ROMANCIERS CONTEMPORAINS.
CHARLES DICKENS.
Expériences américaines: Martin prend un associé.--Vallée d'Éden en perspective.
(V. t. II. p. 20, 38, 103, 139, 153, 211 et 234.)
L'heureux chroniqueur des aventures de Mark et de Martin se félicite de parcourir de nouveau avec eux le champ classique de la liberté et d'une moralité sans hontes. Respirons avec nos deux voyageurs l'air de l'indépendance; apprenons à apprécier, avec un pieux respect, cette habile interprétation du code, plus ingénieuse encore que morale, qui consiste à se faire une loi de ne jamais rendre à César ce qui appartient à César (1). Respirons (si nous le pouvons) à l'aise dans cette atmosphère sacrée, qui vivifia naguère les larges poumons d'un noble patriote (2); grand homme! qui, même en dormant, rêvait liberté entre les bras d'une esclave, et, au réveil, vendit à l'encan, avec une impartialité remarquable, la malheureuse et sa portée, dont lui-même était père. Exemple de sage économie qui a trouvé plus d'un imitateur.
................................................................................................................................................
Note 1: La responsabilité de cette amère critique des États-Unis, de la facilité accordée aux banqueroutes, de l'absence d'esprit de famille, de l'égoïsme, de l'outrecuidance, etc., etc., reprochés aux Américains de l'Union doit peser en entier sur Dickens: nous ne nous associons nullement à sa façon, probablement partiale, d'envisager l'Amérique; ses opinions se ressentent trop peut-être de l'inimitié, de la jalousie qui subsiste toujours entre la mère patrie et ses colonies affranchies malgré elle.
Note 2: Un des présidents du congrès des États-Unis est accusé d'avoir vendu les enfants qu'il avait eus d'une de ses négresses.
Quel cliquetis! quel bruit! les roues s'entre-choquent, le rail frissonne, les wagons s'élancent, et voilà que la machine hurle sous la torture, comme un être vivant qui se tord dans l'agonie; faible comparaison, car le fer et l'acier comptent bien autrement dans cette république que le sang et la chair. Si l'on exige trop de l'œuvre du genre humain, elle porte en ses flancs la vengeance... Mais l'imparfait mécanisme, œuvre de la main divine, peut être foulé, brisé, écrasé, le tout impunément. Voyez cette machine! Eh bien! il en coûterait plus en amendes, restitutions, confiscations, à celui qui briserait en son caprice l'insensible masse de métal, que si, s'en prenant à des créatures humaines, il se fût avisé de trancher une vingtaine de vies.
Ce n'étaient point des pensées de ce genre qui préoccupaient le conducteur de la locomotive que nous venons de voir partir; probablement même le brave homme se dispensait-il tout à fait de penser. Nonchalamment appuyé sur un côté de la voiture, bras et jambes croisés, il fumait sa pipe, immobile et muet, sauf quand, d'un grognement aussi court qu'une de ses bouffées, il approuvait quelque coup bien visé de son camarade le chauffeur. Celui-ci trompait ses loisirs en jetant, bûche après bûche, de la provision du tender, aux nombreux troupeaux errants des deux côtés de la route. Nonobstant l'impassibilité des deux hommes, les wagons poursuivaient leur course avec vitesse, à part quelques secousses et cahots, les rails étant fort irrégulièrement alignés.
Le convoi se composait de trois chars gigantesques, autrement dits caravanes: le char des dames, le char des messieurs, et enfin celui des nègres, le dernier peint en noir, par égard pour les occupants, bien que Mark et son maître n'eussent point de compagnes de voyage, ils avaient pu se faire admettre, ainsi que plusieurs autres gentlemen, dans le premier char, le plus commode, et qui n'était pas plein, à beaucoup près.
«Eh bien! Mark, dit Martin examinant son compagnon avec une curiosité inquiète, vous voilà donc bien content d'avoir laissé New-York derrière nous?
--Oui, monsieur, fort content.
--Est-ce que les occasions d'éprouver ou d'aiguiser votre jovialité, comme vous dites, vous manquaient là-bas?
--Bien au contraire, monsieur; jamais je ne passais plus gaillarde semaine que ces huit jours chez les Pawkins.
--Et, reprit Martin, en hésitant comme s'il eût déjà plusieurs fois éludé la question, et... que vous semble de nos espérances actuelles?
--Florissantes, monsieur. Peut-on trouver un nom de meilleur augure que celui de Vallée d'Éden? D'ailleurs, on m'a affirmé, poursuivit Mark après une pause, qu'en fait de lots, aux de serpents, au grand complet, ne nous feraient pas faute dans ce nouveau paradis.»
Loin de s'appesantir sur ce que cette information pouvait avoir de fâcheux, Mark prit un air aussi rayonnant que s'il n'eût eu autre désir et passion en sa vie que de se faufiler dans l'intimité des reptiles.
«Qui vous a dit cela? demanda sévèrement Martin.
--Un officier militaire, répondit Mark.
--Archi-fou que vous êtes! répliqua son maître riant en dépit de lui-même, que voulez-vous dire avec votre officier militaire? Vous savez aussi bien que moi qu'ici les officiers pullulent comme...
--Certes, il y en a plus que d'épouvantails dans nos chènevières, interrompit Mark. Même sorte de milice encore, toute de veste et d'habit, avec un bâton au milieu... Ah! ah! allez, n'y prenez pas garde, monsieur; c'est mon humeur; je ne saurais m'empêcher d'être gai.--Eh bien! c'était donc un de ces conquérants à poitrine rembourrée, de chez Pawkins, lequel me dit: «Suis-je bien informé? (soufflant ses mots, non pas complètement à travers ses narines, mais comme s'il eût fait jouer une soupape tout au haut de son nez.). Est-il exact, me dit-il, que vous deviez partir pour la vallée d'Éden?--J'en ai ouï quelque chose, ai-je répondu.
--Oh! reprend-il, si jamais là-bas il vous arrive de coucher dans un lit... (Il n'y a rien qui ne se puisse, comme vous savez, avec le temps et les progrès de la civilisation!) Si donc il vous arrivait par hasard de coucher dans un lit, n'oubliez pas, croyez-moi, de vous munir d'une bonne hache.» Moi de le regarder en face et fixement. «Quoi! des puces? lui dis-je.
--Mieux que cela, répond-il.--Des vampires!--Allez, encore.--Des mosquites, peut-être?--Allez, allez, toujours; encore mieux.--Mais quoi de mieux?--De mieux? Eh! eh! des serpents, dit-il, de bons serpents à sonnettes. Vous flairez juste, étranger, en croyant trouver là-bas quelques lantiponneurs mangeurs de chair humaine de la petite espèce; mais ce n'est pas la peine d'y prendre garde: ils tiennent compagnie. C'est aux serpent» que je vous conseille de faire attention. Lorsqu'en vous éveillant vous en verrez un, tout droit, posté sur votre lit, en manière de tire-bouchon allongé posé sur son manche, coupez-le-moi en deux sans barguigner, car c'est un venimeux coquin, qui ne s'y reprendrait pas à deux fois pour bâcler votre affaire.
--Pourquoi ne m'as-tu pas averti plus tôt! s'écria Martin, dont l'expression faisait en ce moment ressortir fort à leur avantage les traits rayonnants de Mark.
--Est-ce que j'y ai seulement songé, monsieur! repartit celui-ci. Cela m'est entré par une oreille et sorti par l'autre. Merci de ma vie! je gagerais que c'était quelque actionnaire d'une autre compagnie qui fabriquait toute cette histoire pour nous enlever à l'Éden de la concurrence, et nous embaucher pour son Éden à lui!
--Cela se pourrait!... répliqua Martin; tout au moins puis-je dire en conscience que je le souhaite de toute mon âme!
--Pas de doute que c'est cela, monsieur, répondit Mark, qui, dans le bouillonnement de courage qu'avait soulevé en lui l'anecdote, avait un moment oublié l'effet probable, qu'elle aurait sur son maître. D'ailleurs, de façon ou d'autre, ne nous faut-il pas vivre, monsieur?
--Vivre! se récria Marlin, c'est aisé à dire; mais s'il nous arrivait de trop bien dormir quand les serpents à sonnettes se dresseront en tire-bouchons sur nos lits, cela ne serait pas aussi aisé à faire!
--Supérieurement raisonné! dit une voix parlant de si près qu'elle chatouilla l'oreille de Martin. La chose est terriblement vraie».
Se retournant aussitôt, Martin s'aperçut qu'une tête s'était insinuée entre Mark et lui. Elle appartenait à un de leurs voisins placé derrière eux: il appuyait son menton sur le dossier de leur banquette, et se divertissait à écouter leur conversation. L'homme était porteur d'une de ces physionomies froides et sans vie auxquelles une semaine de séjour dans le Nouveau-Monde devait avoir habitué nos voyageurs. Ses joues se creusaient comme s'il les eût constamment sucées, les aspirant du dedans. Le soleil, en brûlant son teint, ne l'avait pas cuivré d'un robuste hâle, signe de force et de santé, mais l'avait badigeonné d'un jaune sale. Le regard rusé qui s'échappait par les coins de ses perçants yeux noirs à demi clos, semblait dire: Vous ne me duperez pas encore cette fois. Vous en auriez bien envie; mais, bernique! Ses bras reposaient négligemment sur ses genoux, tandis qu'il se penchait en avant pour écouter. Dans sa main droite était un couteau, dans la gauche une tranche de carotte de tabac qu'il tenait comme nos paysans anglais tiennent leur morceau de fromage. Il se mêla à la discussion avec aussi peu de cérémonie que si, depuis plusieurs jours, invité à peser les arguments de part et d'autre, il se trouvait obligé en conscience d'émettre un avis. L'idée que l'on put ne pas désirer l'honneur de sa connaissance, et que les deux étrangers aimassent mieux garder pour eux leurs affaires privées, n'entrait pas plus dans cette tête que si c'eût été celle d'un ours ou d'un buffle.
«Je dis, répéta-t-il avec un hochement de tête de condescendance qui s'adressait à l'homme d'outre-mer, au Barbare, à Marlin, je dis que c'est une terrible vérité. Damnées soient toutes ces engeances de vermine!»
Fort disposé à insinuer que le gentleman venait étourdiment de se damner lui-même, Martin ne put s'empêcher de froncer le sourcil; mais, se rappelant qu'à Rome il faut faire comme les Romains, il s'efforça de sourire de son air le plus gracieux.
Leur nouvel ami, affairé à tailler ses feuilles de tabac, tout en sifflotant, un petit air pour son amusement particulier, en resta là pour l'heure. Quand il se fut façonné une chique à son goût, il ôta la vieille de sa bouche, et la déposa paisiblement sur le dos de la banquette, entre Mark et Martin, pendant qu'il enfonçait la neuve dans le creux de sa joue, où elle fit tout d'abord l'effet d'une énorme noix ou d'une petite pomme. L'opération terminée à sa complète satisfaction, il insinua la pointe de son couteau dans la vieille chique, et, la soulevant pour l'examiner mieux, il remarqua, de l'air d'un homme qui n'a pas vécu en vain, «qu'elle était considérablement usée.» Puis il la lança dehors, remit son couteau dans une poche, le reste de son tabac dans l'autre, appuya son menton sur le dossier, comme ci devant, et paraissant approuver la forme de la veste de Martin, il étendit la main pour en tâter le tissu.
«Comment nommez-vous cette étoffe? demanda-t-il.
--Ma foi, je n'en sais pas le nom, dit Martin.
--Combien cela peut-il vous coûter? un dollar l'aune, au moins, je parie?
--En vérité, je l'ignore,
--Dans ma patrie, reprit l'Américain, nous connaissons le coût et la valeur de nos produits.»
Marlin n'élevant nulle objection, il y eut une pause.
«Eh bien! reprit leur nouvelle connaissance, après avoir regardé fixement les deux Anglais pendant tout l'intervalle du silence, comment va la vieille marâtre par le temps qui court?»
Mark Tapley, comprenant qu'il s'agissait de sa propre mère, allait vivement rétorquer l'insulte, sans la prompte intervention de Martin.
--«Serait-ce la mère patrie que vous désignez ainsi, monsieur? demanda-t-il.
--Ah! ah! ricana son interlocuteur; et où en est-elle, s'il vous plaît? Progressant à reculons, selon sa coutume, sans doute! A la bonne heure! Et la reine Victoria, comment se porte-t-elle?
--Fort bien, à ce que je présume, répliqua l'Anglais,
--Et, dites donc, votre reine Victoria ne tremblera pas dans sa peau lorsqu'elle entendra parler de notre meeting de demain? Non, elle n'a garde, n'est-ce pas?
--Mais, pas que je sache. Pourquoi tremblerait-elle?
--Le frisson ne la gagnera pas, non! quand elle entendra parler de nos faits et gestes?
--Ma foi, non, répondit Martin; de cela j'en pourrais jurer.»
L'Américain, évidemment frappé de l'ignorance ou des préjugés de l'Anglais, le regarda en pitié, et reprit:
«Eh bien, monsieur, moi, je n'ai qu'une chose à vous dire: Apprenez qu'il n'y a pas une machine à vapeur dans tous les libres États de l'Union (que protège le Dieu tout-puissant!), pas une machine en explosion, avec sa chaudière éclatée, qui soit plus démontée, plus disloquée, plus détraquée, que ne le sera cette jeune créature, dans ses somptueux appartements de la Tour de Londres(3), quand elle aura lu le dernier numéro de notre fameuse Gazette de l'Association du Water-toast.»
[Note 3: Loger la reine d' Angleterre à la Tour de Londres, où l'on garde les lions, c'est précisément comme si, s'autorisant du nom de Jardin du Roi, donné un Jardin des Plantes, on affirmait que les rois de France habitent la ménagerie.]
Plusieurs voyageurs avaient quitté leurs banquettes pendant ce dialogue pour se rapprocher; ils parurent enchantés du discours. L'un d'eux, fort maigre, portant une cravate blanche, nouée lâche au cou, un fort long habit blanc, un très-court manteau noir, personnage qui semblait faire autorité parmi les autres, se rendit interprète de la satisfaction de tous.
«Hem! M. Aristide Kettle!» s'écria-t-il en ôtant son chapeau.
Il y eut un chut général.
«M. Aristide Kettle!... Monsieur!»
M. Kettle salua.
«C'est au nom de cette assemblée, monsieur, au nom de notre commune patrie, au nom de cette équitable, de cette sainte cause de sympathie, à laquelle nous sommes tous liés que je vous remercie! je vous remercie, monsieur, au nom des membres de l'Association du Water-toast; je vous remercie encore au nom de la Gazette du Water-toast; et je vous remercie derechef, monsieur, au nom de la bannière étoilée de la grande Union, pour cette déclaration tout à la fois si logique, si claire, si éloquente! Et, si j'osais, monsieur (en parlant, afin de s'assurer forcément l'attention du jeune Anglais, à qui Mark murmurait quelques mots à l'oreille, il le poussa du bout du manche de son parapluie), si j'osais, en terminant, monsieur, émettre un vœu, un souhait en rapport indirect avec la question qui nous occupe, je dirais, monsieur: Puisse le noble bec de l'aigle américaine rogner l'ongle sanglant du lion britannique, afin qu'il apprenne à faire résonner sur la harpe irlandaise, et sur le violon écossais, ces libres mélodies qui s'exhalent du fond de chaque coquille endormie sur les rives de notre verte Colombie!»
Ici, le maigre personnage se rassit au milieu de la sensation la plus vive, et tous les visages prirent un air profond.
«Général Choke! dit M. Aristide Kettle, vous me réchauffez le cœur! oui, monsieur, vous m'avez réchauffé le cœur! Mais le lion britannique n'est pas ici sans représentant, et je serais curieux d'entendre quels arguments celui-ci prétendrait alléguer.
--Sur ma parole, s'écria Martin en riant, si vous me faites l'honneur de me conférer un si imposant caractère, tout ce que je puis répondre, c'est qu'il n'est point arrivé à ma connaissance que jamais la reine Victoria ait lu la Gazette du... je ne sais comment vous l'appelez, et que je ne présume pas qu'elle en entendu parler de sa vie.»
Le général Choke adressa un sourire de commisération à ses compatriotes, et reprit en façon d'explication bénigne; «Elle lui est expédiée, monsieur, régulièrement expédiée par la poste.
--Si on l'adresse à la Tour de Londre, je doute fort qu'elle arrive en main propre, fit observer Martin, car ce n'est point là que demeure la reine.
--La reine d'Angleterre, messieurs, ajouta Mark Tapley, affectant la plus grande politesse et regardant ses auditeurs avec un sérieux imperturbable; la reine d'Angleterre loge à la Monnaie, afin d'avoir l'œil sur l'argent. Elle a aussi, à la vérité, un logement chez le lord-maire, à l'hôtel de ville en vertu de sa charge; mais elle s'y tient rarement, vu que les cheminées fument.
--Mark, murmura Martin, ayez la bonté, s'il vous plaît, de ne pas vous mêler de la conversation, quelque burlesque qu'elle puisse vous paraître.--Je vous faisais simplement observer, messieurs (quoique la chose soit de peu d'importance), que la reine d'Angleterre n'a jamais habité la Tour de Londres.
--Général! s'écria M. Aristide Kettle, vous l'entendez!
--Général! répétèrent plusieurs autres voix, général!
--Paix! silence, je vous prie! dit le général Choke levant la main et s'exprimant avec une affectueuse bienveillance, une condescendance des plus touchantes, j'ai déjà eu lieu de remarquer comme une circonstance fort extraordinaire, que j'attribue aux institutions arriérées de la Grande-Bretagne, dont la tendance fut toujours de supprimer, avec un soin jaloux, toute enquête populaire, toute loyale information, tandis que dans les déserts, dans les forêts sans routes et sans limites de notre continent occidental, elles circulent et se répandent avec autant de profusion que de vélocité; j'ai souvent, dis-je, eu lieu de me convaincre que les connaissances acquises par les Anglais eux-mêmes sur les sujets qui les touchent de plus près sont loin d'égaler celles que possèdent la plupart de nos citoyens, grâce à leur esprit actif, remuant, progressif. Le fait actuel est intéressant sous ce rapport, et confirme pleinement mon observation. Lorsque vous assurez que votre reine ne réside pas à la Tour de Londres, monsieur, poursuivit-il, s'adressant cette fois à Martin, vous tombez, dans un erreur commune, même, à plusieurs de vos compatriotes que recommanderaient leurs lumières et leur moralité; mais vous êtes dans l'erreur, monsieur, tout à fait dans l'erreur: c'est à la Tour que demeure la reine.
--Quand elle est à la cour de Saint-James, lit observer M. Kettle.
--Quand elle est à la cour de Saint-James, cela va sans dire, reprit le général avec la même bénignité; il est clair qu'elle ne saurait loger en même temps à Londres et au pavillon de Windsor.»
(La suite à un autre numéro.)