Scène V.

MADAME TOUCHARD, M. RONDIN.

MADAME TOUCHARD.--Eh mais! qu'a-t-il donc?

M. RONDIN.--Ma foi, je n'en sais rien.

MADAME TOUCHARD.--Il m'inquiète depuis quelque temps... il est sérieux, soucieux, bizarre... J'ai beau l'interroger, je ne puis lui arracher le sujet de ce changement. Vous aurait-il fait quelque confidence?

M. RONDIN.--Aucune; je crois qu'il lui faudrait des distractions... J'espère que vous viendrez me visiter à ma campagne... que vous y viendrez souvent...

MADAME TOUCHARD.--Mais... avec grand plaisir...

M. RONDIN.--J'ai fait arranger un appartement que je vous destine... Voici la belle saison... je veux vous avoir dimanche...

MADAME TOUCHARD.--Dimanche?... mais cela se peut... J'en parlerai à M. Touchard.

M. RONDIN.--Rien n'est plus commode; il y a justement une station du chemin de fer à cinq minutes de ma maison.

MADAME TOUCHARD.--Vraiment!... mais, alors, c'est une promenade.