Entrée des Français à Pont-à-Mousson

C'est le 2 août que la ville de Pont-à-Mousson a été évacuée.

A cinq heures du matin, l'infanterie allemande quittait les baraquements, et à sept heures les dragons hanovriens débouchaient, musique en tête, de la rue Saint-Laurent, pour traverser la place Duroc et prendre la route de Faulquemont. A mesure qu'ils s'éloignaient, les fenêtres jusque-là fermées s'ouvraient derrière eux, se pavoisaient de drapeaux, d'oriflammes et de bannières; la population se répandait dans les rues, tandis que les cloches des églises Saint-Laurent et Saint-Martin, sonnant à toutes volées, allaient joyeusement porter au loin la nouvelle de l'heureuse délivrance. Le soir, la ville était illuminée.

Le lendemain 3, à dix heures du matin, arrivée des soldats français. Tout Pont-à-Mousson s'était transporté à la gare, où, à l'heure dite, une compagnie du 94e de ligne mettait pied à terre. Le maire et ses adjoints se trouvaient là pour la recevoir. Inutile d'appuyer sur l'accueil chaleureux qui lui a été fait. Comme la veille, toutes les maisons étaient pavoisées, et la foule n'a cessé, durant cette journée, de circuler dans les rues, donnant un libre essor à une joie et à un enthousiasme bien naturels.

La compagnie du 94e de ligne a pris possession des baraquements de Médières, situés à un kilomètre de Pont-à-Mousson.

L. C.