LA LICORNE.
La Licorne, elle, est un petit acte qui rentre dans le répertoire ordinaire, trop ordinaire même. C'est l'éternelle pièce à deux personnages, ce jeu de patience des auteurs dramatiques; celle-là vaut les autres; de la gaieté, de l'entrain; une fable dramatique sans grandes complications, mais amusante; vous diriez un bon vaudeville, du temps passé, dont on a enlevé les couplets, pour obéir au goût du jour, et c'est dommage, un peu de flons-flons n'aurait pas nui dans ce tête-à-tête d'un touriste et d'une comédienne.
Ravel passe dans cet acte en frétillant et en faisant refleurir tous ses tics, et Mlle Gaignard lui donne vivement la réplique.
M. Savigny.