NOTES:
[1] La plupart des peuples de la Belgique étaient d'origine germanique (César, liv. II, ch. 4), mais les Belges (Bolgs) étaient de race celtique.
[2] Les Aquitains diffèrent absolument des deux autres peuples, non-seulement par leur langage, mais encore par leur figure, qui approche plus de la figure des Ibères (Espagnols) que de celle des Gaulois. (Strabon, IV, 1.)
[3] La Provence, qui avait été soumise par les Romains cent ans avant le reste de la Gaule.
[4] Les Helvétiens habitaient la Suisse.
[5] Strabon dit en effet, au liv. II, que les avantages de la Méditerranée sont d'avoir des côtes situées sous un meilleur climat et habitées par des nations policées.
[6] Roussillon, Languedoc, Provence et partie du Dauphiné.
[7] Depuis que la Gaule était soumise aux Romains.
[8] L'Océan et la Méditerranée.
[9] La guerre des Ibères dura deux cents ans.
[10] Les habitants du Beauvaisis.
[11] Les habitants du Soissonnais.
[12] Au temps de César.
[13] C'est d'après cet usage que les Romains ont appelé la Gaule transalpine la Gaule chevelue, excepté la partie méridionale, la Narbonnaise, qu'ils appelaient la Gaule braccata, ou Gaule à braies ou à hauts-de-chausses.
[14] Espèce de manteau militaire ou capot.
[15] Pantalons très-amples.
[16] Les femmes étaient chargées de tous les travaux que les hommes devaient faire, et ceux-ci passaient leur temps, soit à la guerre, soit dans l'oisiveté.
[17] Barde, chanteur, poëte.
[18] Druide, du celtique derv, chêne.
[19] Posidonius, philosophe stoïcien, contemporain de Pompée et de Cicéron, qui tint école à Rhodes. Tous ses écrits sont perdus; on ne les connaît que par un petit nombre de fragments qui nous ont été conservés par quelques auteurs anciens. Posidonius avait visité la Gaule.
[20] La résine de cèdre servait aussi chez les Égyptiens à embaumer les morts.
[21] César donne pour cela un précieux détail et qui diminue de beaucoup l'horreur que nous inspire ces immolations. «Les druides, dit-il, sont persuadés que de ces supplices, les plus agréables aux dieux sont ceux des criminels qui ont été saisis dans le vol, dans le brigandage ou dans quelque autre forfait.» (Liv. III.) Les prêtres exécutaient eux-mêmes les condamnés à mort.
[22] Ces sacrifices ont été abolis par l'empereur Claude.
[23] C'est l'ancienne tiretaine du moyen âge, ou tartan des Écossais, peuple également d'origine gauloise.
[24] Dans l'Orient, en Galatie.
[25] Posidonius le stoïcien dit: «Voici comment les Celtes servent à manger. Ils se mettent du foin sous eux, et mangent sur des tables de bois, peu élevées au-dessus de terre. Le manger consiste en très-peu de pain, et beaucoup de viandes bouillies et rôties sur la braise ou à la broche. On les apporte proprement, il est vrai; mais ils y mordent comme des lions, saisissant des membres entiers des deux mains. S'il se trouve quelque chose de dur à arracher, ils l'entament avec un long couteau qui est à leur côté dans une gaîne particulière.» (Athénée, Festin des philosophes, trad. de Lefebvre de Villebrune, in-4o, t. II, p. 82.)
[26] On verra combien le récit de Polybe diffère de celui de Tite-Live, et combien ce dernier auteur a flatté les Romains.
[27] Arezzo.
[28] Sinigaglia.
[29] Rimini.
[30] Peuple de Thrace.
[31] La forêt Noire, qui, malgré son étendue, n'est qu'une faible partie de la forêt Hercynienne.
[32] Peuple du haut Languedoc.
[33] La Gaule Narbonaise (Provence et Languedoc).
[34] Ptolémée Céraunus.
[35] Callimaque (hymne VI, εις την Δηλον ) [Grec: eis tên Dêlon], parle de Gaulois exterminés sur les bords du Nil par Ptolémée Philadelphe. Le scoliaste de Callimaque nous apprend qu'après le désastre des Gaulois à Delphes, une partie de leur armée passa au service de Ptolémée, qui pour lors avait besoin de troupes. Il ajoute qu'étant arrivés en Égypte, ils conspirèrent pour s'emparer des trésors de ce prince, et que leur projet ayant été découvert, ils furent exterminés sur les bords du Nil.
[36] Le consul Cépion prit Toulouse 106 ans av. J.-C., et fut battu l'année suivante par les Cimbres, sur les bords du Rhône.
[37] Roi de Pergame.
[38] Rabies gallica. Il y a longtemps, comme on le voit, que l'on parle de la furia francese.
[39] Roi de Pergame, allié des Romains.
[40] Sans bois.
[41] Suivant Strabon, cette déesse s'appelait Agdistis.
[42] Qui habitaient le pays appelé depuis le Dauphiné.
[43] Bituite, couvert d'une saie aux couleurs brillantes, commandait son armée monté sur un char d'argent.
[44] 120,000 Gaulois furent tués suivant Tite-Live; 150,000 suivant Orose.
[45] Provence et Dauphiné. Le nom de Provence dérive de celui de province, provincia.
[46] Tunique bordée par-devant d'une large bande de pourpre, et garnie de nœuds de pourpre ou d'or, imitant des têtes de clous. C'était le vêtement des sénateurs et de la plupart des magistrats.
[47] C'était un quartier de Rome très-fréquenté, entre l'Esquilin et le Cælius.
[48] La Grande-Bretagne, l'Angleterre.
[49] 581 fr. 25.
[50] 27,900,000 fr.
[51] Chapitre 75.
[52] Préface du livre VIII de la Guerre des Gaules.
[53] Le mille romain répond à 4,449 pieds métriques, ou 1 kilomètre 483 mètres.
[54] Chez les Éburons.
[55] Un Scipion commandait l'armée ennemie.
[56] Vénus Mère. César prétendait descendre de cette déesse; il lui voua ce temple avant la bataille de Pharsale (Appien, II, 68).
[57] Ou Transalpine (la Province romaine). Il comptait que les désordres de la Gaule indépendante lui fourniraient l'occasion d'en faire la conquête.
[58] Deux.
[59] L'Alouette.
[60] Ces actions de grâces (supplicationes) étaient rendues aux dieux pour les victoires d'un général.
[61] 7,750,000 fr.
[62] Clermont.
[63] Les Éduens.
[64] Roi des Suèves.
[65] Les Nerviens et leurs alliés.
[66] Gergovie.
[67] Arvernes et Séquanes.
[68] Éduens.
[69] La bataille contre Arioviste a été donnée dans le mois de septembre et du côté de Belfort. (Note de Napoléon.)
[70] Bellovaques.
[71] Les Nerviens.
[72] Un des meilleurs généraux de l'armée de César.
[73] La seconde.
[74] Cette ville était située à une lieue de l'emplacement actuel de Clermont, sur une colline qui porte encore le nom de mont Gergoie ou Gergoriat.
[75] Peuple du Limousin.
[76] Aujourd'hui Bourges.
[77] La défaite de César, dissimulée par lui dans ses Commentaires, est attestée par Suétone, d'après lequel César aurait éprouvé dans la guerre des Gaules trois échecs: l'un en Bretagne; le second devant Gergovie, où une légion fut détruite; enfin, le troisième en Germanie. L'histoire de la conquête de la Gaule racontée par le vainqueur est tout à son avantage; ses victoires sont longuement décrites; il est à peine question des revers. Et notre éducation latine produit cet incroyable résultat que nous applaudissons au vainqueur, en étudiant et en admirant la beauté de son style. Pour nous, Gaulois et Vercingétorix sont des ennemis et des barbares. Ce sont cependant nos pères, et le grand roi Arverne était le défenseur de l'indépendance nationale.
[78] De l'armée que les divers peuples de la Gaule envoyaient au secours de Vercingétorix, assiégé dans Alise.
[79] Quos illi soldurios appellant. (César, III, 22.)
[80] Les Bas-Bretons appellent encore aujourd'hui nos prêtres des belhhec, c'est-à-dire des porte-lin.
[81] Le droit de contracter des mariages.
[82] La plebs conservait un culte populaire, plus ancien que le druidisme; c'était un polythéisme dans lequel les forces et les phénomènes de la nature étaient divinisés. La différence des religions, l'esclavage de la plebs, la puissance des classes supérieures, la constatation de types différents dans les peuples gaulois, l'un grand et blond, l'autre petit et brun, amènent naturellement à supposer qu'une conquête avait eu lieu dans les Gaules à une époque reculée, et que la race celtique avait soumis et réduit à l'esclavage la race primitive. On ne sait quelle est cette race primitive, mais tout porte à croire que c'est la race ibérienne, qui se conserva indépendante dans tout le midi de la Gaule. (Sur le polythéisme populaire de la Gaule, voir D. Martin, La Religion des Gaulois.)
[83] César, Guerre des Gaules, VI, 19.
[84] Collatéraux descendant par les mâles d'une même souche masculine.
[85] Les Phocéens fondèrent Marseille 600 ans av. J.-C. Phocée était une ville grecque de l'Asie Mineure, dont les habitants étaient de race ionienne.
[86] Le port s'appelait Lacydon.
[87] Marseille était alors située près du cap de La Croisette, où l'on voit encore ses ruines, et son port s'ouvrait alors au midi.
[88] Ville grecque de l'Asie Mineure.
[89] Timouques, ceux qui possèdent les honneurs.
[90] L'Ibérie ou l'Espagne. Ces villes sont: Hemeroscopium (Denia), Emporium (Ampurias), Rhode (Rosas).
[91] Rhode était bâtie sur le Rhône (Rhodanus), et lui donna sans doute son nom; la position de cette ville est inconnue.
[92] Agde.
[93] Les Grecs et les Romains appelaient barbares tous les peuples qui n'appartenaient pas à leur civilisation.
[94] Torento, aujourd'hui en ruines, au fond du golfe des Lèques.
[95] Eoube.
[96] Antibes.
[97] Nice. Ces quatre villes étaient situées sur la côte de Provence.
[98] Peuple des environs d'Aix.
[99] Les Ligures étaient d'origine ibérienne, et couvraient une partie du Roussillon, du Languedoc, de la Provence et du pays de Gênes.
[100] Aix, en latin Aquæ Sextiæ, les Eaux Sextiennes ou de Sextius.
[101] Marseille soutint de longues luttes contre les Étrusques et les Carthaginois; ces guerres furent causées par des raisons commerciales.
[102] Marseille s'était déclarée pour Pompée contre César, celui-ci l'assiégea, et fut d'abord repoussé. Obligé de partir pour l'Espagne, il laissa à ses lieutenants le soin de continuer le siége et de prendre la ville.
[103] Ceci ne doit s'appliquer qu'aux Gaulois de la Province Romaine, c'est-à-dire du midi.
[104] Autun (Bibracte), Toulouse, Lyon, Bordeaux, Nîmes, Vienne, Arles, Narbonne avaient des écoles justement célèbres.
[105] Plus lard, le luxe et la dissolution des mœurs firent de tels progrès à Marseille, qu'il s'établit deux proverbes: Tu viens de Marseille, Tu devrais faire le voyage de Marseille, qu'on appliquait aux débauchés.
[106] 2,500 francs.
[107] 125 francs.
[108] Bourgogne.
[109] Pays de Trèves.
[110] Gouverneurs de province.
[111] Habitants des cités d'Angers et de Tours.
[112] Primores Galliarum.
[113] Toutes les légions étaient établies le long du Rhin.
[114] Franche-Comté.
[115] Dans l'Ombrie.
[116] Bevagna, dans l'État de l'Église.
[117] 1,168 francs.
[118] La Grande-Bretagne.
[119] D'Alexandrie.
[120] Cette tour s'est écroulée en 1644. Le dessin se trouve dans le magasin pittoresque, 1847, p. 332.
[121] Pour ressembler aux Germains, qui étaient blonds.
[122] A la torture.
[123] Marc-Aurèle.
[124] L'original grec est perdu; on a conservé heureusement la traduction latine que saint Jérôme en avait faite et une traduction en langue arménenne.
[125] L'histoire des Franks est extrêmement obscure et disséminée dans les écrivains contemporains. A défaut d'un récit, nous essayerons de résumer dans cette note les événements principaux de l'histoire de ces barbares.
C'est vers 240 que les tribus germaniques habitant entre le Rhin, le Mein, le Weser et la Lippe, formèrent entre elles une confédération et prirent le nom de Franks (Franken), mot dont le sens paraît répondre à celui du latin ferox, fier et belliqueux. Les tribus qui entrèrent dans cette confédération furent les Bructères, les Teuctères, les Chamaves, les Sicambres, les Cattes et les Angrivariens. Le pays des Franks prit le nom de Francia (France), conservé encore aujourd'hui dans celui de Franconie.
Depuis 241 jusqu'en 287, les Franks s'emparent de la Batavie, pillent et dévastent la Belgique. En 287, l'empereur Maximien, malgré quelques avantages remportés sur eux, leur céda le pays dévasté des Trévires et des Nerviens, qui comprenait la partie de la Belgique entre Trèves et Tournay (Toxandrie), à titre de bénéfice militaire, c'est-à-dire à condition du service militaire et de l'obéissance envers l'empire.
Constance Chlore, en 292, battit de nouveau les Franks, mais ne put pas les détruire ni les chasser; il les força à se soumettre à l'empire, et leur céda la Germanie inférieure, située entre la Meuse et le Rhin.
Cependant les Franks d'outre-Rhin continuèrent à attaquer l'empire, et la guerre fut continuelle contre eux. Constantin (306-12) leur fit une guerre acharnée, livra aux bêtes, dans l'amphithéâtre de Trèves, deux de leur rois; mais il finit, comme ses prédécesseurs, par admettre un grand nombre de ces barbares dans les colonies militaires de la Belgique.
Depuis lors les Franks fournissent de nombreux contingents aux armées impériales, et leurs rois ou chefs occupent d'importants emplois à la cour; l'un d'eux, le ripuaire Arbogaste (mort en 394), est le plus célèbre de ces rois franks vassaux de l'empire.
En 358, Julien fit la guerre aux Salyens, dont le nom paraît alors pour la première fois dans l'histoire, et renouvela les traités en vertu desquels ils étaient établis depuis 287 dans le pays appelé la Toxandrie, c'est-à-dire entre la Meuse et l'Escaut. C'est la tribu établie dès cette époque dans la Toxandrie qui est la principale des tribus franques; c'est elle qui est le noyau de la nation, et qui deviendra sous Clovis le peuple prépondérant de la Gaule.
Arbogaste, qui était général des forces militaires et le maître de l'empire, lutta contre les Franks d'outre-Rhin et battit leurs chefs Marcomer et Sunnon. En 407 les Franks essayèrent de défendre le Rhin contre les Vandales, les Suèves et les Alains, mais ils furent vaincus.
Les désordres de l'empire (407-428) permirent aux Franks de secouer l'autorité romaine et de conquérir de nouveaux territoires dans la Belgique; les Salyens s'emparèrent de la Morinie, d'Amiens, Cambray, Tournay, Arras, et étendirent leur domination jusqu'à la Somme; les Ripuaires prirent Trèves et Cologne (413).
En 428, Aétius, qui restaura pour un moment l'autorité impériale dans les Gaules, attaqua les Ripuaires, les battit, et les força de nouveau à reconnaître la suzeraineté de l'empire. En 431, il attaqua les Salyens, et battit à Helena leur roi Chlodion (Chloio, Chlogio, ou Clovis), qui résidait à Dispargum (Duisbourg?). Vaincus dans d'autres rencontres, les Salyens se soumirent, mais restèrent maîtres de tous les territoires qu'ils avaient conquis.
C'est ainsi que s'accomplissaient les conquêtes des barbares. «Les empereurs, dit l'historien grec Procope, cité par M. de Pétigny, les empereurs ne pouvaient pas empêcher les barbares d'entrer dans les provinces; mais les barbares, de leur côté, ne croyaient point posséder en sûreté les terres qu'ils occupaient tant que le fait de leur possession n'avait pas été changé en droit par l'autorité impériale.»
Les Franks Salyens et Ripuaires firent fidèlement leur devoir dans la guerre contre Attila. Mérovée, roi des Salyens, et bien probablement fils de Clodion, était particulièrement dévoué à Aétius. Après la mort de ce grand général, lâchement assassiné par l'empereur Valentinien, en 454, les Franks se crurent déliés de leurs obligations envers l'empire, et pillèrent la Belgique. Soumis de nouveau par Avitus et par Majorien, les Salyens, qui avaient chassé leur roi Childéric, prirent pour chef Egidius maître des milices de la Gaule, et à ce titre chef suprême de tous les barbares vassaux de l'empire. Egidius fut le dernier des officiers de l'empire qui ait su maintenir l'autorité du nom romain.
Depuis 457 Egidius gouverna les Franks jusqu'en 464, qu'ils reprirent leur roi Childéric et qu'Egidius mourut, après avoir été battu par ses ancien sujets. A son tour, Childéric devint maître des milices vers 469. Peu après, l'empire s'écroula en Italie, et les monarchies barbares, jusque là vassales et fédérées de l'empire, devinrent indépendantes, et restèrent enfin maîtresses des territoires qu'elles avaient conquis. (Cf. l'ouvrage de M. de Pétigny déjà cité.)
[126] Mons Martyrum, mont des martyrs.
[127] Je ne parle point ici des révoltes de Sacrovir, sous Tibère, et de Vindex sous Néron. Ces soulèvements eurent un caractère politique, une allure pour ainsi dire officielle. Ce n'étaient pas des émeutes populaires, c'étaient des conjurations d'ambitieux, des mouvements de parti, auxquels se mêlèrent les plus hauts personnages des cités gauloises.
[128] Tacite, Hist., liv. II, ch. 61.
[129] Hérodien. Cet historien, grec de nation, a écrit une histoire estimée, allant de 180 à 238 ap. J.-C. (L. D.)
[130] Eumène, Panégyr. de Constance.
[131] Glossarium médiæ et infimæ Latinitatis (1678).—MM. Didot ont publié une excellente édition de ce précieux livre. (L. D.)
[132] Cette place a disparu récemment, dans les changements qui ont été faits autour de l'hôtel de ville. (L. D.)
[133] Eutrope, Hist., liv. 9.
[134] Que nous reproduisons plus loin.
[135] A Ligugé, à deux lieues de Poitiers.
[136] A peine reste-t-il aujourd'hui quelques vestiges de l'église de ce monastère, qui est détruit depuis un grand nombre d'années. L'église paroissiale actuelle a été bâtie sur l'ancienne cellule de saint Martin.
[137] Julien, neveu de Constantin, né en 331, fut nommé gouverneur des Gaules, avec le titre de césar, puis empereur en 360; il mourut en 363. Il est aussi célèbre par son apostasie que par l'habileté de son gouvernement.
[138] Lutèce (Lutecia) était le nom de la ville des Parisii (Parisiens).
[139] Médecin de l'empereur Julien, né à Pergame. Il a laissé un recueil d'extraits des écrits des anciens médecins.
[140] Célèbre médecin grec de la fin du second siècle de l'ère chrétienne. Il reste de lui plusieurs ouvrages importants.
[141] L'ouvrage de Julien, dont ce fragment est extrait, est écrit en grec, et porte le titre de Misopogon, ce qui veut dire haine de la barbe. C'est une satire contre la ville d'Antioche, dans laquelle Julien fait semblant d'écrire contre lui-même. La barbe que portait Julien déplaisait beaucoup aux habitants d'Antioche.
[142] Lutèce (Lutecia) était le nom de la ville des Parisii (Parisiens).
[143] L'observation des Gaulois-Romains était juste; les hivers sont plus humides, mais moins froids, aux bords de la mer que dans l'intérieur des terres. (Note de Chateaubriand.)
[144] On voit que le climat de Paris n'a guère changé. Il y a longtemps que l'on cultive la vigne à Surène. Julien ne se piquait pas de se connaître en bon vin. Quant aux figuiers, on les enterre et on les empaille encore à Argenteuil. (Note de Chateaubriand.)
[145] Julien peint très-bien ce que nous avons vu ces derniers hivers. Les glaçons que la Seine laisse sur ses bords, après la débâcle, pourraient être pris pour des blocs de marbre. (Note de Chateaubriand.)
[146] Ces fourneaux étaient apparemment des poêles.
[147] Lactance, écrivain chrétien, né vers 250, mort vers 325. Il fut chargé par Constantin de l'éducation de son fils Crispus. Il est auteur des ouvrages suivants: Institutions divines, L'Œuvre de Dieu, La Colère de Dieu, La Mort des persécuteurs. C'est un écrivain élégant, que l'on a surnommé le Cicéron chrétien.
[148] L'armée, les fonctionnaires civils, les juges, les percepteurs ou exacteurs, etc. C'est Dioclétien qui créa l'administration civile et cette armée d'employés civils.
[149] Lactance, Mort des Persécuteurs.
[150] Bagat, en celtique, assemblée, multitude de gens. Ces révoltes, sans cesse renaissantes, duraient encore au milieu du cinquième siècle. (L. D.)
[151] Lois de Constantin, dans le Code Théodosien.
[152] La loi finit par identifier le colon à l'esclave. «Que les colons soient liés par le droit de leur origine, et bien que, par leur condition, ils paraissent des hommes libres, qu'ils soient tenus pour serfs de la terre sur laquelle ils sont nés.» (Code Justinien.)—«Si un colon se cache ou s'efforce de se séparer de la terre où il habite, qu'il soit considéré comme ayant voulu se dérober frauduleusement à son patron, ainsi que l'esclave fugitif.» (Code Justinien.)
[153] Les villes de la Gaule avaient pour les administrer une curie (assemblée, sénat). Les membres de ces curies étaient appelés curiales; on les choisissait dans les moyens propriétaires. Dans les derniers siècles de l'empire leur sort était devenu intolérable.
[154] Aussi ne disposent-ils pas librement de leur bien. Ils ne peuvent vendre sans autorisation. Le curiale qui n'a pas d'enfants ne peut disposer par testament que du quart de ses biens. Les trois autres quarts appartiennent à la curie.
[155] Impôts prétendus volontaires, que les curiales étaient obligés de payer aux empereurs en monnaie ou en couronnes d'or, dans diverses circonstances heureuses ou malheureuses, pour témoigner de leur joie ou pour venir en aide au trésor public, à peu près dans les circonstances où l'on fait aujourd'hui des adresses au souverain. (L. D.)
[156] Code Théodosien, XII, 1.
[157] Voici les principales dispositions de la loi de 418:—I. L'assemblée est annuelle.—II. Elle se tient aux ides d'août.—III. Elle est composée des honorés, des possesseurs et des magistrats de chaque province.—IV. Si les magistrats de la Novempopulanie et de l'Aquitaine, qui sont éloignées, se trouvent retenus par leurs fonctions, ces provinces, selon la coutume, enverront des députés.—V. La peine contre les absents sera de cinq livres d'or pour les magistrats, et de trois pour les honorés et les curiales.—VI. Le devoir de l'assemblée est de délibérer sagement sur les intérêts publics.
[158] Défenseur de la cité.
[159] Nous ne saurions trop recommander la lecture de cette poétique et savante histoire à nos lecteurs.
[160] Il s'agit de la grande révolte des Bagaudes, aux ordres de Tibat ou Tibaton; cette révolte dura deux ans (435-36). Comme toujours ceux qui firent cette Bagaudie étaient surtout des esclaves et des colons. La Bagaudie de 441 paraît être une des dernières ou même la dernière; ces révoltes avaient commencé vers 280.
[161] Il s'agit du patronage (patrocinium), qui se trouvera expliqué plus loin, p. 226.
[162] Les colons.
[163] Les combats de gladiateurs étaient encore les principaux jeux du cirque.
[164] Code Théodosien, XI, tit. 24, l. 2.
[165] Le petit propriétaire, libre de naissance et maître de sa terre, pour échapper au fisc, à l'impôt, aux exactions et aux violences de toutes espèces, achetait la protection, le patronage (patrocinium) de quelque puissant personnage, en lui donnant sa terre et en devenant colon, c'est-à-dire à peu près esclave, lui et sa postérité. Les grands, en devenant patrons d'un grand nombre de colons, se constituèrent d'immenses propriétés (latifundia) sur lesquelles ils régnaient en seigneurs presque indépendants. L'usage des patrocinia se continua sous les Franks par le système de la recommandation. (L. D.)
[166] Code Théodosien, l. 3 (année 395).
[167] C'est-à-dire aux propriétaires qui avaient cédé leurs propriétés à des patrons et en étaient devenus les colons, échangeant la liberté et la propriété contre une espèce d'esclavage et un peu de sécurité. (L. D.)
[168] Année 396.
[169] Année 399.
[170] Géographe écossais, né en 1758, mort en 1826. L'ouvrage principal de Pinkerton est sa Géographie. Le livre auquel fait allusion M. Michelet est intitulé: Recherches sur les Goths.
[171] Les Celtes étaient divisés en deux rameaux, les Gaulois et les Kymris ou Belges, et ces populations différaient entre elles par les caractères physiologiques, la taille, la couleur des cheveux et des yeux, et par les langues. Les auteurs anciens constatent chez les Celtes deux types différents: l'un, petit et aux cheveux bruns; l'autre, grand, aux cheveux blonds ou roux et aux yeux bleus. Les Gaels ou Gaulois semblent appartenir au premier, les Kymris au second, De ces deux types, c'est le premier qui l'a emporté dans la formation de la nation française et qui lui donne ses caractères les plus tranchés; mais il faut tenir compte aussi dans la création du type gallo-français, petit et brun, des influences ibériennes et de la conquête romaine.
Si les langues celtiques attestent l'existence de deux rameaux dans la race, elles prouvent en même temps que les Kymris étaient Celtes et non pas Germains, et qu'ils avaient la plus étroite parenté avec les Gaels. Modifiés au point de vue de la langue, des mœurs, de la religion et des institutions, par la conquête romaine, et sans nul doute aussi par un certain mélange avec les conquérants, les peuples gaulois sont devenus les Gallo-Romains; c'est dans cette population que sont venues se fondre les peuplades germaniques qui se sont établies en Gaule, et qui à leur tour, et dans une certaine proportion, ont modifié les Gallo-Romains. (L. D.)
[172] Sidoine Apollinaire, Panégyrique de Majorien.
[173] Sorte de manteau en usage chez les peuples des bords du Rhin.
[174] S. Apollinarius, lib. IV, Epist. ad Domnit.
[175] Apollinarius, lib. VIII, epist. IX.
[176] Salvian., De Gubern. Dei, lib. VII.
[177] Ammien Marcellin, liv. XXXI, ch. 9.
[178] Ammien Marcellin, liv. XXXI, ch. 2.
[179] Idem, XXXI, 16.
[180] T. IV, p. 201, adv. Jovin., lib. II.
[181] Jornandès. Chap. 45.
[182] Martyrs, liv. VI.
Pugnavimus ensibus. . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Vitæ elapsæ sunt horæ:
Ridens moriar.
On trouvera plus loin ce chant reproduit tout entier.
[183] Chants populaires de la Grèce.
[184] Les deux Edda, les Sagga; Worm., Litt. runic.; Mallet, Hist. de Danemark.
[185] Rerum Gall. et Franc. Script., tom. IX, pag. 99.
[186] Voyez ces chants dans l'Histoire de la Conquête de l'Angleterre par les Normands, de M. A. Thierry, tom. I, pag. 131 de la 3e édition.
[187] Du Cange, voce Cantilena Rollandi; Mém. de l'Ac. des Inscript., tom. I, part. I, pag. 317; Hist. litt. de la France, tom. VII, Avertiss., pag. 73.
[188] Edda.—Voyez aussi Mallet, Introd. à l'histoire de Danemark, et les Monuments de la Mythologie des anciens Scandinaves pour servir de preuve à cette introduction, par le même auteur, in-4o; Copenhague, 1766.
[189] Second voyage du capitaine Parry pour découvrir le passage au nord-ouest de l'Amérique.
[190] Lex Salic., tit. XXV.—Lex Rip., tit. XLII.
[191] Lex Salic., tit. VIII.—Lex Rip., tit. LXVIII.
[192] Leg. Wall.
[193] Lex Salic., tit. XXXII.
[194] Lex Anglo-Saxonic., pag. 7.
[195] Lex Ripuar., tit. V, art. XII.
[196] Lex Ripuar., tit. II, art. XII.
[197] Ibid., tit. LXX, art. I.
[198] Voilà l'exemple de la préférence dans la ligne maternelle.
[199] Rerum Hungararum Scriptores varii; Francofurti, 1660.
[200] De Provid. div., trad. de Tillemont, Hist. des Emp.
[201] Grégoire de Tours, III, 7.
[202] S. Bernard. Vit.
[203] Art. IV.
[204] Saint Jérôme.
[205] Bedæ, presbit., Hist. eccl. gentis Anglorum, cap. XIII.
[206] Histor. Gildæ, liber querulus de excidio Britanniæ, p. 8, in Hist. Brit. et Angl. Script., tom. II.
[207] Leges Wallicæ, lib. III, cap. III, pag. 207-260.
[208] Traduct. de Fleury, Hist. ecclés.
[209] Victor, Vitensis episc., lib. I, De Persecutione africana, pag. 2; Divione, 1664.
[210] Victor, Vitens. episc., De Persecutione africana, pag. 3.
[211] Saint Jérôme.
[212] Idem.
[213] Aug., De Urb. Excidio, t. VI, pag. 624.
[214] Cod. Theodos., lib. XI, XIII, XV.
[215] Brottier et Gibbon ne portent cette population qu'à douze cent mille, évaluation visiblement trop faible, comme celle de Juste Lipse et de Vossius est trop forte; il s'agirait, d'après ces derniers auteurs, de quatre, de huit et de quatorze millions. Un critique moderne italien a rassemblé avec beaucoup de sagacité les divers recensements de l'ancienne Rome.
[216] Cette admirable étude, aussi belle dans la forme que savante dans le fond, a été rédigée d'après les sources suivantes:
Agathias, Histoire du règne de Justinien.—Ammien Marcellin, Histoire romaine.—Saint Augustin, Cité de Dieu.—Bède, Histoire ecclésiastique de la nation anglaise.—Recueil des Bollandistes (sainte Geneviève).—Claudien, Invectives contre Rufin; Consulat d'Honorius.—Chronicon Alexandrinum.—L'Edda.—Eusèbe, Histoire ecclésiastique.—Frédegaire, Chronique.—Gallia christiana.—Grégoire de Tours, Histoire ecclésiastique des Franks.—Idace, Chronique.—Saint Jérôme, Contre Jovin et Lettres.—Jornandès, Histoire des Goths.—Julien, Diverses œuvres.—Le P. Labbe, Collection des Conciles.—Luitprand, Ambassades auprès de Nicéphore.—Orose, Histoire.—Priscus, Histoire des Goths.—Procope, Histoire des Goths et des Vandales.—Prosper d'Aquitaine, Chronique.—Salvien, du Gouvernement de Dieu.—Sidoine Apollinaire, Panégyrique de Majorien, Lettres.—Sozomène, Histoire ecclésiastique.—Tertullien.—Victor, évêque de Vite, Histoire de la Persécution des Vandales.—Zosime, Histoire romaine, etc.
[217] Son beau-frère.
[218] Placidie, sœur de l'empereur Honorius, avait été faite prisonnière par Alaric, en 409, à la prise de Rome.
[219] Général d'Honorius, qui aspirait aussi à la main de Placidie.
[220] Une ancienne généalogie, qui paraît remonter à une époque très-reculée, dit positivement: Faramond engendra Cleno et Cludiono. (Note de M. Saint-Martin, Hist. du Bas Empire, t. VI; p. 25.)
[221] Cette date est fixée par M. de Pétigny; quelques auteurs donnent 447.
[222] Aétius et Majorien.
[223] L'Artois.
[224] Probablement Lens.
[225] Voitures dans lesquelles les familles franques demeuraient et voyageaient.
[226] Bacchus.
[227] La mer d'Azof.
[228] Je crois qu'il serait plus exact de dire que les Huns et leurs alliés occupaient tout le pays situé sur les bords du Rhin, depuis Mayence jusqu'à Bâle, lorsqu'ils franchirent ce fleuve pour pénétrer dans les Gaules. (Note de Saint-Martin.)
[229] Serbie et Bulgarie.
[230] Hongrie occidentale.
[231] Compétiteur de Mérovée, réfugié à la cour d'Attila. Son existence est cependant douteuse.
[232] Attila, avant de commencer son invasion, avait écrit à Valentinien et à Théodoric. Au premier il disait qu'il n'en voulait qu'aux Wisigoths; à Théodoric, qu'il n'en voulait qu'aux Romains.
[233] Ce fait n'est pas certain; on remarquera plus loin que Jornandès ne parle pas de Mérovée.
[234] Aussitôt qu'Aétius et Théodoric furent informés de la trahison que méditait Sangiban, ils s'assurèrent de sa personne et des siens.
[235] Jusqu'ici le récit est emprunté à l'histoire du Bas-Empire de Le Beau; la suite est de Jornandès.
[236] Pelage, auteur de cette hérésie, était un moine né en Angleterre, qui enseignait que l'homme naissait sans péchés, et qu'il pouvait vivre dans l'innocence et parvenir au royaume du ciel sans le secours de la grâce de Dieu.
[237] Les eulogies étaient des présents de choses bénites que l'on s'envoyait, en ces temps-là, en signe d'union et d'amitié.
[238] Elles ont été sauvées en 1793.
[239] Les lettres de Sidoine Apollinaire sont aujourd'hui le seul document d'après lequel on puisse se faire quelque idée de cette guerre. La troisième du livre 3 est particulièrement intéressante parmi celles qui ont rapport à ce sujet.
[240] Lettres, VII, I.—Sa date est de 472 ou 473.
[241] Sidoine Apollinaire, Lettres, V, 16.
[242] Lettres, VII, 7.
[243] Lettres, VII, 17.
[244] Hist. des Franks, II, 20.
[245] Cassiod. Chronic., ad ann. 483.
[246] Sidoine Apollinaire, Lettres, VIII, 3, 9.
[247] Lettres, VIII, 9 (on la trouvera traduite tout entière, p. 329).
[248] Roi des Suèves qui dévasta l'Italie septentrionale, fut battu, pris et décapité en 406.
[249] De Civitate Dei, lib. I, 7.
[250] Liv. III, 29.
[251] Saint Prosper d'Aquitaine, né en 403, mort vers 463, est auteur d'une chronique estimée et d'un poëme intitulé: les Ingrats, dirigé contre l'hérésie du semi-pélagianisme.
[252] Homeliæ S. Eusebii (Eucherii), p. 282.
[253] Saint Remi, évêque de Reims, mourut en 533, âgé de quatre-vingt-seize ans, après avoir été évêque pendant soixante-quatorze ans.
[254] Clovis à son avénement n'avait que quinze ans.
[255] Childéric avait possédé la dignité romaine de maître des milices, et la transmit à Clovis. Tel est le sens que trouve M. Pétigny à la phrase Rumor ad nos magnus pervenit, administrationem vos secundum rei bellicæ suscepisse. D'autres croient qu'il s'agit d'une seconde expédition militaire et lisent: administrationem vos secundam.
[256] Terres cédées par les empereurs romains aux Barbares, à la condition du service militaire.
[257] La Gaule du nord, sur laquelle s'étendait son autorité comme officier de l'empire.
[258] Les Gallo-Romains, en faveur desquels saint Remi intervient auprès de Clovis.
[259] Le texte de cette lettre est dans Duchesne, Script. francor., t. I.
[260] Syagrius était patrice et non pas roi des cités gallo-romaines du bassin de la Seine.
[261] Celui de Cambrai.
[262] Saint Remi.
[263] Il s'agit de la bataille de Tolbiac, livrée en 496.
[264] Clovis fut baptisé le jour de Noël de l'année 496.
[265] Quelques jours après, Clovis écoutait la lecture de l'évangile que lui faisait saint Remi. Quand l'évêque vint à dire comment J.-C. avait été livré aux bourreaux, Clovis devint furieux et s'écria: Que n'étais-je là avec mes Franks, j'aurais promptement vengé son injure! (Chronique de Frédégaire.)
[266] Parce qu'ils étaient catholiques et que les autres barbares étaient ariens. Pour les Gallo-Romains catholiques, la domination des Franks catholiques était plus supportable; aussi les évêques aidaient-ils partout à l'établir.
[267] Ville de l'Aquitaine et soumise aux Wisigoths.
[268] Psaumes, XVII, v. 39, 40.
[269] Ce gué est près de Lussac, et s'appelle encore le gué de la biche.
[270] C'est dans les plaines de Voulon (vocladensis campus), à quatre lieues de Poitiers, que s'est livrée la bataille, et non pas à Vouillé. L'année de cette victoire est 507.
[271] Roi des Franks ripuaires.
[272] Des Franks ripuaires.
[273] Roi de Thérouanne.
[274] En 511.
[275] L'empire d'Orient ou l'empire grec.
[276] Syagrius était fils d'Egidius et Clovis de Childéric.
[277] Syagrius avait pris le titre de patrice, dignité qui d'abord jointe à celle de maître des milices, avait fini par la remplacer.
[278] Hincmar, Vie de saint Remi.
[279] Frédégaire, Histoire, chap. 16.
[280] Grégoire de Tours, liv. 2, ch. 27.
[281] Il explique la conquête de la Gaule par les Romains et par les Franks. César et Clovis purent conquérir la Gaule, parce que deux fois le patriotisme local s'opposa à ce que le pays tout entier acceptât un dictateur national. Vercingétorix vint trop tard, quand la partie était presque perdue; et personne ne soutint Syagrius. (L. D.)
[282] Les cités belges qui avaient reconnu le pouvoir de Syagrius étaient celles de Soissons, de Vermandois, d'Amiens, de Beauvais et de Senlis. Leur territoire est représenté par celui des départements de l'Aisne, de la Somme et de l'Oise.
[283] Grégoire de Tours, Histoire, livre 2, ch. 27.
[284] Vie de sainte Geneviève, dans les Bollandistes, ch. 35 à 40.
[285] Historien grec, mort vers 565.
[286] Les Franks.
[287] Par la chute de l'empire d'Occident et la suppression de la préfecture d'Arles.
[288] Procope, de la Guerre des Goths, liv. I, ch. 12.
[289] Lettres, liv. VIII, 3; liv. IV, 1.
[290] La soumission des Gallo-Romains du Nord fut le prix de la conversion de Clovis.
[291] Dans les mœurs germaniques, venger le meurtre de ses parents était un devoir qu'on ne pouvait négliger sans encourir l'infamie et l'exhérédation.
[292] Grégoire de Tours ne parle de ces faits que très-succinctement et en termes généraux. Nous en connaissons les détails par les récits de Frédégaire (Histoire, ch. 17 et 18) et de l'auteur des Gestes des rois franks (chap. 11 et 12), qui sont le résumé des traditions de famille de la dynastie mérovingienne. J'ai pris alternativement dans ces deux récits les circonstances qui m'ont paru les plus vraisemblables. (Note de M. de Pétigny).
[293] Elle mourut presqu'aussitôt après son baptême.
[294] Le sou d'or valait 90 francs.
[295] Homme libre, né de parents libres.
[296] Antrustion (in truste regis, sous la protection du roi), ou convive du roi, personnage élevé aux plus hautes dignités de la cour des rois franks.
[297] La maison (sala) et la terre qui l'entoure était la seule propriété héréditaire chez les anciens Germains, comme l'ogorod chez les Russes; les autres terres changeaient de possesseurs tous les ans, par la voie du sort, comme cela se pratique encore chez les serfs de Russie. La terre salique (la terre paternelle, l'alleu des parents de la loi des Ripuaires) n'était pas soumise à ces partages annuels, et restait propriété ou alleu héréditaire dans les mâles de la famille.
[298] Envoyée par le roi Léovigilde, qui venait prendre Rigonthe, promise à Reccarède, fils du roi des Wisigoths.
[299] Ce fut le pape Zacharie qui ordonna la déposition de Childéric, au mois de mars 752.
[300] Eudon ou Eudes, duc d'Aquitaine.
[301] Maire du palais du roi des Franks.
[302] En 770.
[303] Elle s'appelait Désirée.
[304] Il la répudia parce qu'elle était toujours malade et inhabile à lui donner des enfants.
[305] Charles n'eut pas toutes ces concubines en même temps, mais successivement et à différentes époques. Bien qu'Éginhard et les anciens historiens les appellent constamment des concubines, le P. Le Cointe prétend qu'on doit les considérer comme épouses légitimes. (Note de M. Teulet.)
[306] Cependant, en 787, il consentit au mariage de Berthe avec Angilbert, l'un des officiers de son palais. (Note de M. Teulet.)
[307] Une grande licence régnait à la cour de Charlemagne, et les historiens contemporains ont été forcés de reconnaître que, sous ce rapport, il donnait lui-même un fort mauvais exemple. (Note de M. Teulet.)
[308] C'était les contestations de haute importance, potentiores causæ, celles qui s'agitaient entre les évêques, les abbés, les comtes et les autres grands de l'empire. (Note de M. Teulet.)
[309] Ce passage d'Éginhard a donné lieu à de nombreux commentaires. Il semble résulter, des termes mêmes du texte, que Charlemagne savait écrire; mais il est probable qu'il ne put parvenir à acquérir cette fermeté, cette élégance d'écriture en usage de son temps, dont nous possédons encore aujourd'hui de nombreux modèles. (Note de M. Teulet.)
[310] En 774, 781, 787 et 800. (Note de M. Teulet.)
[311] C'est-à-dire des empereurs grecs. (Note de M. Teulet.)
[312] La loi Salique et la loi des Ripuaires. (Note de M. Teulet.)
[313] Ces poëmes populaires, vulgares cantilenæ, gentilitia carmina, dont l'existence, bien antérieure au règne de Charlemagne, est incontestable, se chantaient ordinairement durant les repas, comme le prouve ce curieux passage de la vie de S. Ludger (dans Pertz, tom. II, p. 412): «Tandis qu'il était à table avec ses disciples, on lui amena un aveugle, nommé Bernlef, fort aimé du voisinage à cause de sa bonne humeur, et parce qu'il était habile à chanter les gestes et les guerres des anciens rois.» (Note de M. Teulet.)
[314] Les noms donnés aux mois par Charlemagne ne furent pas inventés par lui, car ils étaient en usage bien antérieurement chez les divers peuples germains, et notamment chez les Anglo-Saxons. Ces noms de mois avaient une signification appropriée aux différentes saisons de l'année, comme on peut le voir par le tableau suivant:
Wintarmanoth, Janvier, mois d'hiver.—Hornung, Février, mois de boue.—Lentzinmanoth, Mars, mois de printemps.—Ostarmanoth, Avril, mois de Pâques.—Winnemanoth, Mai, mois des délices.—Brachmanoth, Juin, mois des défrichements.—Heuvimanoth, Juillet, mois des foins.—Aranmanoth, Août, mois des moissons.—Witumanoth, Septembre, mois des vents.—Windumemanoth, Octobre, mois des vendanges.—Herbistmanoth, Novembre, mois d'automne.—Heilagmanoth, décembre, mois saint. (Note de M. Teulet.)
[315] Au mois d'août 813.
[316] Vers neuf heures du matin, le samedi 28 janvier 814.
[317] C'étaient des enfants que Charlemagne confiait aux monastères pour les faire élever dans la religion chrétienne, et les envoyer ensuite prêcher l'Évangile dans leur pays. Tel fut Ebbo, archevêque de Reims, l'apôtre du Danemark. (Note de M. Teulet.)
[318] En 804.
[319] Ce titre s'est conservé jusqu'à nos jours dans la langue turque pour désigner les princes tartars, Khâcân, Kan. (Note de M. Teulet.)
[320] Le récit épique qui suit est regardé avec raison par quelques critiques comme la traduction latine du quelque chant tudesque.
[321] La vallée de Roncevaux, Roscida vallis, en Navarre, entre Pampelune et Saint-Jean-Pied-de-Port.
[322] Ce passage est le seul, parmi les historiens, où il soit fait mention du célèbre Roland, qui joue un si grand rôle dans les épopées carlovingiennes.
[323] «Les noms de ceux qui périrent étant connus, je me suis dispensé de les dire», écrit l'Astronome, dans sa vie de Louis le Débonnaire. Une telle phrase suppose que la popularité de la bataille et des preux qui y furent tués était déjà très-considérable, plus que ne semble le faire croire la phrase assez concise d'Éginhard. (L. D.)
[324] M. Génin a publié, en 1850, une bonne édition de La Chanson de Roland, 1 vol. in-8o.
[325] La France.
[326] Dur en da, dur en donne, selon la chronique du faux Turpin.
[327] Wissant, près de Boulogne, qui était alors un port fréquenté.
[328] Gesta Francorum.
[329] Casques.
[330] Boucliers.
[331] Il y a une lacune d'un ou de plusieurs vers dans tous les manuscrits; M. Génin pense qu'il était question du massacre de ces six chefs qui s'étaient rendus, et que Roland fit tuer.
[332] Ils gravissaient les montagnes.
[333] Cuisiniers, officiers de la bouche.
[334] Marquisat, frontière.
[335] Dans nos vieilles traditions, conservées dans la chronique de Turpin, la France est appelée libre, parce que la domination et l'honneur lui sont dus sur toutes les autres nations.
[336] La brèche de Roland, dans les Pyrénées, est une immense crevasse dans les rochers, de 40 à 60 mètres d'ouverture, sur 100 mètres de hauteur et 1,000 mètres de longueur. La légende veut que Roland ait taillé cette brèche, dans le roc, d'un coup de sa Durandal.
[337] La sœur d'Olivier.
Taillefer, qui très-bien chantoit,
Sur un bidet qui vite alloit
Devant eux s'en allait chantant
De Charlemagne et de Roland
Et d'Olivier et des vassaux
Qui moururent en Roncevaux.
(Roman de Rou, v. 1319.)
[339] La Chronique de Turpin, dont on ne connaît ni l'auteur ni la date, est, selon M. Génin, l'œuvre de Guy de Bourgogne, archevêque de Vienne, devenu pape en 1119, et qui mit sa chronique au nombre des livres canoniques, en 1122.
[340] Hubertus Thomas Leodius, De Vita Frederici II, palatini, lib. 1, p. 5, traduit par Génin, dans son Introduction à La Chanson de Roland.
[341] Génin, Introduction à la Chanson de Roland, p. XXII.
[342] Ce chant, que l'on croit être du neuvième siècle ou du dixième, s'est conservé chez les montagnards des Pyrénées; M. Eug. de Montglave l'a publié dans le journal de l'Institut historique, t. I, p. 176.
[343] Basques.
[344] Les contemporains ont tous appelé Louis le Débonnaire Louis le Pieux.
[345] Le tudesque.
[346] Hérold, chef danois, fut baptisé dans l'église de Saint-Alban, à Mayence, avec sa femme et beaucoup de Danois. Louis le Débonnaire lui donna un comté dans la Frise. (Vie de Louis le Débonnaire par L'Astronome.)
[347] L'empereur.
[348] L'empereur avait choisi entre toutes les filles des seigneurs de son empire, réunies de tous côtés, la belle Judith, fille du noble comte Guelfe. (Voy. L'Astronome.)
[349] Le pape saint Clément Ier, auquel on a attribué des ouvrages qui contiennent beaucoup de détails sur les devoirs des prêtres. (Dom Bouquet.)
[350] Celle de portier en chef du palais.
[351] Chancelier de l'empereur et abbé de Saint-Martin de Tours.
[352] L'usage des Romains de manger couchés sur des lits était encore conservé.
[353] M. Guizot a publié, de 1823 à 1827, en 29 volumes in-8o, une collection des mémoires relatifs à l'histoire de France. Cette collection se compose de traductions des principales chroniques et histoires écrites en latin, depuis Grégoire de Tours jusqu'au treizième siècle.