REVUE COMIQUE DU MOIS, PAR BERTALL
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A la fête, le Bouquet. --Eh bien! Auguste, si tu veux savoir mon idée, la voilà; je suis bien content qui soit pas mort! --Qui ça? --Le fils du citoyen Darti. --Comment? --Oui, puisqu'on disait feu d'arti fils. --Canaille! |
Après la fête. --Voyez-vous la mère Michel, qué chance qu'on ne l'ait pas perdu celui-là! les affaires sont les affaires; il y a plus de quatre ans que le coco n'avait été aussi fort! |
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La voix des femmes. --On dit qu'il a cent cinquante femmes, je vous demande un peu ce que ça lui aura fait d'en prendre trois ou quatre de plus; en tout bien tout honneur. |
Nouvelles modes. Coiffure à la shah.--Une coiffure qui ne manque pas de chien. |
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Débuts aux bains de mer. --Allons! allons! la petite mère, ça surprend, je ne dis pas; mais l'eau ne sera pas plutôt à votre Océan, révérence parler, que vous ne vous en apercevrez plus. | --Belle femme! Combien vous a-t-elle coûté? |
| --Dites à M. Lamouroux, dites au généreux conseil municipal que je suis S. M. Tounens, roi d'Araucanie, que moi aussi j'ai une aigrette, et que je réclame ma petite fête; je serai arrangeant pour les détails. |
La station militaire. --Ayez pas peur sargent, c'est le caporal; je lui apprends à rester longtemps sous l'eau, sans vous commander. |
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Un feu de vacances. --Ils ne l'ont pas volé. | --Enterrement civil du citoyen Balcon. |
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En Espagne. --S. M. le shah vous envoie sa carte; il aurait été enchanté de voir tous ces messieurs, mais il craint de les déranger. |
Églogue. (Tythiere, tu patulæ recubans sub tegmine fagi...) Virg. --Tythiers, assis mollement à l'ombre du hêtre, tu te reposes, quand fuyant notre ville natale nous errons de balcons en balcons! C'est pas gentil! |