IV

Tu mourras. Tu le sais. Demain ou tout-à-l’heure

Tu rentreras au sein de la terre éternelle.

Mais, avant que la mort t’anéantisse en elle,

Il te plaît d’oublier que l’espoir est un leurre,

Et tu vas, ombre pâle à l’ombre condamnée,

Cueillir les fleurs de nuit qui poussent dans le sable,

Comme si tu devais achever ta journée

Et comme si ton œuvre était impérissable.