PLANCHE XXXIX.

(LX, t. IV de l'Edition royale.)

La figure élégante tenant un volume déroulé, est extraite d'une décoration d'un style capricieux. Appuyée contre la porte d'un temple et sous un vestibule, on peut la considérer comme une prêtresse lisant une formule sacrée, ou étudiant un hymne.

Le second sujet représente une caricature qu'on applique facilement à un tableau de l'Enéide; c'est Enée portant son père Anchise, tenant par la main le petit Ascagne, et regardant avec inquiétude si Créüse le suit. Des têtes et des pieds de singe caractérisent ces sortes de figures grotesques; c'est de-l que Martial les a nommées Cercopitheci, singes longues queues; et Pline, Cynocephali, singes têtes de chien. Virgile eut ses détracteurs, et parmi ceux dont les noms se sont attachés à celui de ce grand poète pour arriver jusqu'à nous, on cite le peintre Carvilius, qui écrivit l'Æneidomastix, le fouet de l'Enéide. Ce tableau bizarre prouve que tous les siècles ont leurs mauvais plaisans; on y trouve l'esprit goguenard des caricatures modernes et des poëmes travestis.

Hauteur, 9 p°.—Largeur, 7 p°.