III

Il n’est pour supporter l’inconstance de l’heure

D’autre refuge à nous que dans le souvenir.

Du feu des anciens jours la cendre nous demeure

Avec ses braises d’or que rien ne peut ternir.

Qu’importe si ta main en y touchant se brûle

Et si quelque douleur se réveille et t’étreint ?

Car le jour n’est jamais si beau qu’au crépuscule

Et le cœur si puissant qu’à son premier chagrin.