PLANCHE XLVII.
(P. 81, t. VI de l'Édition royale.)
On peut ranger cette statue, plus grande que nature, et d'un bon travail, parmi les sujets inconnus. Elle fut découverte à Résine en 1741, près du lieu où était la statue de Vespasien, et on trouva dans le voisinage, parmi un grand nombre de débris de statues de marbre et de bronze, deux inscriptions, dont l'une portait: DOMITIÆ. CN. F. DOMITIANI. CÆSARIS. D. D.; et l'autre, FLAVIÆ. DOMITILLÆ..... VESPASIANI. CÆSAR. Mais ces inscriptions détachées ne peuvent servir d'autorité pour reconnaître dans notre bronze quelque femme de la famille de Vespasien, quand on ne trouve dans les monumens aucun rapprochement à faire à l'appui de cette opinion. Cette figure voilée avec une partie de son manteau ou palla, a, par le costume, quelque rapport avec deux statues en marbre du musée Napoléon, salle des Romains, connues sous la dénomination de vestales ou de matrones. La nôtre porte un anneau ayant pour signe la forme du lituus. Cette particularité remarquable nous montre que le sujet doit être une matrone de la plus grande distinction, honorée du sacerdoce, et révérée comme une flaminique, sorte de prêtresses qui se multipliaient à mesure que, par l'apothéose des Césars, on peuplait le ciel de nouvelles divinités.
Hauteur, 6 P. 8 p°.