Modes.
La fourrure et le velours commencent à dominer dans toutes les toilettes, et les plus merveilleux pardessus, paletots et même twines seront bordés de martre. La forme qui semble vouloir être adoptée par les femmes élégantes est celle dit kazadaveka, dont nous donnons aujourd'hui le modèle, pour la promenade, il doit être plus long. En velours garni de fourrure, il est charmant.
L'autre figurine porte un pardessus en satin avec collet et des manches qui s'ajustent à volonté; c'est presque l'ancien witchoura serrant la taille.
Pour les sorties de bal on fait de très-grands mantelets à capuchon bordé de cygne ou d'hermine.
Quant aux twines, puisque cette mode anglaise, déjà acceptée par les hommes, semble prendre aussi une place importante dans nos toilettes, et qu'ainsi elle devient française, disons que ces vêtements se font en drap-cachemire brodé en soutache et doublé en fourrures on en satin; le collet, fait a peu près comme le collet des habits, est recouvert de fourrures, et peut se dresser pour garantir le cou du froid; les manches sont aussi comme celles des homme, mais plus larges du haut, afin de laisser libre le passage de la robe; les parements en fourrures permettent aux mains de se cacher dessous en l'absence du manchon, qui souvent est gênant par un temps pluvieux.
Les jupes des robes conservent beaucoup d'ampleur, mais on a supprimé les tournures et les jupes crinolines. La taille gagne beaucoup de grâce à être entourée seulement des plis de la robe. Les manches des robes de sortie se finit plus souvent justes; la variété est dans l'arrangement des ornements; c'est une affaire de goût et d'intelligence.
Pour le matin, nous recommandons une redingote en satin, avec des chevrons en velours posés sur le devant de la jupe, et au bout de chaque chevron, un nœud en passementerie terminé par des glands;--le corsage montant est orné de la même garniture répétée en s'élargissant vers le haut.
Un chapeau de velours avec un grand voile en dentelle est simple, mais distingué.
Bientôt nous aurons à raconter les élégances du soir, car voici qu'on a quitté la vie de château pour la vie de salon. On se retrouve, on s'assemble, et la première, la plus importante affaire, c'est la toilette; il faut donc s'en occuper; ainsi ferons-nous.