PLANCHE XXVIII.

(XL de l'Édition royale.)

Cette peinture représente une Victoire. Les poètes et les peintres la dépeignent aîlée, telle qu'on la voit ici, pour exprimer sa rapidité ou son inconstance; c'est à son inconstance que fait allusion cette épigramme de l'Anthologie à l'occasion d'une statue de la Victoire, frappée de la foudre à Rome:

«La Victoire a perdu ses aîles, et ne pourra jamais

s'éloigner de toi».

Cette Victoire est vêtue d'une large tunique blanche; ses cheveux arrangés sur le sommet de la tête voltigent derrière elle; elle a le bras gauche passé dans un bouclier enlevé à l'ennemi, ou symbole des trophées; elle porte à la main une couronne de chêne, telle qu'on la voit sur les médailles des Empereurs, avec la légende ob cives servatos. Les feuilles de cette couronne sont brillantées d'or pur, qu'on voit quelquefois employé comme couleur dans ces peintures antiques.

Hauteur, 1 P. 3 p°. 7 lig.—Largeur, 10 p°. 8 lig.