XIII

Tu t’en vas. Accoudé lourdement à bâbord,

Tu ne peux détacher ton regard du rivage.

Le navire t’emmène et, déjà, loin du port

Il danse. Tu t’en vas. Ne crains-tu pas l’orage ?

Plus que les vents mauvais ne crains-tu pas l’oubli ?

Des pressentiments noirs occupent ta pensée.

Et, lorsque le regret prend ton cœur et l’emplit,

La côte à l’horizon déjà s’est effacée.