Notes

[1]: Tome I, p. 332.

[2]: Tome I, p. 329.

[3]: Saint Graal, p. 302.

[4]: Le ms. 751, fo 124 porte: «Pire que Saladin». Ce nom semble rapporter la composition à la fin du douzième siècle; vers 1190.

[5]: Voyez t. I, p. 310.

[6]: Dans le Tristan, la «géande» est femme de Brunor de l'Île aux géants; elle meurt ainsi que Brunor de la main de Tristan, et Galehaut leur fils, arrivé pour les venger, pardonne au meurtrier.—Pour ce qui est d'Allier, son histoire est racontée un peu autrement, dans la partie inédite du livre d'Artus (ms. 337). Il était seigneur de Taningue et avait vu mourir tous ses fils, à l'exception du plus jeune, dans un combat contre les Saisnes qui avait aussi rendu veuve la dame de Roestoc. Alors Allier avait pris les draps de religion et n'avait plus fait parler de lui. On lui donne pour fils Helain de Taningue, que nous avons vu (t. I, p. 315), armé chevalier par mess. Gauvain. C'est le même fonds de récit vaguement suivi par l'auteur du roman de Tristan.

[7]: Voyez t. III, p. 292.

[8]: Gages d'amitié. Voy. t. I, p. 305.

[9]: On conte cela dans la partie inédite de l'Artus. Mais voici le passage du Lancelot, que j'ai rendu comme j'ai pu: «Si l'i mist ce nom de desréé la reine, très devant Estrechères; le jor que li xxx chevaliers desconfirent l'ost des Saisnes et des Irois et chacierent jusqu'à l'arc de Vargairice; là où Sagremor trencha la teste à Branduagne li roi des Saisnes et Magrant le roi d'Illande. Et par la maladie qui si sovent li avenoit, li mist à non Keus li senechaus Sagremor le mort-jeun.»

Dans l'Artus (ms. 337, fo 146), comme Sagremor venait de tuer les rois Quinquenart et Brandaigne, une douleur aiguë le saisit; il en serait mort si Gauvain ne se fût hâté de lui apporter à manger. On parla beaucoup de ses prouesses et de son infirmité; et la reine remarqua qu'on ne lui pouvait rien reprocher, sinon d'être trop desréé, surnom qui ne lui déplaisait pas. Keu ajouta en raillant qu'on aurait aussi bien raison de l'appeler Mort-géun (mort de jeune), et ce mot devint l'occasion d'une grande querelle. Gauvain ayant en vain essayé de faire taire Keu, Gaheriet avait donné une buffe au mauvais railleur, et le roi Artus avait demandé une réparation pour son sénéchal. Mess. Gauvain voulut alors quitter la cour et renoncer à servir un roi qui laissait insulter les preux par un mauvais bouffon. Il fallut pour l'apaiser que le roi Artus et la reine Genièvre vinssent s'agenouiller devant lui, et que le sénéchal fît amende honorable.

[10]: «Et vous serez de ça, dessous cet arc volu.» (Ms. 751, p. 131.)

[11]: Var. Ganilte.—Gulerwilte;—Gaborwilte.—Le ms. 751 ne le nomme pas.

[12]: Elle estoit enserrée en un prosnel de fer, si n'i avoit c'une fenestre où on poïst sa teste boter (ms. 751, fo 133). Sur le mot prosne, voyez saint Graal, t. I, p. 283, note 1.

[13]: «Ce fu la premiere connoissance qui onc sous le roi Artu fu portée sur hiaume» (msc. 339, fo 61, vo). Cette remarque d'un romancier fin douzième siècle prouve au moins que l'usage était de son temps déjà ancien.

[14]: On donnait encore au douzième siècle le nom de tournois ou assemblées à toutes les grandes rencontres d'armées ennemies.

[15]: «Aïe! aïe!» De là peut-être notre exclamation douloureuse: Aye! aye!

[16]: «Li chans de cordouan et les raies d'escarlate à un drap vermeil d'Angleterre. Ne tant comme l'en portoit-l'en à cel tems, n'estoient-eles se de cuir vermeil non et de drap» (ms. 339, fo 63).

[17]: Remarquons que ce brave Ydier est roi de Cornouailles, pays qui, suivant le roman de Tristan, ne produisit jamais de bons chevaliers. C'est une preuve d'ailleurs surabondante de l'absence primitive de tout lien entre les traditions de la cour d'Artus et la Tristaneïde.

[18]: Tome Ier, p. 27.

[19]: «Li pechié dou siècle ne puent estre mené sans folie; mais moult a grant confort de sa folie qui raison i trueve et honor; et se vous poez folie trover en vos amors, ceste folie est desor totes autres honorée, car vous aimez la signorie et la flor de tous les chevaliers del monde.»

[20]: L'ancienne Clarence était un château féodal dont les ruines sont encore visibles dans le bourg de Clare (province de Suffolk, sur les confins du comté d'Essex). De ce château tirent leur nom les ducs de Clarence.

[21]: Ce n'est pas Escalibur qu'il avait cédée à Gauvain, ni Marmiadoise qu'il avait conquise sur le roi Rion. On a vu plus haut qu'elle se nommait Sequence.

[22]: T. I, p. 340.

[23]: Le manuscrit 751, fo 144 vo, ajoute quelques lignes qui montrent assez bien comme ont été remaniées les premières rédactions: «Et le grant conte de Lancelot convient repairier en la fin à Perceval qui est chiés et la fin de tos les contes ès autres chevaliers. Et tout sont branches de lui (c'est-à-dire se rapportent à Perceval), qu'il acheva la grant queste. Et li contes Perceval meismes est une branche del haut conte del Graal qui est chiés de tos les contes» (ms. 751, fo 144 vo).

Mais dans la Quête du saint Graal, Perceval (dans la plus ancienne rédaction, nommé Pelesvaus) n'est plus le héros qui découvre le Graal et accomplit les dernières aventures. Galaad, le chevalier vierge, fils naturel de Lancelot, est substitué au Perceval des dernières laisses du Lancelot. La manie des prolongements aura conduit à ces modifications des premières conceptions. Et c'est la difficulté de distinguer ces retouches successives qui a donné à la critique, qu'on me pardonne l'expression, tant de fils à retordre.

[24]: Dans notre roman, le Sorelois est, comme au théâtre, les coulisses. Les acteurs s'y retirent pendant que d'autres personnages remplissent la scène. Le romancier y envoie Lancelot, pour nous avertir qu'il va suivre un autre courant de traditions et joindre un nouveau rameau à la branche principale. Ces rameaux sont déjà au nombre de cinq:

Le sixième qu'on va lire pourrait s'appeler Les deux Genièvres et la mort de Galehaut.

[25]: Isembrun ou isangrin, de couleur gris de fer. Isangrin est le nom du loup dans les romans de Renart, comme ceux de Brun, l'ours; de Roussel, l'écureuil, etc.

[26]: J'ai tenu à reproduire fidèlement le fond de ce projet singulier de Galehaut, dont on a peine à entrevoir le côté pratique et raisonnable.

[27]: Var. Dessous Tesseline.—Chesseline.

[28]: Var. Caellus.

[29]: Van Carduel en Galles (ms. 339).

[30]: Dans le livre d'Artus (t. II, p. 234). C'est non pas à Londres, mais à Caroaise et de la main de l'archevêque Dubricius que le mariage est célébré.

[31]: Var. Riols de Caus.—Kanut de Kars.

[32]: «Car par le haut signor de cui je tiens le cestre par coi je soie redoutés.» C'est bien le latin sceptrum, ici romanisé dans une forme plus douce.

[33]: Mot vieilli, mais qui a son énergie. Le roi de Navarre l'emploie heureusement dans une de ses chansons:

Une dolors enossée—Est dedens mon cors.

[34]: Var. Bonaces.

[35]: Peut-être Buckingham.

[36]: La même histoire est autrement racontée dans le ms. 751. Le prêtre se contente d'envoyer à la femme désespérée sa ceinture, et la délivre ainsi des démons dont elle était possédée (fo 154, vo).

[37]: Sur la «géande» Galatée, mère de Galehaut, voyez, plus haut, la note de la page [8].

[38]: Cet épisode du Parlement-Galehaut et de l'élection de Baudemagus de Gorre comme gouverneur du Sorelois, ne se lie pas au reste du récit et ne se retrouve pas dans le plus grand nombre des manuscrits. On y passe également l'explication du songe de Galehaut: ce double épisode est donc apparemment intercalé. Mais nous l'avons conservé en raison de l'intérêt qu'il offre pour l'étude des habitudes féodales.

[39]: «Et furent par sairement sousgis et sers et cuivers as gens du païs, autresi vil com Gieus as Crestiens» (ms. 751).

[40]: Var.: «A un sien chasteau qui avoit nom Vicebrog; si estoit en la fin de son royaume ès lointaines isles par devers Yrlande.» (Édition de Rouen, 1488.)

[41]: Table ronde, t. II, p. 153.

[42]: Artus, p. 241.

[43]: On a beaucoup déclamé contre l'ancien usage du combat judiciaire: mais on n'a pas assez remarqué que les juges devaient l'ordonner dans les seuls cas où ni l'accusateur ni l'accusé ne pouvaient fournir de preuves ou de témoins pour ou contre l'accusation.

[44]: Romans de la Table ronde, Artus, p. 239.

[45]: Il y a deux textes entièrement différents de ce grand épisode du jugement de la reine. J'ai suivi les mss. 751 et 752, qui m'ont semblé plus anciens et d'ailleurs plus corrects dans plusieurs endroits, que le msc. 339.

[46]: Artus avait fait présent de cette fameuse épée à son neveu Gauvain, après avoir conquis Marmiadoise sur le roi Rion (Artus, p. 193). Les autres romanciers laissent toujours Escalibur aux mains d'Artus, et je crois qu'ils suivent mieux en cela la tradition primitive. C'était l'épée qu'Artus avait pu détacher de l'enclume du Perron (Merlin, p. 96).

[47]: Giflet ou Girflet, fils de Do de Carduel. On disait: Fils-Do, apparemment comme Fitz-Gerald, Fitz-James, Fitz-Warin; toutefois sans prévention de bâtardise.

[48]: Gauvain et Galehaut, juges du camp, n'avaient pas fait jurer Lancelot, contre toutes les règles du combat judiciaire, parce qu'ils n'étaient pas assurés de l'innocence de Genièvre. Lancelot eût défendu la reine, même si l'accusation de substitution eût été fondée; mais ils ne voulaient pas l'exposer à commettre un parjure.

[49]: Var.: Karadoc de la Maille.

[50]: Ce fut précisément le cas du roi de France Philippe-Auguste, quand, après avoir répudié Isembour de Danemark, il fut contraint par le pape de la reprendre. Mais le rappel d'Isembour se rapporte à l'année 1201, et je crois que le Lancelot était publié, dix, vingt ou trente ans auparavant. S'il y a donc ici quelque allusion historique, elle se rapporte au divorce d'Aliénor d'Aquitaine, et au second mariage de cette princesse avec Henry II d'Angleterre.

[51]: Il est à présumer que si les effets de l'excommunication d'un roi avaient eu pour effet de fermer les églises et d'interdire les saints offices, notre auteur n'aurait pas ici fait chanter la messe et porter le saint ciboire au roi Artus.

[52]: Voy. t. II, le Roi Artus, p. 234.

[53]: Var. En mon pays. (Msc. 1430.)

[54]: Voilà bien les hommes. La pauvre femme suit aveuglement le perfide et malin conseil de Bertolais, et l'on admire comment un cœur de femme peut renfermer tant de malice et de perfidie. Sic vos non vobis.

[55]: Var.: Damazoron-Dimascon.

[56]: Le grand épisode où nous arrivons de l'enlèvement, de la quête et de la délivrance de messire Gauvain devait former, dans l'origine, un récit indépendant du roman en prose. C'était un de ces lais ou contes que les bardes et les jongleurs récitaient en plein air et de vive voix.

[57]: Voy. Liv. d'Artus, p. 132.

[58]: Les aventures des quatre chevaliers sont dans l'original fréquemment interrompues, pour se continuer quand on en a déjà perdu de vue les commencements. Nous avons cru devoir moins séparer entre eux chacun de ces épisodes, afin de les rendre plus faciles à suivre.

[59]: La barbacane était une première fortification en avant des portes et des fossés. Elle permettait aux défenseurs du château de s'avancer et de combiner de là leurs mouvements d'attaque et de retraite.

[60]: On voit que le surcot était, comme son nom l'indique, un vêtement qu'on passait sur la robe quand on voulait sortir de chez soi (comme aujourd'hui, pour les hommes, le paletot, et pour les femmes la palatine, mante ou mantille). Le surcot ouvert remplaçait, pour les repas, nos serviettes; on les passait sur la tunique, avant de s'asseoir à table et de laver. Il était ordinairement fourni par le maître de la maison où l'on mangeait.

[61]: Var. La dame de Corbenic,—la dame de Corbalain,—la dame de Corbatan,—de Cormadan,—de l'Île perdue;—la belle Aiglinte. Les mss., comme on voit, varient beaucoup sur ce nom.

[62]: «Chantiaus d'escus.»

[63]: Var. Bristol.

[64]: Var. Patados.

[65]: De trois à six heures du soir.

[66]: Cette histoire du château d'Ascalon le Ténébreux est racontée dans la partie inédite du livre d'Artus (msc. 337, f. 188). Mais c'est, je crois, d'après notre roman qui en donne la conclusion.

[67]: La loi féodale imposait aux hommes de la terre dont le seigneur avait été fait prisonnier, le devoir de le racheter au prix de tout ce qu'ils possédaient. Ils étaient donc tenus envers celui qui les déchargeait de cette obligation.

[68]: Apparemment quinze milles ou sept lieues et demie de France.

[69]: Dans la première rédaction du Livre d'Artus, la fondation du Val sans retour est racontée d'une façon un peu différente. Morgain en avait eu la pensée quand, irritée d'avoir été séparée de son ami Guiomar par la reine Genièvre, elle était venue habiter la forêt de Sarpenne ou Sarpeint. «Voyant les lieux si beaux et si riants, elle fit construire une chapelle devant un carrefour, à l'entrée du val. On y faisait chaque jour le service divin. Deux portes y étaient pratiquées: l'une descendait dans le val, l'autre conduisait à un tertre, de façon que ceux qui remontaient le val pour entendre la messe ne se réunissaient pas aux passagers du dehors qui arrivaient au tertre dans la même intention. Le prêtre n'avait aucune communication avec les assistants dont une cloison le séparait. C'est à partir du chœur de la chapelle que Morgain avait jeté son enchantement pour retenir dans le val tous les faux amants. Et sur le tertre était une croix avec des lettres qui disaient: «Chevalier errant qui passes ici cherchant les nobles aventures, prends des trois chemins celui qu'il te plaira: Si tu veux esquiver les fortes aventures va à droite, tu arriveras en Sorelois. La voie du milieu conduit à la Tour douloureuse; celle de gauche au Val sans retour, dont nul faux amant ne doit espérer revenir. Celui qui méritera d'en sortir pourra seul achever l'aventure de la Tour douloureuse, et ramener à terre les deux amants qui chastement aimèrent.» (Manusc. 337, fo 187 vo.)

[70]: On reconnaîtra facilement ici que l'Arc des loyaux amants, dans l'Amadis, n'est qu'une imitation de notre Val des faux amants.

[71]: Il faut toujours dire compagnons et non pas chevaliers de la Table ronde. Ce titre de chevalier avait un sens absolu. On devenait chevalier comme on naissait noble ou gentilhomme. Les Templiers institués en Syrie au commencement du XIIe siècle furent je crois les premiers qui formèrent un ordre particulier de chevalerie. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem suivirent leur exemple: puis vinrent au XIVe siècle les chevaliers de la Jarretière et tous les autres à la suite.

[72]: Le hérisson, sorte, de cheval de frise, était une forte poutre ordinairement mobile et garnie de crocs et de grandes pointes de fer. Il y a dans Wace une description parfaitement semblable à la nôtre, et que M. Viollet-le-Duc n'a pas manqué de citer, au mot Bretèche:

Avoit à cel temps un fossé
Haut et parfont et réparé;
Sur le fossé out heriçun,
Et dedens close une maison.

(Roman de l Rou, v. 9444.)

Ce hérisson empêchait sans doute de tenter le passage du fossé quand le pont tournant était replié ou levé.

[73]: «Comme vilains, de cuiries et de chapiaus bolis.» De cuirie est venu le mot cuirasse, que nous donnons encore très-improprement à l'armature de fer qui couvre la poitrine; le nom ancien de fer-vêtus conviendrait mieux à nos cuirassiers.

[74]: De six à neuf heures du matin.

[75]: Plusieurs feuillets enlevés dans le bon msc. 1430, nous obligent à suivre pour quelque temps le no 339, fo 78, en le confrontant aux anciennes éditions imprimées.

[76]: Voy. Lancelot, t. I, p. 132.

[77]: Sorte de ratelier où l'on déposait les bois de lance. De hante, bois de lance.

[78]: Voy. Lancelot, I, p. 59.

[79]: Je ne crois pas que cette branche de Lionel ait été conservée. Quant à celle d'Yvain, Chrestien de Troies ne paraît pas avoir connu ou du moins suivi le texte de Lancelot. Il s'est contenté d'attribuer à son Chevalier au lion, Yvain de Galles, les aventures mises, dans le roman inédit d'Artus, sur le compte d'autres chevaliers.

[80]: «Dame à vous me comant où que je sois.» Invocation exprimée pour la première fois, et cent fois répétée par les héros de romans à la suite, jusqu'à Don Quichotte.

[81]: Voy. Lancelot, T. I, p. 126.

[82]: «Ce dessus dessoubs.» C'est la forme primitive, au lieu de notre sens dessus dessous.

[83]: Cette histoire des premières amours de Morgain découvertes et troublées par la reine Genièvre, est aussi racontée dans le livre d'Artus. Bertolais est le nom de l'amant congédié, et le même désir de vengeance y décide ce Bertolais à s'attacher à la seconde Genièvre quand elle vient réclamer la place de la première. Le livre de Lancelot ne renvoie pas dans cet endroit à celui d'Artus, et l'on en peut tirer l'induction assez vraisemblable de son antériorité.

[84]: Var. Rovelans.

[85]: Les détails de cette laisse diffèrent presque entièrement dans le ms. 1430 et dans les imprimés. J'ai préféré la leçon du ms. 339, fo 91-93.

[86]: Le recréant est le champion qui s'avoue vaincu et renie ce qu'il avait soutenu avant de combattre.

[87]: On trouve à plusieurs reprises l'imitation de cette jolie scène dans les Amadis, mais avec de nouveaux détails suffisamment accentués ici.

[88]: Clôture de palissades.

[89]: Drueries, gages d'amitié. Joyaux qui témoignaient d'une sorte d'engagement affectueux. (Voyez l'histoire de la dame de Roestoc, tome I, p. 304).

[90]: La Maison-fort, comme on disait alors, n'avait pas de donjon, mais seulement des tourelles, une enceinte de murs et de fossés. La maison gravée dans le Dictionnaire d'architecture de M. Viollet-le-Duc, tome VI, p. 308, au mot Manoir, semble en donner une idée exacte.

[91]: «Si salue les vachers qui estoient vestus de robe de religion.» Ces bouviers étaient apparemment eux-mêmes des moines chargés de cet humble emploi.

[92]: Var. «Augaiers».

[93]: «Nous cuidions que li tournoiemens fut à tanquum.» A tant quant; tanti-quanti.

[94]: 22 juillet.

[95]: Et non de Bello loco, comme a cru devoir corriger M. Th. Wright, d'après le sermon en vers français publié par M. Jubinal sous ce dernier nom.

[96]: Je ponctue autrement que l'éditeur du de Nugis, et je crois entendre ici que Map semble souhaiter de ne pas se laisser entraîner par une imagination vagabonde à écrire en français, à l'exemple de Guichart. Mais j'avoue que cette interprétation est fort douteuse.