Bulletin bibliographique.

Histoire de France, Louis XI et Charles le Téméraire, par M. MICHELET. Tome VI, 1 vol. in-8 de 500 pages.--Paris, 1844. Hachette. 7 fr. 50.

M. Michelet, trop longtemps méconnu, commence enfin à être apprécié à sa juste valeur, en France, les nombreux admirateurs de son beau talent, qui ne peuvent pas trouver place dans l'amphithéâtre trop petit du collège de France, attendent avec la plus vive impatience la publication de ses leçons. A chaque nouveau volume de l'Histoire de France, le succès, d'abord faible et incertain, se consolide et grandit. De Paris, où elle a pris naissance, la réputation de l'éloquent professeur s'est répandue dans les départements, puis elle a franchi le Rhin, traverse les Alpes, passe le détroit; l'Allemagne, l'Italie et l'Angleterre étudient et admirent M. Michelet, autant et plus peut-être que la France. Deux des revues trimestrielles de la Grande-Bretagne, la Foreign and British Review et l' Edinburgh Review, viennent de lui consacrer (faveur bien rare), dans leurs derniers numéros, deux longs articles. Les critiques anglais, de même que les critiques allemands, déclarent et prouvent en même temps que M. Michelet mérite d'être placé au premier rang parmi les historiens contemporains.

Ce grand et légitime succès tient à plusieurs causes. M. Michelet réunit en effet de nombreuses qualités qui, séparées, suffiraient encore pur faire la fortune d'un historien. Savant et poète tout à la fois, il a l'érudition patiente d'un bénédictin et l'imagination vive et hardie d'un artiste. De plus, il est philosophe; en d'autres termes, il ne se contente pas d'essayer de nous représenter la vie du passé telle qu'elle fut réellement, il cherche à la comprendre, il veut nous en révéler le véritable sens. Enfin, et ce n'est pas son moindre mérite, il n'appartient pas à cette catégorie d'écrivains qui fabriquent des ouvrages historiques à la douzaine, soit pour s'enrichir aux dépens du public trompé, soit pour faire acheter par des ministres corrupteurs leur plume vénale. L'histoire, tel a été, tel sera le noble but de sa vie entière. En vain on lui offrirait l'autorité et les honneurs dont tant d'autres hommes distingués sont si avides, il les refuserait. Servir son pays, en lui apprenant à connaître le passé et en lui montrant les grands enseignements qu'il contient, voilà toute son ambition, et cette ambition, heureusement pour la France et pour lui, il a eu la gloire de la satisfaire.

M. Michelet a, qu'on nous permette cette expression, les défauts de ses qualités: il est parfois trop savant, trop poète et trop philosophe. Ici, il donne une importance exagérée à des détails qu'il devrait, sinon ignorer, du moins négliger; là, son esprit aventureux l'emporte hors des bornes de la raison et du bon goût; plus loin, il se laisse entraîner, par son désir de tout expliquer, dans d'incompréhensibles rêveries. Du reste, si bizarres que soient ses pensées, quelque forme étrange qu'elle revêtent, il ne cesse jamais de tenir son lecteur sous le charme fascinateur de son génie. On critique, mais on admire ces écarts extraordinaires qui dénotent un esprit vigoureux, doué des plus éminentes facultés. L'éloge suit toujours le blâme, et, la lecture achevée, le sentiment qu'elle ne peut manquer de faire naître est une admiration passionnée.

Le volume que vient de publier M. Michelet,--Louis XI et Charles le Téméraire,--le tome sixième de cette grande histoire de France en douze volumes qu'il a entreprise et qu'il terminera bientôt, nous semble d'ailleurs supérieur encore à ceux qui l'ont précédé. Parvenu à une époque mieux connue, M. Michelet ne peut plus se livrer aussi souvent à sa malheureuse passion pour les symboles; force lui est de croire à des faits dont l'authenticité ne saurait être sérieusement révoquée en doute. Le poète le plus hardi n'osera jamais métamorphoser en mythes Louis XI et Charles le Téméraire. Le style est aussi plus grave, plus égal, moins saccadé. Bien que certains chapitres y occupent peut-être une trop grande place, l'ensemble de ce volume paraît plus complet et mieux proportionné.

Cette lutte terrible de la royauté et de la féodalité, représentée, l'une par Louis XI, et l'autre par Charles le Téméraire, M. Michelet l'a admirablement comprise et racontée. On la lit, depuis l'avènement de Louis XI jusqu'à sa mort, avec tout l'intérêt d'un des plus beaux chefs-d'œuvre de Walter Scott. Que de péripéties imprévues et sanglantes viennent chaque année en retarder le dénoûment fatal! D'abord la Ligue du Bien public. Cette contre-révolution Féodale qui s'oppose à la révolution royale; puis la guerre des Roses, le sac de Dinant, l'entrevue de Péronne, la destruction de Liège, les exécutions de Jacques d'Armagnac, de Saint-Pol et de Nemours, l'empoisonnement du duc de Guienne, les sièges de Beauvais et «de Neuss, la descente anglaise, les batailles de Granson, de Morat et de Nancy, le mariage de Marie de Bourgogne et de Maximilien d'Autriche... M. Michelet résume, ainsi le dénoûment de ce grand drame:

«Tout allait bien pour Louis XI, il était comblé de la fortune; seulement il mourait. Il le voyait, et il semble qu'il se soit inquiété du jugement de l'avenir. Il se fit apporter les chroniques de Saint-Denis, les voulut lire, et sans doute y trouva peu de chose. Le moine chroniqueur pouvait encore moins que le roi, distinguer, parmi tant d'événements, les résultats du règne, ce qui en resterait.

«Une chose restait d'abord, et fort mauvaise, c'est que Louis VI, sans être pire que la plupart des rois de cette triste époque, avait porté une plus grave atteinte à la moralité du temps. Pourquoi? il réussit. On oublia ses longues humiliations, on se souvint des succès qui finirent; on confondit l'astuce et la sagesse. Il en resta pour longtemps l'admiration de la ruse et la religion du succès.

«Un autre mal très-grave, et qui faussa l'histoire, c'est que la féodalité, périssant sous une telle main, eut l'air de périr victime d'un guet-apens. Le dernier de chaque maison resta le bon duc, le bon Comte. La féodalité, ce Vieux tyran caduc, gagna fort à mourir de la main d'un tyran.

«Sous ce règne, il faut le dire, le royaume, jusque-là tout ouvert, acquit ses indispensables barrières, sa ceinture de Picardie, Bourgogne et Roussillon, Maine et Anjou. Il se ferma pour la première fois, et la paix perpétuelle fut fondée pour les provinces du centre.»

En mettant en vente ce sixième volume, l'éditeur des ouvrages de M. annonce que les tome VII et VI sont sous presse et qu'ils paraîtront prochainement.

M. J.

Encyclopédie des Chemins de Fer et des machines à vapeur, à l'usage des praticiens et des gens du monde; par Félix TOURNEUX, ingénieur, ancien élève de l'École Polytechnique. I vol--1844. Jules Renouard.

Le titre d'encyclopédie, dans le sens académique du mot, est trop général pour l'ouvrage de M Félix Tourneux; aussi l'a-t-il restreint en indiquant qu'il ne traitait que des chemins de fer et des machines à vapeur. Acceptons-le donc dans ses limites, et voyons comment M. Tourneux s'est tiré de la tache immense s'était imposée. On n'attend pas de nous une analyse de cet ouvrage. En effet, si quelque chose se refuse à l'analyse, c'est un livre de cette forme, un dictionnaire où l'on peut aller chercher l'explication du terme qui embarrasse, du phénomène dont on ne s'explique pas les causes.

Les deux plus grandes inventions industrielles des temps modernes sont sans contredit la machine à vapeur comme agent, et la locomotion rapide comme effet. De la première datent les grands progrès dans toutes les branches manufacturières, dans l'exploitation des mines, dans l'alimentation et l'assainissement des villes. Les chemins de fer, qui ne sont encore qu'à leur aurore, ont déjà réalisé des merveilles, et l'esprit se perd à suivre jusque dans leurs dernières conséquences les résultats probables de leur emploi. Il était donc important de fixer dès à présent l'état de la science, de poser pour ainsi dire un jalon qui pût, par la suite, servir de terme de comparaison pour constater le progrès et l'amélioration. D'ailleurs, dans notre temps de paix, la langue industrielle, la langue des travaux publics doit être à la portée de tous, et rien ne pouvait être plus utile, pour la vulgariser, qu'un livre qui en donnât les éléments, et permît à chacun et à tous d'employer les termes propres en connaissance de cause. Vous dire si l'ouvrage est complet nous paraît impossible: l'auteur doit le savoir mieux que nous, et probablement il prépare déjà les matériaux d'une édition plus complète, si tant est qu'il ait omis quelque chose. Ce que nous pouvons dire, c'est que nous nous sommes imposé la tache de trouver l'auteur en défaut, que nous avons cherché tous les mots de la langue des travaux publics qui nous sont venus à l'esprit et toujours nous avons trouvé le mot cherché, et, avec ce mot, une explication claire, succincte et complète; une explication telle qu'aux praticiens elle rappelle en quelques lignes les notions qui peuvent les intéresser, et qu'aux gens du monde elle donne la définition limpide d'un terme technique trop souvent inintelligible pour eux, et la solution qu'ils auraient en vain cherchée ailleurs.

Vous ne pouvons mieux terminer qu'en transcrivant ce que dit l'auteur lui-même de l'esprit qui l'a guidé dans la rédaction de son livre: «L'auteur est du nombre de ceux qui pensent que jamais, et sur quoi que ce soit, l'humanité ne donnera son dernier mot. Peut-être la machine à vapeur et les chemins de fer ont-ils tracé à l'industrie une voie dans laquelle elle demeurera longtemps. Peut-être, au contraire, doivent-ils céder la place à d'autres agents de production et de mouvements plus énergiques encore inconnus à cette heure. Quel que soit leur avenir, ils auront contribué pour une forte part au progrès de la puissance morale et matérielle de l'homme dans la génération présente; ils auront été une manifestation nouvelle de la faculté que Dieu a mise en nous de développer et d'étendre à notre profit les œuvres, immortelles de sa création.»

P. T.

La France statistique; par M. Alfred LEGOYT, sous-chef du bureau de statistique au ministère de l'intérieur.--I vol. in-8. Guillaumin.

L'ouvrage qui fait l'objet de cet article se recommande principalement par son utilité pratique. «Les documents officiels, s'est dit l'auteur, ne reçoivent qu'une publicité très-restreinte, et souvent même ne sortent pas de l'administration qui les a recueillis. D'un autre côté, on ne saurait les étudier avec succès, sans avoir sur les matières qu'ils embrassent des connaissances préliminaires assez étendues; quelquefois ils laissent à désirer pour l'ordre et la clarté; enfin, ils ne se relient point entre eux, parce qu'ils ne sont pas le fruit d'une pensée commune et unitaire. Un livre qui présenterait une analyse suffisamment détaillée de ces documents, qui les disposerait méthodiquement et! les développerait par un texte explicatif et supplétif, ce livre rendrait certainement un service signalé à l'économiste, au publiciste, à l'homme politique et à l'administrateur.»

Tel est le but que s'est proposé M. Legoyt.

Son livre est divise en deux parties: les tableaux et le texte. Les tableaux, au nombre de vingt environ, embrassent tous les documents qui composent la statistique générale du royaume. Voici l'analyse succincte des plus importants:

Population du royaume d'après le recensement de 1811. Ce tableau comprend le chiffre des habitants par département, leur subdivision par sexe et par état civil et leur répartition en agglomérés et non agglomérés. Ces deux derniers renseignements sont complètement inédits. Tout en se référant au dénombrement de 1811, comme le plus récent, M. Legoyt émet des doutes qui nous paraissent fondés sur la sincérité des résultats qu'il a produits. On se rappelle, en effet, que cette importante mesure partagea la défaveur dont fut frappé, à tort ou à raison, le recensement prescrit par le ministère des finances. Il est certain, en effet, que l'augmentation de population constatée em 1811 est inférieure à celle qui a été constatée en 1826, 1834, 1836; et rien ne saurait justifier, dans l'état de paix et de prospérité où se trouve le pays, ce temps d'arrêt dans le mouvement de sa population, même en tenant compte des émigrations pour l'Algérie et l'Amérique du Sud, pertes largement compensées par de nombreuses immigrations d'étrangers venant apporter leurs capitaux, leurs bras et leur industrie en France.

Mouvement de la population. Naissances, décès, mariages. Naissances.--Sous ce titre. M. Legoyt donne le nombre moyen annuel des naissances légitimes, naturelles, la proportion de ces deux catégories de naissances pour 1,000 habitants, le rapport des sexes, et le chiffre des enfants trouvés et abandonnés. Ses calculs ont été faits sur la période décennale de 1831 à 1840.

Décès. Les subdivisions de l'auteur, relativement aux décès, ne sont pas moins nombreuses: elles embrassent l'ensemble des renseignements curieux ou utiles à connaître sur la mortalité en France; nous citerons surtout celui qui est intitulé: Tableau des enfants morts-nés ou décédés avant la déclaration de naissance.. M. Legoyt s'est livré à un travail fort important sur cette nature de décès. Il est parvenu à démontrer ce fait remarquable et qui nous paraît devoir exercer une certaine influence sur la question des enfants-trouvés, c'est que partout où les tours ont été supprimées et les déplacements effectués, le nombre des enfants morts-nés a augmenté dans les proportions les plus considérables; nous renvoyons le lecteur aux développements dans lesquels l'auteur est entré à ce sujet et à la suite desquels il conclut que cette augmentation doit être attribuée à des infanticides non constatés.

Mariages. Le tableau consacré à ce document indique leur nombre moyen annuel total et leur nombre pour mille habitants, l'âge moyen des contractants pour les deux sexes et le chiffre moyen des enfants pour chaque mariage. M. Legoyt a complété ses recherches sur la population par une nouvelle loi de la mortalité en France, qui nous a paru s'éloigner beaucoup des résultats de la table de Duvillard, et se rapprocher, au contraire, de celle de Price, et surtout de celle de M. de Montferrand. D'après les calculs de M. Legoyt, la durée de la vie moyenne, en France, serait considérablement accrue depuis un siècle, puisqu'elle serait aussi longue aujourd'hui pour la population générale qu'elle l'était du temps de Price, pour des têtes choisies. Mais l'auteur a soin de nous avertir que les documents officiels sur l'âge par rapport aux décès ne sont pas assez exacts pour donner à une table de mortalité un caractère d'authenticité.

3º France intellectuelle--Ce tableau résume les plus récentes publications des ministères de l'instruction publique et de la guerre, instruction des conscrits, sur l'état actuel de l'instruction primaire. Nous aurions désiré que l'auteur eût justifié plus complètement son titre par une statistique de l'instruction secondaire et supérieure; mais peut-être son livre était-il écrit avant que la publication de M. Villemain sur les collèges eût paru; dans ce cas, il serait possible que les documents lui eussent manqué.

4º France morale.--C'est le bilan de la moralité officielle du pays; on y voit figurer le nombre annuel des crimes et délits, les modes de perpétration, l'âge', le degré d'instruction des accusés, des récidives, le rapport des condamnés aux accusés, des accusés aux crimes commis, la nature et le chiffre des peines prononcées, rapport des crimes ou délits poursuivis aux crimes ou délits constatés; enfin l'influence sur le chiffre des condamnations de l'application des circonstances atténuantes. L'auteur apprécie encore la moralité de chaque département sur le nombre annuel des naissances naturelles, des suicides et des séparation de corps. Ces faits divers, quoique d'une valeur inégale, ont généralement un grave intérêt. Ils se complètent d'ailleurs l'un par l'autre.

5º France financière et industrielle.--Ce tableau se divise en deux parties: dans l'une on trouve le chiffre des contributions de toute nature que paie chaque département; dans l'autre, une appréciation de l'état industriel et du paupérisme en France. Il est à regretter que, pour cette seconde partie, l'auteur n'ait pu disposer que de documents remontant déjà à une époque éloignée.

6° France judiciaire.--C'est le classement des départements par le nombre annuel des affaires civiles et commerciales. Les éléments de cette statistique ont moins d'intérêt qu'on devrait s'y attendre. Ils n'établissent pas nettement, en effet, ce qu'on y cherche tout d'abord, si le nombre des affaires est en rapport avec la population et le chiffre des contributions. On aurait, en outre, besoin de connaître, non pas seulement le nombre, mais encore l'importance des affaires. Une pareille recherche présente sans doute de graves difficultés car il y a des procès où l'évaluation en argent des intérêts qui y sont engagés ne peut être que très-hypothétiquement établie. Nous ne croyons pas toutefois cet obstacle insurmontable, et avec un peu de résolution et de constance, l'administration pourra enrichir de ce document ses statistiques judiciaires.

7º France politique--Nous n'avons trouvé nulle part encore une statistique électorale de la France; la France statistique nous la donne aussi complète que possible. Ce tableau, emprunté aux sources officielles, indique le chiffre des électeurs politiques départementaux et communaux; il contient en outre, des renseignements détaillés sur le maximum, le minimum, et la moyenne des divers cens électoraux.

8º France militaire:--M. Legoyt a donné ce titre à une série de documents sur les ressources que le contingent annuel, les réserves, l'effectif de l'armée, et la garde-nationale pourraient offrir au pays, en cas de conflit extérieur. Parmi ces documents, il en est un que nous croyons inédit et qui a une véritable importance. C'est le nombre total des gardes nationaux mobilisables, d'après le recensement prescrit par le gouvernement, après la signature du traité du 13 juillet.

9º France physique.--Les éléments de ce tableau sont puisés, comme ceux du précédent, dans les excellentes publications du ministère de la guerre; les départements y sont classés d'après le nombre des soldats valides qu'ils fournissent au recrutement, par rapport au chiffre demandé. Rien de plus curieux et de plus instructif à la fois que l'énumération des diverses maladies et infirmités qui, dans chaque département, ont été des causes d'exemption. Il y aurait un sujet d'études d'une haute portée dans le rapprochement l'état pathologique des diverses localités avec leur situation topographique, les causes d'insalubrité et l'état du paupérisme.

10º France territoriale et agricole.--Il était difficile de présenter, sous une meilleure forme et dans un cadre plus habilement disposé, les volumineuses publications du ministère du commerce sur l'agriculture en France. Étendue du domaine arable, constitution du sol, nature, qualité, prix des produits de toute espèce, rapport des produits aux semences, importance moyenne annuelle des récoltes, animaux domestiques destinés à l'agriculture ou à la consommation, etc., M. Legoyt n'a rien oublié de ce qui peut faire apprécier jusque dans ses moindres détails cette première branche de la richesse nationale.

11° Consommation annuelle par individu--Ce tableau, qui clôt la première partie de l'ouvrage, n'est pas moins digne d'attention que les précédents. Comme le titre l'annonce, il assigne pour chaque individu et par département, la mesure de sa consommation en blé, viandes et poissons.

[Note du transcripteur: Le reste de cette colonne, soit environ 20 lignes, est illisible dans le document qui nous a été fourni.]