PLANCHE XXXIV.
(LII, t. IV de l'Edition royale.)
Ce tableau, d'un goût fantasque, faisait encore partie d'une décoration. La scène paraît se passer devant une grotte et sur une rive favorable aux plaisirs du bain. Une grande voile suspendue à l'arbre qui s'élance du sommet d'un rocher, offre un abri contre les rayons du soleil. Des guirlandes de feuillage décorent la voûte, où l'on voit plusieurs statues, de grandeur inégale, posant sur des tables et sur des soutiens d'une autre espèce. Ce sont probablement les statues des divinités locales de ce rivage; leurs symboles se rapportent à cette explication: l'une d'elles a une corbeille et un bâton recourbé; un peu plus loin, on voit un pedum et un thyrse; les bandelettes qui décorent l'arbre desséché et les deux colonnes, témoignent la piété des habitans. Le sujet principal du tableau paraît être la nymphe ou la jeune fille surprise par une Divinité champêtre. Son attitude exprime la pudeur et son embarras; à demi-nue, elle retient ses vêtemens sur ses genoux. Le Dieu, caractérisé par la couronne de roseaux, le pedum et une peau de panthère, semble la supplier: on peut le considérer avec ces attributs, comme le Dieu du fleuve, ou plutôt comme un Sylvan, divinité rustique de la contrée.
Hauteur, 7 p.º—Largeur, 9 p°.