PLANCHE XXXVIII.
(LXIII, t. IV de l'Edition royale.)
On ne connaît point de monument antique qui représente l'aventure de Dédale et d'Icare avec autant de précision qu'on le voit ici. L'imprudent jeune homme est étendu sur le rivage de la mer, laquelle il a donné son nom; l'une de ses aîles détachées est à ses pieds; son père le regarde avec douleur en planant dans les airs. Un personnage demi-nu, assis sur un rocher et tenant un long roseau, rappelle ce pêcheur dont Ovide peint avec élégance l'étonnement naïf (liv. VIII, v. 217.) On voit en mer une barque avec deux rameurs; sur un rocher s'élève un petit monument ressemblant à un temple monoptère: il fait, sans doute, allusion à ces monumens qui ornaient, dans les temps anciens, les lieux élevés, et qui étaient consacrés assez ordinairement à Diane, à Mercure, à Vénus, à Pan et à Bacchus. Le masque pourrait annoncer plus particulièrement le culte de ce Dieu.
Hauteur, 1 P.—Largeur, 11 p°. 6 lig.