant d'affluence de peuple par les rues qu'à cette procession. Je ne sais s'il s'y est fait quelque miracle; mais je tiens que c'en est un s'il n'y a eu plusieurs personnes d'étouffées. Si vous aviez vu tout cela, vous auriez appelé notre ville de Paris l'Abrégé de la dévotion.» (T. III, p. 5.) [(retour)]

Note 73: Voyez t. I, p. 173. [(retour)]

Note 74: Journal des Savants, oct. 1840, p. 647. [(retour)]

Note 75: «Je commence, écrivait-il en 1697 à M. Lepelletier, à sentir et à aimer plus que jamais la douceur de la vie. rustique, depuis que j'ai un petit jardin, qui me tient lieu de maison de campagne. Je n'ai point de longues allées à perte de vue, mais deux petites seulement, dont l'une me donne de l'ombre sous un berceau assez propre, et l'autre exposée au midi, me fournit du soleil pendant une bonne partie de la journée. Un petit espalier, couvert de cinq abricotiers et de dix pêchers, fait tout mon fruitier.» [(retour)]

Note 76: «Le nombre des malades, comparé à l'étendue des salles, est à peine croyable, écrivait Cullerier en 1787; dans les salles d'expectants, la moitié des malades se couchaient depuis huit heures du soir jusqu'à une heure après minuit, et les autres, depuis ce moment jusqu'à sept heures du matin; il n'y avait qu'un lit pour huit malades... Ce local était noir et tapissé de toute sorte de malpropretés; les croisées étaient clouées ou murées, ce qui avait transformé des salles de malades en cachots de criminels,» etc. [(retour)]

Note 77: La rue Saint-Jacques se terminait autrefois à la rue Saint-Hyacinthe: là commençait le faubourg Saint-Jacques. Depuis 1806, la rue Saint-Jacques se prolonge jusqu'à la rue de la Bourbe; là seulement commence le faubourg; mais l'ancienne division étant restée populaire et ayant d'ailleurs une importance historique, nous l'avons conservée. [(retour)]

Note 78: Cette voie ne suivait la rue Saint-Jacques que jusqu'à la hauteur de la Sorbonne; là, elle passait devant l'enceinte du palais des Thermes, sur la place Saint Michel, où était un camp romain, et s'en allait par Issy vers Orléans. [(retour)]

Note 79: La malice de nos pères racontait que lorsque saint Yves s'était présenté à la porte du paradis, saint Pierre l'avait repoussé, le confondant avec les hommes de sa profession. Le saint s'était alors fourré dans la foule et était parvenu à entrer; mais il avait été reconnu, et, saint Pierre voulant le chasser, il résista et dit qu'il resterait jusqu'à ce qu'on lui eût fait signifier par huissier de sortir. Saint Pierre fut embarrassé et chercha partout un huissier; mais, comme il n'en est jamais entré dans le paradis, il fut impossible d'en trouver un seul, et saint Yves resta ainsi au nombre des élus, à la grande confusion de saint Pierre. [(retour)]

Note 80: Voyez Hist. gén. de Paris, p. 80. [(retour)]

Note 81: On compte en effet parmi les Carmélites, des filles appartenant aux familles d'Épernon, de Brissac, de Biron, d'Arpajon, de la Rochefoucauld, de Bouillon, de Béthune, de Boufflers, etc. [(retour)]

Note 82: Dans cette demi-retraite, dit M. Sainte-Beuve, qui avait jour sur le couvent et une porte encore entr'ouverte au monde, cette ancienne amie de M. de La Rochefoucauld, toujours active de pensée et s'intéressant à tout, continua de réunir autour d'elle, jusqu'à l'année 1678, où elle mourut, les noms les plus distingués et les plus divers, d'anciens amis restés fidèles, qui venaient de bien loin, de la ville ou de la cour, pour la visiter, des demi-solitaires, gens du monde comme elle, dont l'esprit n'avait fait que s'embellir et s'aiguiser dans la retraite, des solitaires de profession qu'elle arrachait par moments à force d'obsession gracieuse, à leur vœu de silence. [(retour)]

Note 83: Voir les lettres de Guy Patin, qui n'appelle jamais les chirurgiens que des laquais bottés. [(retour)]

Note 84: Le chevet de cette église était à peu près dans l'axe du palais du Luxembourg, et l'on y arrivait, ainsi qu'au couvent, par une ruelle partant de la rue d'Enfer. [(retour)]

Note 85: «Il y eut hier au soir une fête extrêmement enchantée à l'hôtel de Condé. Un théâtre bâti par les fées, des enfoncements, des orangers tout chargés de fleurs et de fruits, des festons, des perspectives, des pilastres; enfin, toute cette petite soirée coûte plus de deux mille louis.» (Lettre de madame de Sévigné du 9 février 1680.) [(retour)]

Note 86: Examen critique des Considérations sur la révolution française, par M. Bailleul, t. II, p. 275. [(retour)]

Note 87: Voy. Hist. gén. de Paris, p. 39.] [(retour)]

Note 88: Voy. p. 233. [(retour)]

Note 89: Le quai des Augustins s'arrêtait autrefois à la rue Gît-le-Cœur, et, pour aller au pont Saint-Michel, on suivait la rue de Hurepoix, dont le côté gauche bordait la Seine. Cette rue a été détruite pour continuer le quai. [(retour)]

Note 90: Mém., t. I, p. 92. [(retour)]

Note 91: Voy. p. 50. [(retour)]

Note 92: «Du règne de Louis-le-Grand, en l'année M. DCL. XXII, la porte Dauphine, qui estoit en cet endroit, a été démolie par l'ordre de MM. les prévost des marchands et eschevins, et la présente inscription apposée, en exécution de l'arrest du conseil du XXIIII septembre au dit an, pour marquer le lieu où estoit cette porte et servir de ce que raison.» [(retour)]

Note 93: Ce ne fut pas chose facile, si l'on en croit Racine, qui écrivait à Boileau: «La nouvelle qui fait ici le plus de bruit, c'est l'embarras des comédiens qui sont obligés de déloger de la rue Guénégaud, à cause que MM. de Sorbonne, en acceptant le collége des Quatre-Nations, ont demandé, pour première condition, qu'on les éloignât de ce collége. Ils ont déjà marchandé des places dans cinq ou six endroits; mais, partout où ils vont, c'est merveille d'entendre comme les curés crient; le curé de Saint-Germain-l'Auxerrois a déjà obtenu qu'ils ne seraient point à l'hôtel de Sourdis, parce que de leur théâtre on aurait entendu tout à plein les orgues, et de l'église on aurait parfaitement entendu les violons. Enfin, ils en sont à la rue de Savoie, dans la paroisse de Saint-André: le curé a été tout aussitôt au roi représenter qu'il n'y a tantôt plus dans sa paroisse que des auberges et des coquetiers; si les comédiens y viennent, que son église sera déserte. Les Grands-Augustins ont aussi été au roi, et le père Lembrochons, provincial, a porté la parole; mais on prétend que les comédiens ont dit à Sa Majesté que ces mêmes Augustins qui ne veulent pas les avoir pour voisins sont fort assidus spectateurs de la comédie, et qu'ils ont même voulu vendre à la troupe des maisons qui leur appartiennent dans la rue d'Anjou, pour y bâtir un théâtre, et que le marché serait déjà conclu si le lieu eût été plus commode. M. de Louvois a ordonné à M. de la Chapelle de lui envoyer le plan du lieu où ils veulent bâtir dans la rue de Savoie; ainsi on attend ce que M. de Louvois décidera. Cependant l'alarme est grande dans le quartier: tous les bourgeois, qui sont gens de palais, trouvant fort étrange qu'on vienne leur embarrasser leurs rues. M. Billard, surtout, qui se trouvera vis-à-vis la porte du parterre, crie fort haut; et quand on lui a voulu dire qu'il en aurait plus de commodité pour s'aller divertir quelquefois, il a répondu fort tragiquement: Je ne veux point me divertir!» Si on continue à traiter les comédiens comme on fait, il faudra qu'ils s'aillent établir entre la Villette et la porte Saint-Martin; encore ne sais-je s'ils n'auront point sur les bras le curé de Saint-Laurent.» [(retour)]

Note 94: Voy. p. 174. [(retour)]

Note 95: Piganiol, t. VII, p. 200. [(retour)]

Note 96: Le mot faubourg Saint-Germain est une dénomination très-vague qu'on applique ordinairement à presque toute la partie sud-ouest de Paris; nous la restreignons, d'après la formation historique de ce quartier, à la partie comprise entre les rues de Seine, du Four, de Bussy, de Sèvres, le boulevard des Invalides et la Seine. [(retour)]

Note 97: Mémorial, t. I, p. 419 [(retour)]

Note 98: Les frères de la Charité étaient tous chirurgiens ou pharmaciens. «Leur établissement, le plus utile qu'il y ait pour l'humanité, dit Jaillot, avait été formé par un homme pauvre et d'une naissance commune, sans autres secours que ceux de la Providence.» [(retour)]

Note 99: Hist. gén. de Paris, p. 175. [(retour)]

Note 100: Voir les quais, p. 54. [(retour)]